Review

Voilà 20 ans que la série des Tales Of régale les amoureux de J-RPG! Pour fêter cet anniversaire, quoi de mieux pour Bandai Namco que de nous offrir un nouvel opus de la saga! Du coup, le planning a été serré pour le développeur/éditeur puisqu’il fallait sortir le soft au Japon puis en Europe… la même année! Pari tenu pour ce Tales of Zestiria qui va devoir assumer la pression de représenter pas moins de vingt années d’une licence culte du jeu de rôle, cette fois sur Next-Gen.

Sorey, le Berger de l’Humanité

Sorey va devenir le Berger de l'Humanité, une quête ardue... mais il ne sera pas seul!

Sorey va devenir le Berger de l’Humanité, une quête ardue… mais il ne sera pas seul!

Dans Tales of Zestiria, vous incarnez Sorey, seul humain au sein d’un royaume céleste rempli de Séraphins, des êtres que seuls une poignée d’élus terrestres peuvent voir. Le destin de notre héros, vivant jusque-là paisiblement à l’abri de ses congénères peuplant la Terre ferme, va se voir bouleverser par l’arrivée d’Alisha, membre de l’ordre des Chevaliers, qui va lui expliquer que notre monde court à sa perte, rongé par la maladie et la malveillance. Sorey, qui a le coeur sur la main, va donc décider de descendre parmi les humains pour voir ce qu’il en est réellement. Suite aux événements dramatiques auxquels il va assister, il deviendra le Berger, un être dont l’unique but sera de sauver l’Humanité en détruisant les Hélions, des abominations engendrées par le Seigneur de la Calamité. C’est parti pour une quête épique aux côtés d’alliés aussi bien humains que séraphins!

Adieu magie?

Exit la jauge de Magie et bienvenue à la jauge CS qui redéfinit le gameplay des combats!

Exit la jauge de Magie et bienvenue à la jauge CS qui redéfinit le gameplay des combats!

Tales of Zestiria change d’emblée son gameplay par rapport à ses prédécesseurs. En effet, il n’y a désormais plus de jauge de PM, celle-ci étant remplacée par une chaîne spirituelle (CS) située sous la barre de vie des protagonistes. Elle représente l’énergie nécessaire pour créer des combos et ainsi attaquer à la volée, son maximum étant fixé à 100. Plus les CS d’un personnage seront bas, plus il sera vulnérable aux coups adverses mais plus il infligera de dégâts en contrepartie. A noter que le taux de récupération de la chaîne spirituelle est proportionnel à son niveau, une CS basse mettant beaucoup plus de temps à se remplir (soit en ne faisant rien, soit en se déplaçant ou en se mettant en garde). On trouve également une jauge de puissance (JP) qui augmente graduellement au cours du combat et sert à l’utilisation des biens connus Artes mystiques mais aussi… à l’Armatisation!

Certains artes explosent littéralement à l'écran!

Certains Artes explosent littéralement à l’écran!

Niveau Artes, on nous en propose trois types différents de sorte à créer un triangle de combat plutôt bien fichu: Martiaux, Séraphiques et Cachés. Les Artes Martiaux sont rapides à utiliser. Ils peuvent interrompre les Artes Séraphiques mais restent faibles face aux Artes Cachés. Leurs avantages: ils utilisent peu la jauge de CS et offrent un nombre coups consécutifs élevé. Les Artes Cachés, quant à eux, sont supérieur aux Artes Martiaux mais ne peuvent interrompre les Artes Séraphiques. Leur coût en CS est beaucoup plus élevé mais les dégâts supérieurs à ceux des Artes Martiaux. Enfin, les Artes Séraphiques ne peuvent être utilisés que par… un Séraphin (ou une fusion humain-séraphin via l’Armatisation, mais nous y reviendrons). Ce sont indéniablement les Artes les plus puissants mais ils demandent un long temps de chargement, ce qui les exposent à une interruption.

Les combats sont passionnés et s'effectuent sans transition avec les phases d'exploration

Les combats sont passionnants et s’effectuent sans transition avec les phases d’exploration

Bref, la stratégie est clairement de mise et même s’il peut sembler un peu compliqué sur le papier, le système de combat se révèle très bien pensé grâce à son jeu d’action/neutralisation qui fonctionne à merveille. Ajoutez à cela que tous les Artes ont un potentiel caché qui offre divers effets comme l’augmentation de telle ou telle stat du personnage, le vol de PV à l’ennemi, l’endormissement et j’en passe, et vous comprendrez que les rixes de ce Tales of Zestiria s’avèrent passionnantes, d’autant qu’un potentiel utilisé trop souvent aura moins d’effet sur sa cible. Enfin, on clôturera notre petit tour d’horizon des sorts avec les Artes Mystiques, qui doivent être appris par le personnage pour pouvoir être utilisés et vous offrent des attaques terrifiantes d’efficacité, tout comme leur mise en scène. A tel point qu’abattre un ennemi avec l’un d’eux double le butin et l’expérience obtenus à la fin du combat!

