Review

Vingt ans après le premier volet sur Dreamcast (enfin vingt-deux si on compte Soul Edge sur PS1) et six années après le dernier épisode en date, la saga Soul Calibur nous revient enfin pour un sixième opus que l’on attendait comme le messie des jeux de baston, la série nous ayant habitué à un haut degré de qualité visuelle et de gameplay technique lors de ses précédentes itérations. Seulement voilà, on sent bien que le développement de ce Soul Calibur VI a été chaotique, et si le gameplay a réussi à brillamment se renouveler pour nous proposer des rixes encore plus jouissives, le moteur 3D risque d’en décevoir certains. De quoi rater le titre de « jeu de baston de l’année »? Pas si sûr!

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 14/20

Assurément le gros point faible de Soul Calibur VI: sa réalisation graphique vraiment datée! En effet, si les persos s’en tirent plutôt bien au niveau de la modélisation, on ne peut pas en dire autant des arènes de combats, avec leurs textures low cost et leur background flouté à mort. Ajoutez à cela une certaine lenteur dans les menus et des temps de chargement qui cassent le rythme du mode RPG, et vous comprendrez que nous sommes déçus, la saga nous ayant toujours habitué à faire cracher les tripes de nos consoles de salon sur les précédentes générations. Heureusement, le framerate est très costaud et la mise en scène des coups spéciaux terriblement « puissante ».

Gameplay/Scénario: 16/20

L’histoire du mode Story est assez intéressante et permet de découvrir de nombreux persos du soft via des récits personnalisés, pour peu que vous ayez à l’esprit qu’il s’agit d’un style Visual Novel là où des cinématiques réalisées avec le moteur du jeu auraient quand même eu plus de classe. Niveau gameplay, par contre, c’est du tout bon grâce à de sympathiques ajouts offensifs comme le Reversal Edge et son côté « pierre-papier-ciseau » qui amène un sacré mind game au titre. Les affrontements n’en deviennent donc que plus grisants, et nul doute qu’à haut niveau le spectacle sera au rendez-vous, de même qu’une courbe de progression plutôt énorme, du moins si l’on excepte les lags en online qui gâchent un peu la fête par moments.

Bande-Son: 17/20

On retrouve les thèmes épiques de la saga, la voix cultissime du narrateur, et les personnages sont tous doublés durant le mode Story, que ce soit en anglais ou japonais, tandis que le soft est intégralement traduit en français au niveau des textes. Mais plus que tout, ce sont les bruitages des armes qui s’entrechoquent qui risquent de vous filer des frissons de jouissance.

Durée de vie: 16/20

Les modes Story et Balance de l’Ame s’avèrent assez longs à finir, si tant est que vous ayez le courage d’affronter la kyrielle de texte façon Visual Novel qui vous y attend. Si c’est le cas, nul doute que vous allez passer énormément de temps à créer votre personnage et le voir évoluer au fil des rencontres aléatoires et autres quêtes annexes! Par contre, on regrette le roster de « seulement » 20 persos de base, même s’ils s’avèrent tous radicalement différents à jouer (snif, adieu Hildegard).

Note Globale N-Gamz.com: 16/20

Oui, Soul Calibur VI n’est pas le chef d’oeuvre escompté, en ce sens qu’il a bien perdu de sa superbe sur le plan graphique, notamment au travers de décors allant du moyen au hideux, et que ses modes de jeu se révèlent plutôt lents et bourrés de bla-bla intempestifs au lieu de nous offrir une mise en scène soignée pour faire vivre le récit reboot imaginé par Bandai Namco. Pourtant, le titre parvient à nous scotcher à la manette grâce à l’ajout des Reversal (Revirement) Edge qui offrent un côté bien plus offensif aux affrontements et une réelle technicité à l’ensemble. Assurément un excellent jeu de baston pour qui ne jure que par le gameplay!



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!