Review

Après des années d’attente et un quatrième opus qu’on a goûté à toutes les sauces, Rune Factory 5 débarque enfin sur nos Nintendo Switch ! Marvelous nous propose de rempiler pour sa recette la plus généreuse : un mix de farming, donjons et relations amoureuses. Episode aux grosses promesses, nous embarquant enfin dans une aventure plus actuelle, il s’agit aussi du premier de la « nouvelle génération ». Les attentes sont forcément un poil hautes, alors nous avons disséqué ce volet afin de vous apporter un test tout propre qui sent bon la terre fraîchement retournée.

Toujours ces problèmes d’amnésie !

« Tout commence de la même façon, avec un héros amnésique ! »

Notre aventure commence de la même façon que dans tout RPG nippon : avec une amnésie et un réveil dans un monde inconnu, entouré de visages qui le sont tout autant mais s’avèrent néanmoins emplis de bienveillance. Vous êtes immédiatement accueilli par une communauté adorable qui vous file clef en main chambre, champ et boulot ! C’est l’organisation SEED qui régit la vie dans ce village mignonnet et qui maîtrise la population de monstres se faisant de plus en plus dense. Vous allez donc devoir vous charger d’aider tout ce petit monde, trouver votre place au sein de cette fameuse communauté, forger des relations solides, le tout en gérant votre petite exploitations agricole.

On retrouve donc toutes les bases d’un Rune Factory : gestion de ferme, capture de monstres, exploration de donjon et combats de boss ainsi que craft en tout genre, cuisine et relation amoureuse (huhu). En terme de mécaniques de jeu, c’est ce qu’on aime dans la licence, ça fonctionne toujours aussi bien, c’est intuitif et addictif à souhait. On regrettera seulement le placement d’objets clairement anarchique qui empêchera les pointilleux et maniaques d’avoir quelque chose de droit et propre. La caméra fait aussi des siennes lors des phases agricoles avec des mouvements hasardeux qui auront tendance à faire râler lors des premières fois, cette décision technique de passer en vue de haut est clairement douteuse.

« A vous de faire prospérer votre ferme ! »

Il en va de même pour notre progression dans les quêtes : bien que certaines soient hyper bien matérialisées sur notre map et développées correctement dans notre journal de quêtes, pour d’autres c’est à la « vas-y débrouille-toi mon enfant ». Autant dans Elden Ring, ça passe car on sait à quoi s’attendre, autant dans un Rune Factory on est là principalement pour la détente et ça fait tâche. Le tout nous est offert avec une difficulté qui se modifie à foison, un bon point de ce côté.

Malgré les points négatifs susnommés, Rune Factory 5 remplit son rôle de façon efficace et attachante : on peine un poil avec un départ un peu mou mais une fois que tout se met en place et que l’on a trouvé notre routine tout s’enchaîne merveilleusement bien durant la soixantaine d’heures de durée de vie.

Y’a du bon…mais pas que…

« Les combats sont convaincants mais techniquement c’est un peu limite »

Techniquement parlant, on en attendait beaucoup et c’est un peu la déception. On se retrouve en effet avec des graphismes qui semblent un poil daté mais on reconnait la patte artistique de la licence et cela reste plaisant à l’œil même si on est loin du magnifique Rune Factory : Tides of Destiny.

C’est coloré et lumineux mais ça manque de profondeur et de textures. Si lors des cinématiques, on se prend à sourire jusqu’aux oreilles en constatant le character design de nos personnages, lors des phases de dialogues, on est un brin déçu tant ces designs ne sont pas à la hauteur. Ils semblent simplifiés, infantilisés. Pour certains protagonistes cela leur enlève tout leur charme. Heureusement que les personnalités sont développées bien plus joliment même si elles restent dans les grandes lignes de ce que l’on a l’habitude de retrouver dans un Harvest Moon ou un Rune Factory. Enfin, pas de soucis techniques majeurs à déplorer mais il faudra compter sur quelques lags de temps en temps.

« Les relations amoureuses seront bien entendu de la partie »

La bande-son, de son côté, est agréable et nous plonge dans une ambiance détente qui colle à l’esprit du soft, mais elle sait aussi se montrer plus épique dans les phases de combat. Elle fait son boulot plus que correctement. Par contre, si j’étais ravie d’apprendre que le soft débarquait dans notre belle langue de Molière, j’ai déchanté un peu en découvrant que certaines traductions françaises étaient sans doute faites par un traducteur en ligne douteux. Quelques tournures de phrases sonnent faux, on se perd parfois dans des dialogues qui ne tiennent pas franchement la route et surtout… qu’est-ce que ça cause !

Scénaristiquement on ne part pas sur du fabuleusement grandiose donc autant dire que l’on aura tendance à spammer nos touches pour abréger certaines phases de dialogues pas nécessaires.

Rune Factory 5 : Trailer

Note N-Gamz.com: 14/20

Rune Factory 5 ne signe pas le retour magistral de la licence mais un petit come back frais et léger, toujours agréable. On aurait pourtant tellement adoré avoir une véritable claque, un vrai vent de nouveauté pour révolutionner une série qui nous tient à cœur, mais non. Le soft reste trop ancré sur ses acquis, néanmoins solides, chronophages et addictifs. Visuellement, bien que l’univers soit mignonnet, le jeu n’est pas à la hauteur de ce qu’il est possible de proposer actuellement sur la Switch. Ajoutons sa version française désastreuses et ses choix de caméra étranges et l’on obtient un résultat qui fait tiquer par moments. Heureusement que les mécaniques sont toujours aussi efficaces, nos monstres toujours aussi attachants et que le contenu est assez convaincant afin de nous proposer une aventure des plus sympathiques. Disons que l’on en attendait seulement un peu plus pour ce nouvel épisode.



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Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!