Review

Quand on parle de film sur l’espace, beaucoup de personnes ont peur de se retrouver en face d’une pale copie des ténors du genre que sont Star Wars, Star Trek ou, de façon plus intimiste et récente: Gravity. Autant dire qu’en ancrant son récit avec le vide intersidéral pour toile de fond, Christopher Nolan (Inception, The Dark Knight) prenait des risques. Pourtant, Interstellar se présente d’emblée comme une oeuvre originale, séduisante et différente. Est-ce suffisant pour faire perdurer ce long métrage dans le temps et le rendre culte? Seul l’avenir nous le dira, mais ce que l’on sait actuellement, c’est que ce film cartonne au cinéma et qu’il y a une bonne raison à ça: explications!

Une mission d'exploration dont dépend la survie de l'Humanité toute entière

La Terre, notre planète d’origine. Le seul astre où vit, sereinement on l’espère, l’espèce humaine. Cependant, dans un futur proche, cette bonne vieille Planète Bleue n’est plus aussi belle et accueillante. Manque de nourriture, tempêtes de poussière constantes et j’en passe l’ont rendue bien plus inhospitalière. La plupart de ses habitants ont du se résoudre à devenir agriculteur afin de pallier au manque de vivres, et c’est notamment le cas de Cooper, ancien pilote et ingénieur. Il vit à présent dans sa ferme avec son fils Tom et sa fille Murphy, cette dernière étant persuadée que l’habitation est hantée par un fantôme qui tente de communiquer avec elle. Alors qu’elle essaie bon gré mal gré de comprendre ce que veut lui dire ce spectre, Cooper parvient à déchiffrer l’un de ses messages qui lui donne les coordonnées d’une base secrète de la NASA (c’est normal…).

Une fois là-bas, notre héros comprend qu’un voyage interstellaire ayant pour but la survie de la race humaine est sur le point de départ. Hélas, aucune planète de notre système solaire n’est colonisable. Le plan de secours consiste donc à traverser un « trou de ver » récemment découvert et permettant de relier notre galaxie à une autre quasiment instantanément. Mais la NASA a besoin d’un bon pilote pour son vaisseau expérimental: l’Endurance… Et bingo! Cooper accepte de se joindre à eux dans l’unique but de sauver sa famille! C’est alors, pour notre pilote-ingénieur-fermier, le début d’un voyage spatial incroyable et tout aussi dangereux afin de trouver une nouvelle planète permettant la survie de toute notre espèce.

Les effets spéciaux sont hallucinants

Autant démarrer de suite avec l’une des choses les plus impressionnantes dans Interstellar, à savoir les décors qui se résument en un seul mot: WAHOU! Dans le dernier-né de Nolan, tout est beau, tout est grandiose, tout est « réaliste » et l’on sent que le réalisateur a évité au maximum l’usage du désormais classique « fond vert » pour les plans rapprochés. L’effet est juste incroyable, que ce soit sur le sol d’une nouvelle planète, à l’intérieur du vaisseau, dans l’immensité de l’espace ou en plein milieu du trou de ver, on ne peut que visuellement rester béa devant tant de perfection. Cette maîtrise, combinée aux effets spéciaux et à l’incroyable jeu des acteurs, Mattew McConaughey en tête, fait que l’on reste écrasé d’admiration dans son fauteuil pendant toute la durée du film, ce qui est, à mon sens, quelque chose de quasiment impossible à accomplir sur une salle… et pourtant. Il faut croire que rien n’est impossible pour Nolan.

Bien entendu, un film aussi beau soit-il ne serait rien sans une bonne bande-son, et celle d’Interstellar a la particularité de vous embarquer totalement dans l’action. Les bruitages sont phénoménaux, à tel point qu’il est impossible de ne pas se sentir autant impliqué que les personnages du long métrage et se mettre à leur place. Tout est calibré au millimètre et il est totalement impensable de dissocier le son du film de son rendu visuel! Bref, plus que tout, Nolan a voulu immerger le spectateur, qui oublie complètement qu’il se trouve dans une salle de cinéma. Tout semble tellement crédible. D’ailleurs, pour l’anecdote, il faut savoir que les combinaisons spatiales portées par les héros font le poids d’une vraie combinaison, à savoir entre 10 et 15 kg, ce qui aide à donner du réalisme à l’oeuvre au point qu’on a du mal à se dire qu’il s’agit de science-fiction!

Il ne faut ABSOLUMENT pas passer à côté d’Interstellar, et surtout foncer le voir en salle pour profiter dans les meilleures conditions de toute la puissance qui s’en dégage

Maintenant que vous avez lu mon ressenti sur le film, je ne peux faire autrement que de vous le crier: « Interstellar est LE long-métrage à voir en cette fin d’année!« . Pas besoin de réfléchir longtemps au vu des qualités énumérées et du souffle coupé qui caractérise ceux qui ont assisté au spectacle. Que l’on soit fan d’aventures spatiales, de lois de la physique… ou non, il est impératif de foncer visionner le film! Et que les incultes en sciences quantiques se rassurent, même si des notions assez poussées sont abordées dans l’oeuvre de Nolan, chaque chose est expliquée afin de permettre à tout un chacun de comprendre. Un véritable cours universitaire, la magie visuelle en plus! Si vraiment on voulait pinailler, on pourrait dire qu’Interstellar est un tout petit peu « long » à démarrer, mais une fois la machinerie lancée, vous pouvez laisser tomber le pop-corn, je vous le dis, tant vous allez être happé dans ce voyage hors du commun et avoir l’impression que les 2h30 du long métrage sont passées en dix secondes! Je vous le redis donc une dernière fois: pour moi, Interstellar fait indubitablement partie des chefs d’œuvres du septième art, au point qu’il est impossible de l’oublier une fois la séance terminée. Il ne faut ABSOLUMENT pas passer à côté, et surtout foncer le voir en salle (n’attendez pas le blu-ray!) pour profiter dans les meilleures conditions de toute la puissance qui s’en dégage. Tout simplement une des plus belles réalisations que j’ai pu contempler à ce jour. Chapeau, Mister Nolan, et merci!

Note Globale N-Gamz: 5/5

LA BANDE-ANNONCE



About the Author

MaximeChapeau
MaximeChapeau
Dévoreur de livres, de séries ou de films, j'adore partager ma passion avec le plus grand nombre. C'est donc forcément une joie pour moi de partager mes critiques cinéma avec vous ! Je suis un amateur de films d'action, de science-fiction et de fantastique, avec une grosse préférence pour la saga Hunger Games dont je suis extrêmement fan depuis que j'ai pu la découvrir en livres comme sur grand écran. Plus personnellement, je suis étudiant et grand adepte des arts du cirque, en particulier le jonglage. Gamer depuis mon plus jeune âge, j'aime les jeux rétros et tous ceux qui permettent d'avoir une bonne dose de fun entre amis! Pour l'histoire de mon pseudo, elle est très simple: j'adore les chapeaux, tout simplement! J'espère que vous apprécierez de lire mes critiques autant que le plaisir que j'éprouve à vous les rédiger!