Review

Action-RPG solo édité par Bandai Namco, Dragon Ball Z Kakarot se paie le luxe d’être développé par CyberConnect 2! Et oui, avec les créateurs de la saga Naruto Ultimate Ninja Storm aux commandes d’un soft qui retrace à la scène mythique près toute la saga, on s’attendait à trouver rien de moins que le meilleur jeu DBZ de tous les temps… mais compiler autant d’épisodes en un seul jeu tout en y adjoignant des zones d’exploration semi-ouvertes et des éléments RPG peut-il « coller » avec un développement plutôt rapide? La réponse dans notre vidéo-test!

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 14/20

Les trailers nous avaient alléchés au plut haut point, nous montrant des combats dantesques qui semblaient directement tirés de l’animé tout en magnifiant ce dernier par de somptueux effets spéciaux, et il est clair que tant que l’on reste dans le scénario principal, on est bluffé par la maestria graphique du soft développé par CyberConnect 2. Le souci, c’est que dès que l’on sort de ce carcan et qu’on se balade en mode RPG, on se confronte à des décors certes jolis mais plutôt vides, à des NPC taillés à la serpe et à des bugs de collision bien violents et frustrants. Un cruel manque de finition qui nous donne presque l’impression d’avoir un jeu à deux facettes sur le plan de la réalisation: la baston scénarisée étant sublime et fidèle à l’animé (en mieux, même!) tandis que l’exploration s’avérant indigne d’un DBZ triple A.

Gameplay/Scénario: 6/20

Le scénario suit quasiment à la lettre celui de toute la saga DBZ, et parlera forcément aux fans avec une certaine nostalgie. Cependant, les gamers qui n’ont pas suivi les aventures de Goku et Compagnie en manga ou à la télé seront perdus par des raccourcis narratifs un peu malvenus et un manque d’intensité de certaines séquences, la faute à la compression nécessaire pour que des centaines d’épisodes TV tiennent en 30h de jeu. Bref, les newbies ne profiteront pas du récit et le trouveront même expéditif par moments, là où la série télé parvenait à instiller une tension montant crescendo grâce à bien plus d’heures disponibles. Du coup, on pensait se rabattre sur les quêtes annexes, qui devaient densifier l’univers d’Akira Toriyama et nous révéler des choses inédites… mais elles sont ultra bancales, pas du tout scénarisées et souffrent des horribles temps de chargement entre chaque aire de jeu. Niveau gameplay, l’exploration n’est pas très gratifiante et le système de vol bien trop rigide, tandis que les combats contre plusieurs ennemis en même temps tournent vite au boxon total à l’écran, la faute à une I.A. très agressive qui ne vous laisse aucun répit. Heureusement qu’en 1 contre 1, lors des affrontements avec les boss, le soft prend une sacrée ampleur stratégique avec des patterns à mémoriser, des esquives à prévoir et une bonne gestion du ki à maîtriser. Quant à l’aspect « RPG » de ce DBZ Kakarot, il consistera principalement à récolter des orbes pour acquérir de nouvelles attaques spéciales ou à glaner des pièces d’âmes pour remplir des tableaux relatifs à vos stats et autres buffs actifs ou passifs, une connaissance du monde de Dragon Ball étant d’ailleurs sacrément utile pour faire les meilleures combinaisons possibles.

Bande-Son: 18/20

Si certains auraient adoré avec les voix françaises de l’animé au programme, on ne peut nier que le doublage japonais est au top et que les bruitages sont vraiment très bons. Et comment ne pas tomber en extase face à la B.O. du soft qui se compose… des musiques mythiques de l’animé! Une grande première pour un jeu DBZ et un sacré plaisir auditif pour le coup!

Durée de vie: 10/20

Comptez 30h pour boucler le soft au niveau du scénario principal, même si vous passerez souvent plus de temps à regarder les séquences cinématiques copiant-collant l’animé qu’à jouer véritablement. Dommage donc qu’à côté, l’exploration ne donne pas envie de s’investir dans les zones « semi-open world » d’un jeu décidément développé dans le rush.

Note Globale N-Gamz.com: 12/20

Dragon Ball Z Kakarot avait tout pour devenir le meilleur jeu DBZ de tous les temps: l’histoire intégrale de la saga au travers de magnifiques cut-scenes et de combats de boss jouissivement mis en scène, des effets spéciaux de haute volée, un côté RPG avec apprentissage des coups spéciaux, les musiques et doublages officiels de l’animé et même des quêtes annexes censées nous offrir des choses jamais vues dans les mangas. Hélas, si l’histoire principale fera assurément chavirer de nostalgie le fan tant il est fidèle au matériau d’origine et assure le spectacle (d’où notre preview pleine d’enthousiasme il y a quelques temps), dès que l’on sort de la trame narrative, le reste est mitigé, bancal, bourré de temps de chargements et manque clairement de finition. Entre les combats en 1 Vs 5 qui virent vite au cauchemar, les quêtes annexes « Fedex » sans âme, la récolte d’orbes ultra fatigante, le côté RPG raté et même un soin visuel en demi-teinte pour les NPC et des zones semi-open world plutôt vides en tâches à accomplir, on est trop souvent frustré par le bébé de CyberConnect 2, qui semble avoir du rusher le soft pour le sortir à temps. Dommage, car même s’il est loin d’être raté, cela réserve ce Dragon Ball Z Kakarot aux seuls fans de la géniale licence créée par Akira Toriyama.



About the Author

Avatar
Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!