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Développé par le studio néerlandais Little Chicken Game Company et édité par XSEED Games / Marvelous, Moonlight Peaks est un life-sim cosy au thème surnaturel qui est sorti le 7 juillet dernier sur Nintendo Switch 2, Nintendo Switch, PC et Google Play Games. Sur Switch 2, le jeu est proposé à 39,99 € (contre 34,99 € pour la version standard Switch, avec un pack de mise à niveau à 5 €). Vous incarnez l’enfant de Dracula qui, lassé de l’héritage sombre de son père, décide de s’installer dans la ferme familiale abandonnée de Moonlight Peaks, une petite ville magique peuplée de vampires, loups-garous, sorcières et sirènes. L’objectif : prouver qu’un mort-vivant peut mener une existence douce, créative et bienveillante.

L’histoire suit donc un ou une jeune vampire ayant fuit le château familial pour reconstruire une vie à sa mesure dans une ferme abandonnée, loin de l’ombre de son père Dracula. Au fil des nuits, vous allez découvrir les secrets des sept familles qui habitent la ville, aider les habitants dans leurs problèmes quotidiens et tenter de ramener un peu de lumière dans cette bourgade qui vit exclusivement la nuit.

Le ton oscille entre humour léger, moments plus sérieux sur la filiation et la rédemption, et une romance possible avec une vingtaine de personnages. L’intrigue principale reste relativement légère et sert surtout de toile de fond à la vie quotidienne, sans jamais devenir trop lourde.

Le gameplay repose sur un cycle nocturne bien pensé. Chaque nuit dure environ 15 à 25 minutes selon le réglage choisi, et il faut impérativement rentrer dans son cercueil avant le lever du soleil. La boucle principale est classique du genre : défricher sa ferme, planter des cultures magiques (certaines ne poussent que sous la lune), élever du bétail surnaturel comme les Draculambs ou les Hellkittens, puis transformer et vendre ses récoltes.

Là où Moonlight Peaks se distingue, c’est dans l’ajout d’un système de magie et de transformations. Vous apprenez des sorts (arrosage automatique, récolte à distance…) et pouvez vous métamorphoser en chauve-souris ou en chat infernal pour traverser la carte plus rapidement. Ces mécaniques fluidifient considérablement l’exploration et évitent la sensation de répétition trop fréquente dans les farming sims.

En dehors de la ferme, les journées (ou plutôt les nuits) sont très remplies. On peut pêcher, capturer des créatures, fabriquer des bouquets, de la poterie, brasser des potions ou encore collectionner les 100 Vampsters et les 100 âmes perdues demandées par la Mort elle-même.

Les relations avec les habitants occupent une place importante : discuter, offrir des cadeaux, participer à des quêtes personnelles et, pour les plus motivés, courtiser l’un des nombreux prétendants disponibles. Le mini-jeu de cartes Nokturna apporte un peu de variété compétitive agréable. Le tout forme une boucle satisfaisante, même si le rythme peut paraître un peu lent pendant les toutes premières nuits, le temps de débloquer les outils et les sorts les plus utiles.

Sur Nintendo Switch 2, Moonlight Peaks tourne de manière très propre. L’image gagne en netteté et en fluidité par rapport à la version Switch classique, sans aucun problème de framerate notable pendant mes sessions. Les temps de chargement restent présents (surtout au changement de jour), mais ils sont tout à fait acceptables pour ce type de jeu. L’art direction est un vrai point fort : le style chibi semi-réaliste, les couleurs sombres et les effets lumineux (cultures qui brillent la nuit, sorts…) créent une atmosphère gothique cosy très réussie.

La bande-son accompagne bien l’expérience, avec des thèmes nocturnes mélancoliques et apaisants qui collent parfaitement à l’ambiance. Les effets sonores (sons de la nature la nuit, bruits de sorts) sont corrects, même s’ils manquent parfois un peu de variété sur la durée.

Moonlight Peaks : Trailer

Note N-Gamz : 17,5/20

Moonlight Peaks réussit son pari de rafraîchir le genre du farming sim grâce à son univers vampirique et à ses mécaniques magiques bien intégrées. L’atmosphère est charmante, le contenu est généreux dès le lancement et la version Switch 2 met bien en valeur le jeu sur le plan visuel. Si le rythme un peu lent en début de partie et quelques menus défauts techniques l’empêchent d’atteindre l’excellence absolue, il s’agit néanmoins d’une très belle surprise pour les amateurs de life-sim cosy qui cherchent un peu de nouveauté thématique.



About the Author

Selyna (Céline Franceus)
Amoureuse des mangas et des jeux vidéo cosy ou d'action (Stellar Blade, je t'adore), je suis fan de films de Noël, de fantasy et de comédies romantiques ainsi que de l'époque Victorienne. Mon cher Neoanderson m'initie à la SF et aux films d'horreur tout en me faisant découvrir de nouveaux genres vidéoludiques tels que les Action-RPG façon Cyberpunk 2077 ou The Witcher et l'aventure ou encore la plateforme, de Zelda à Mario en passant par Princess Peach car j'aime énormément l'univers Nintendo. Qui sait, peut-être qu'un jour je vouerai un culte aux Survival Horror et aux J-RPG comme Mister Anderson ?