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Bon sang ce qu’on a pu le désirer, ce nouveau Star Wars! Dix ans depuis l’épisode 3 et plus de… 32 ans après le cultissime Retour du Jedi, la double « trilogie » la plus célèbre du cinéma SF nous livre enfin une suite qu’on n’osait espérer ! Il faut dire que Georges Lucas avait soutenu mordicus ne plus jamais vouloir réaliser de long-métrage issu de cet univers, mais c’était sans compter sur la manne à billet de Disney et le talent d’un certain J.J. Abrams, reconnu pour donner un sacré coup de boost à des franchises en sommeil (le superbe reboot de Star Trek, c’était lui !). Un rachat total de Lucasfilm et quelques castings plus tard, nous voilà avec un calendrier bien rempli pour la saga, dont ce « Star Wars : le Réveil de la Force » a la lourde tâche d’ouvrir le bal des festivités ! Déception annoncée ou attente récompensée pour les fans ? Voici mon avis, garanti sans spoils !

Finn et Rey ont la lourde tâche de succéder aux icônes originelles de la saga

Afin de conserver intact le secret du scénario qu’ont su si bien garder toutes les personnes ayant œuvré sur ce Star Wars : Le Réveil de la Force, je vous épargnerai absolument tout élément pouvant spoiler l’intrigue de ce septième épisode en dehors de ce qui a pu être montré dans les bandes-annonces officielles. Vous comprendrez donc aisément que le paragraphe habituellement dédié au récit dans mes critiques soit un brin raccourci. L’histoire du film nous entraîne donc 30 ans après les événements du Retour du Jedi et nous fait suivre les pérégrinations de deux nouveaux héros : Finn (John Boyega) et Rey (Daisy Ridley), dont la rencontre sur la planète Jakku va bouleverser à nouveau cette galaxie lointaine, très lointaine que nous connaissons pourtant si bien. Autour de ce duo gravitent aussi bien des anciens tels que Han Solo, Chewbacca et Leia que des petits nouveaux comme l’amusant robot BB8 (bien plus drôle que le pathétique JarJar Binks), le pilote émérite Po Dameron (Oscar Isaac) ou le sombre Kylo Ren, grand méchant attitré au masque énigmatique et au redoutable sabre laser. Bien entendu, le combat entre les côtés Clair et Obscur de la Force sera de la partie, de même que l’affrontement entre Résistants et Nouvel Ordre, comparable au duel permanent entre la Rébellion et L’Empire de la trilogie originelle. Et… stop ! Vous n’en saurez pas plus ! (vous voyez… relax… no spoil)

La réalisation de ce nouveau Star Wars est tout bonnement incroyable!

La réalisation de ce nouveau Star Wars est tout bonnement incroyable!

Sur le plan technique, ce « Réveil de la Force » est clairement une réussite visuelle. J.J. Abrams, le réalisateur, n’en est pas à son coup d’essai en matière de science-fiction puisqu’on lui doit l’incroyable résurrection de la saga Star Trek, à grands coups de voyages temporels, de spacefights et de lens flare effects, sa marque de fabrique. Avec Star Wars, il a du opérer différemment, prenant bien conscience des innombrables critiques faites à l’encontre des épisodes 1-2-3 et leurs décors totalement numériques qui désincarnaient radicalement les acteurs de leur environnement. Ici, retour aux sources (comme pour certains éléments de l’intrigue, d’ailleurs) avec énormément d’objets bien réels, allant de l’intérieur de vieillissants vaisseaux à de crasseux marchés de contrebande, en passant par de somptueux extérieurs naturels pour un résultat totalement crédible et moins lisse que dans l’histoire d’Anakin. Les affres de la guerre ayant opposé l’Empire puis son successeur, « Le Nouvel Ordre », à la République sont bien présents, c’est un fait, même si on dénotera forcément le recours aux images de synthèses pour les combats spatiaux notamment. En l’état, ce nouveau Star Wars est très clairement le plus beau de la saga, et l’un des films les plus captivants visuellement (et musicalement… quelle B.O. !) à l’heure actuelle, le tout étant doté d’une mise en scène réellement travaillée avec quelques plans séquences qui feront forcément plaisir aux fans de la première trilogie, comme cette caméra en contre-plongée se fixant sur Kylo Ren, de dos, lui donnant irrémédiablement l’aspect d’un certain… Dark Vador !