Arma…quoi?

L'Armatisation vous fait fusionner avec un Séraphin pour une puissance de frappe hors norme

L’Armatisation vous fait fusionner avec un Séraphin pour une puissance de frappe hors norme

L’Armatisation, quant à elle, permet à un personnage d’invoquer le pouvoir d’un Séraphin en fusionnant avec lui et d’ainsi prendre le contrôle d’une nouvelle arme. Elle permet même de ressusciter un humain KO tant que le Séraphin appelé possède au moins 1PV et 1JP. Cette Armatisation donne aussi accès à de nouvelles caractéristiques telles qu’un temps de lancement des Artes Séraphiques moins long, la possibilité de bloquer ces mêmes Artes quand ils proviennent de l’ennemi ou encore le fait d’utiliser une attaque surpuissante en maintenant R2 pendant un combo. Enfin, on clôt le côté affrontement avec une mention spéciale : la diversité de gameplay des héros. Ainsi Sorey, l’épéiste, est très utile pour les attaques de front puisqu’il ne vacillera pas sous les coups des ennemis tandis qu’Alisha, qui utilise une lance plus grande qu’elle, privilégiera le combat à distance car elle peut balayer une large zone d’attaque. Elle est, par contre, très vulnérable aux contres. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la richesse des rixes offertes par le soft.

Planqués un peu partout dans le jeu, les Normin vous seront très utiles, croyez-moi!

Planqués un peu partout dans le jeu, les Normin vous seront très utiles, croyez-moi!

Hors combat, Tales of Zestiria conserve les bases de gameplay de la saga, avec notamment des repas à déguster dans des auberges. Ces dernières, en plus de vous permettre de récupérer vos PV lorsque vous y dormez, rafraichissent également votre jauge de CS, qui aura tendance à s’amenuiser au fil des combats jusqu’à parfois atteindre un zéro fatidique, vous obligeant alors à attendre qu’elle se remplisse sans pouvoir attaquer. Pas le temps de passer à l’auberge pour manger un bout ? Pas de soucis : vos compagnons peuvent apprendre divers talents comme la préparation d’en-cas, notamment, mais aussi la détection de trésors ou de Normins (nous y reviendrons), sans parler du talent « Appât » qui permet de trouver un type d’ennemi déjà battu, très pratique lorsque l’on cherche un monstre en particulier. Enfin, on peut également citer le talent Remède qui crée des objets déjà recueillis et le Soin Progressif pour redonner des PV à intervalles réguliers afin d’éviter l’utilisation de potions hors des combats.

Fini les zones en couloirs des précédents opus, place à un immense open-world!

Fini les zones en couloirs des précédents opus, place à un immense open-world!

Le côté exploration est également mis en avant. D’une part car, contrairement aux autres épisodes, ce Zestiria arbore un énorme Open World. Exit donc le sentiment d’arpenter des zones « couloirs », ce qui fait un bien fou ! D’autre part, le titre nous présente les Seigneurs de la Terre, ces Séraphins qui protègent chacun en territoire donné. Ils pourront vous octroyer des grâces pour peu que vous leur apportiez des objets et de l’équipement ou simplement que vous vous battiez sur ses terres, ce qui fera augmenter votre niveau de bénédiction. Les grâces peuvent aller de la faculté de téléportation instantanée d’une save à une autre au remplissage de coffres… déjà ouverts ! A noter que vous pourrez dénicher un peu partout sur la carte du jeu des Normins, des êtres à l’allure féline qui possèdent chacun une capacité spécifique. En attribuant un Normin précis à un territoire donné, vous trouverez plus facilement des équipements porteurs de cette capacité, mais renforcerez également la puissance de vos ennemis ce faisant.

Tales of… Next-Gen ?

Techniquement, ce Tales of souffre de quelques carences, notamment en exploration

Techniquement, ce Tales of souffre de quelques carences, notamment en exploration

Si la grande nouveauté de ce volet est de proposer un Open World plutôt immersif, on ne peut malheureusement pas dire que le constat technique soit totalement bluffant. Certes, l’animation des personnages et des ennemis est bien décomposée, leur design est plus que réussi, l’aliasing ne s’invite pas à la fête et les cinématiques sont vraiment travaillées, c’est sûr… mais les décors nous rappellent trop souvent ceux des anciens Tales of sur Old-Gen, avec des textures pas aussi impressionnantes que prévu et qui mettent du temps à s’afficher. De plus, la caméra n’est pas toujours optimale et arrivera même à nous masquer le personnage en plein combat s’il a le malheur de se trouver sur un coin de la map. Rageant. On vous rassure néanmoins, la patte artistique est vraiment harmonieuse et offre des visuels qui pourront vous enchanter sans souci, le côté J-RPG épique se dévoilant vraiment dans la grandeur de certains décors colorés.

