Review

Qui ne connait pas un minimum Star Trek? Série crée par Gene Roddenberry dans les années 60, cette saga forte de six séries télévisées et de 10 films est un véritable phénomène de société incontournable. Cependant, il faut bien admettre que son concept reste plutôt gentillet ce qui nuit profondément aux long métrages qui en ont été tirés, exception faite du marquant « la colère de Khan » (second film de la saga) et dans une moindre mesure « Star Trek: Némésis » (le dernier opus). C’est alors que JJ Abrams crée l’évènement en 2009 avec son premier Star Trek, dont le coup de génie est de créer une distorsion temporelle à la naissance du héros, qui va changer les conditions dans lesquelles il est élevé et donc son caractère et ses rapports avec autrui. Et qui dit personnage plus inadapté socialement et casse-cou, dit plus d’action. Pour le coup, on peut véritablement parler de « nouvelle génération »! Qu’en est-il de cette suite?

STAR TREK: INTO DARKNESS, l’ultime frontière repoussée

Une mission qui ne laisse pas le temps de souffler…

Le cœur de Starfleet est la proie d’un terroriste particulièrement doué qui fait des ravages. Ivre de vengeance après avoir perdu un proche dans l’un des attentats, Kirk (Chris Pine) obtient l’autorisation de pourchasser le malfaiteur en territoire Klingon. Mais alors que lui et ses hommes sont en mauvaise posture, ils sont sauvés par leur ennemi qui se livre à eux. Kahn (Benedict Cumberbatch) détient des informations quant aux méfaits d’un des dirigeants de Starfleet dont il cherche à se venger. Mais ce n’est pas son seul secret…

Comme il a déjà été dit, « la colère de Khan » de Nicholas Meyer est souvent considéré -à raison- comme le meilleur des 10 premiers films, d’une part grâce à son bad guy charismatique incarné par Ricardo Montalban, d’autre part grâce au « projet Genesis » et enfin de par son final tragique. Pourtant force est reconnaître que ce remake déguisé enterre profondément son modèle. Il nous offre un festival d’action quasiment ininterrompu et dont les rares ralentissements ne durent que le temps d’offrir une révélation essentielle à la suite de l’histoire. Le tout servi par des effets spéciaux de qualité et une bande son toute aussi valable. Mais surtout il nous propose pas moins de deux méchants à abattre, dont l’un -Khan- mérite d’entrer au panthéon des plus admirables salopards ambigus!

Khan (Benedict Cumberbatch on ne le dira jamais trop!) en pleine action

Que dire de ce personnage sans trop en révéler? Voilà sans conteste une tâche difficile car cet individu complexe est un véritable oignon qui se révèle couche après couche… Terroriste, puis détenteur d’un secret mettant en cause une huile de la fédération, avant de révéler sa réelle nature et enfin son but ultime. Tout cela en plus d’être clairement un surhomme! Voilà qui suffirait déjà à rendre le personnage intéressant, voire fascinant. Mais le jeu absolument magnifique de Benedict Cumberbatch le transforme en véritable icône. Il suffit pour s’en convaincre de regarder la scène où il dévoile sa nature, s’exprimant avec une élégance posée et la colère montant graduellement jusqu’à le transformer en bombe émotionnelle… Qui ne se permet pas d’exploser. Impossible de n’être pas touché par cet être paradoxal et classieux au possible.

Si on rajoute la belle brochette d’acteurs attachants ayant repris les rôles de l’équipage de l’Enterprise, les disputes entre Kirk et Spock (toujours incarné par Zachary Quinto) et les scènes de ménage qu’Uhura fait subir au vulcain pour alléger un peu l’ambiance pesante, sans parler de l’adjonction  au casting du grand Peter Weller, il devient évident que ce film doit figurer sur votre liste cinéma de l’été! A présent nous sommes en droit de souhaiter un prochain volet dédié au « projet Genesis »…

Note Globale N-Gamz: 4,5/5

LA BANDE-ANNONCE



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Almathea

Recette de l’Almathea. Prenez 30 années à regarder, aimer et défendre la japanimation. Mélangez avec autant d’années de cinéphilie orientée vers le fantastique et l’horreur. Ajoutez une pincée de cosplay, une bonne louche d’attrait pour le yaoi plutôt pas mignon, 200 kilos de mangas et un grand zeste de vampires. Enfin, faites mijoter le tout dans une casserole de regard critique sur le monde pendant au moins 37 ans. Bon appétit :D
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