J.J. Abrams fait cohabiter deux générations de héros pour le plus grand bonheur des fans

J.J. Abrams fait cohabiter deux générations de héros pour le plus grand bonheur des fans

Les fans, justement, sont la première cible du film, qui n’hésite pas à multiplier les appels du pied pour les contenter. On retrouve donc quelques répliques cultes, des easter eggs bien sentis et surtout cet humour si caractéristique qui manquait désespérément aux opus 1-2-3. On sourit, on rit même notamment face à la nonchalance et la verve cynique légendaire d’Han Solo mais aussi par l’intermédiaire de Finn, boute-en-train sans le vouloir, catapulté au cœur d’événements qui le dépassent mais qui peut toujours compter sur un petit coup de chance (ou est-ce « La Force » ?) pour s’en sortir. Alors certes, d’aucuns pourraient reprocher à ce Star Wars sa construction par trop similaire à « Un Nouvel Espoir ». Après tout, il est vrai qu’on y retrouve une héroïne ayant grandi sur une planète désertique (Rey, pilleuse d’épaves sur Jakku), un Empire totalitaire (Le Nouvel Ordre), un Sith (Kylo Ren) et un parcours initiatique à la Force sous la menace d’une arme de destruction massive, mais il s’agit là d’éléments essentiels à tout bon Star Wars, que ce soit au cinéma ou dans l’univers étendu avec la Croisade Noire du Jedi Fou et son armée de Clones ou l’Académie Jedi et son Broyeur de Soleil.

Exit le tout numérique et place à des décors biens réels pour une vraie crédibilité!

Exit le tout numérique et place à des décors biens réels pour une vraie crédibilité!

Le génie de J.J. Abrams, c’est d’avoir su s’approprier ces fameux « codes » propres à la saga originelle pour les délivrer aux spectateurs dans une vision personnelle plus sombre, plus guerrière, empreinte de zones d’ombres pour en faire le terreau propice à un second épisode riche en révélations (et donc moins en action) avant un opus final qu’on espère anthologique. Le jeu des acteurs sied d’ailleurs à merveille à cette nouvelle trilogie en devenir, grâce à une Daisy Ridley littéralement « possédée » par son rôle de jeune femme qui a du se battre chaque jour pour voir arriver le lendemain, un John Boyega coincé entre peur et « devoir », un Oscar Isaac enjoué à bord de son X-Wing mais surtout un formidable Kylo Ren, Jedi Noir tiraillé intérieurement et qui montre clairement la puissance, la tristesse et la désolation qu’entraînent le Côté Obscur lorsqu’on s’y abandonne (on est bien loin de la contre-performance d’Hayden Christensen à ce niveau). Bref, on y croit et surtout, on aime !

Un jeu d'acteur bluffant et des visuels hallucinants pour un épisode à la hauteur, voir même plus, que ses aînés!

Un jeu d’acteur bluffant et des visuels hallucinants pour un épisode à la hauteur, voire même plus, de ses aînés!

Vous l’aurez compris, j’ai été plus qu’emballé par ce Star Wars VII qui a largement « réveillé la Force » qui sommeillait depuis 1983 en chaque fan présent dans la salle. 2h15 d’un spectacle intense qui ne compte que deux légers bémols : une petite longueur en milieu de film et un non-respect de l’univers étendu de la saga, même si la première moitié du long métrage aurait pu nous faire penser le contraire (d’un autre côté, on était prévenu par Disney). Bref, si vous êtes accroc à la trilogie originale, ce nouvel opus comblera largement vos attentes, et si vous n’avez jamais vu un seul épisode de la saga, rassurez-vous, le film se suffit à lui-même. J.J. Abrams et Disney font littéralement déferler sur le spectateur un torrent d’émotion dont on a bien du mal à sortir une fois le générique de fin entamé. Un excellent Star Wars, à la hauteur, si pas plus, de ses illustres modèles que sont « Un Nouvel Espoir », « L’Empire Contre-Attaque » et « Le Retour du Jedi » !

La Bande-Annonce

Note Globale N-Gamz: 4,5/5



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j'apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!