Des héros charismatiques et des musiques épiques!

Des héros charismatiques et des musiques épiques!

Niveau bande-son, c’est toujours Motoi Sakuraba qui s’en charge, cette fois accompagné par Go Shiina, et ça se ressent ! Ainsi, les compositions sont plus épiques et changent un peu de ce à quoi la série nous avait habitués. Le doublage, quant à lui, est proposé en anglais mais aussi en japonais, avec des comédiens bien dans leur rôle tandis que les bruitages ne souffrent d’aucune fausse note, que ce soit en combat ou durant les phases d’exploration. Bref, du bon spectacle auditif.

Tales of culte ?

Tales of Zestiria célèbre comme il se doit les vingt ans de cette saga phare du J-RPG. Même s’il n’est pas exempt de défauts, principalement techniques, cet épisode fait partie des excellents crus de la série et la propulse de façon adéquate dans la cour de la Next-Gen, pour une histoire qu’on aura plaisir à parcourir et des combats nerveux très intéressants sur le plan stratégique. On aurait aimé avoir le meilleur de tous les Tales of, c’est sûr… mais celui-ci est quand même très bon et les fans auraient tort de passer à côté.

La Bande-Annonce

Réalisation: 15/20

L’animation est fluide et le design des personnages comme des monstres est vraiment réussi. Sorey et ses amis sont ultra charismatiques, la palette de couleurs utilisée sent bon l’aventure épique, et l’aliasing n’est pas très présent. Par contre, les textures ont tendance à s’afficher tardivement et la caméra souffre d’un problème de positionnement lorsqu’on est trop proche de la limite du décor. Frustrant.

Gameplay/Scénario: 17/20

La jauge CS et l’Armatisation nous offrent de nouvelles stratégies et surtout un gameplay inédit qui donne encore plus de dynamisme aux combats. On apprécie le système des Seigneurs de la terre et l’ajout des Normins, tout comme les talents très pratiques. Enfin, l’Open World est une excellente idée et modifie radicalement le côté exploration de la série, jusque-là défini par une succession de « couloirs » plus ou moins vastes. L’histoire, quant à elle, démarre de façon assez classique mais prend très vite des allures épiques pour ne plus lâcher le joueur.

Bande-Son: 16/20

Le jeu nous propose le choix entre les voix japonaises et anglaises, de quoi ravir les joueurs adeptes du doublage nippon, en général souvent bien meilleur que son homologue occidental. Les musiques, si elles sont toujours réalisées par Motoi Sakuraba, ont un petit côté original avec l’arrivée dans l’équipe de Go Shiina, que l’on appréciait déjà pour son excellent travail sur la saga God Eater. Enfin, l’opening est juste magnifique, bien que non chanté.

Durée de vie: 15/20

Vous pouvez compter une quarantaine d’heures pour finir Tales of Zestiria en ligne droite, et plus d’une dizaine en plus si vous voulez accomplir les donjons optionnels et les quêtes annexes du jeu. Bien entendu, des DLC sont déjà en route, dont certains plus cosmétiques qu’autre chose.

Note Globale N-Gamz.com: 16/20

Tales of Zestiria nous propose de très bonnes nouveautés dans son gameplay en combat, notamment grâce à la jauge CS et à l’Armatisation, et des personnages hautement charismatiques à la modélisation travaillée. Malheureusement, des soucis de caméra et des décors qu’on aurait souhaités mieux réalisés entachent quelque peu le tableau de cet hommage à une saga culte fière de ses vingt bougies au compteur. Il n’empêche, tout fan de la licence appréciera le titre comme il se doit au travers d’un scénario accrocheur et… du premier Open World dans l’histoire des Tales of !



About the Author

Chizuna
Chizuna

Passionnée de jeux vidéo depuis l’âge de mes 7 ans, j’ai commencé à jouer à des survival horror tel que Resident Evil mais je suis avant tout une grande passionnée de RPG, surtout les Final Fantasy et plus particulièrement le VII et le X. Depuis peu, je me suis mise à jouer à des FPS. Pour les mangas, j’aime beaucoup les seinens, particulièrement ceux axés sur le thriller (Doubt, Judge et Consuctor), J’aime aussi le shonen avec une petite préférence pour Arata. Je vais très souvent au cinéma, au minimum deux fois par mois et mes genres de prédilection sont le fantastique, l’horreur, l’action et les films de guerre.