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Luc Besson n’en est pas à son premier essai en matière de film de science-fiction du type « space opera », en effet nous ne sommes pas sans nous souvenir de son Cinquième Elément sorti sur les écrans en 1997. Valérian et la Cité des Milles Planètes, adaptation de la BD à succès, s’inscrit ainsi dans des thématiques chères au cœur du cinéaste, telles que l’écologie et l’être humain face à la technologie, tout en jouant sur l’intérêt du grand public pour la SF. De quoi nous livrer un blockbuster aussi convaincant que les Star Wars et autres Star Trek?  

« La Cité des Mille Planètes renferme un sombre secret »

Futur. 28ème siècle. Les agents spatiaux temporels Valérian et Laureline se voit confier une mission de la plus haute importance: ramener un objet inconnu mais d’une importance capitale jusqu’à la Cité des Mille Planètes aussi appelé cité Alpha. Composée de la technologie de plusieurs milliers d’espèces différentes dans la galaxie, cette mégalopole illumine le cosmos grâce à son mélange de savoir et de culture provenant des 4 coins de la galaxie. Mais la mission de notre duo risque de s’avérer bien plus dangereuse que prévue lorsqu’une force obscure nichée en plein coeur de l’Alpha fait son apparition. Vous l’aurez compris, nos agents vont devoir à la fois accomplir leur devoir mais aussi… sauver l’univers!

La force de ce Valérian réside avant tout dans ses décors. Luc Besson a mis le paquet afin de nous livrer un long métrage incroyablement beau. Tout est parfait, réaliste au possible, avec des costumes merveilleux et des effets spéciaux d’un niveau extrême. On passe ainsi de la plage paradisiaque à un vaisseau spatial ultra moderne, sans oublier un marché inter-dimensionnel bardé de monde.

« La réalisation est bluffante »

Chaque scène nous bluffe visuellement, nous prouvant que le réalisateur a disposé des moyens financiers pour faire une oeuvre splendide  à même de rivaliser avec les plus gros blockbusters hollywoodiens. De plus, on apprécie le background plutôt dense construit autour de l’aventure principale, la BD originelle ayant fourni un matériau salvateur à ce niveau. Hélas, on ne peut pas en dire autant de l’histoire en elle-même.

En effet, un beau décor, ça ne fait malheureusement pas un film et on le ressent très vite avec le scénario si léger et prévisible de ce Valérian. On comprend ainsi bien trop vite ce qui va arriver et on finirait presque par s’ennuyer. C’est vraiment dommage quand on connaît le niveau d’écriture de la bande dessinée. Bien sûr, on pourrait également parler de la musique, mais le problème c’est qu’elle n’est pas vraiment marquante. On est bien loin de la BO des Gardiens de la Galaxie, on vous le dit.

« Un jeu d’acteur loin d’être mémorable pour un scénario prévisible à souhait »

Du coup, tout cela donne une impression générale de vide ou de manque, et ce n’est malheureusement pas le jeu d’acteur du duo principal qui va remonter la note car, là aussi, rien de mémorable à se mettre sous la dent. Il n’est pas mauvais, non, mais juste un peu faible et avare en émotions. Bref, des défauts agaçants pour un film qui avait franchement les moyens financiers de réussir et d’impressionner le public.

Avec son récit simpliste, sa prévisibilité exacerbée et ses acteurs auxquels il est très dur de s’identifier à cause d’un manque criant d’émotions, Valérian et la Cité des Mille Planètes rate le coche des super productions auxquelles il voulait tant ressembler. Le spectacle visuel est au rendez-vous, certes, et au final on passe un bon moment devant le long métrage, mais sans plus. Nul doute qu’une suite pourrait gommer ces défauts en nous proposant la même qualité graphique… mais vu le succès mitigé du film, c’est très mal embarqué.

La Bande-Annonce

Note Globale N-Gamz: 3,5/5

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About the Author

MaximeChapeau
MaximeChapeau
Dévoreur de livres, de séries ou de films, j'adore partager ma passion avec le plus grand nombre. C'est donc forcément une joie pour moi de partager mes critiques cinéma avec vous ! Je suis un amateur de films d'action, de science-fiction et de fantastique, avec une grosse préférence pour la saga Hunger Games dont je suis extrêmement fan depuis que j'ai pu la découvrir en livres comme sur grand écran. Plus personnellement, je suis étudiant et grand adepte des arts du cirque, en particulier le jonglage. Gamer depuis mon plus jeune âge, j'aime les jeux rétros et tous ceux qui permettent d'avoir une bonne dose de fun entre amis! Pour l'histoire de mon pseudo, elle est très simple: j'adore les chapeaux, tout simplement! J'espère que vous apprécierez de lire mes critiques autant que le plaisir que j'éprouve à vous les rédiger!