Review

NIS America, toujours sur la brèche pour nous sortir des jeux déjantés typiquement nippons sur le Vieux Continent, continue sa campagne de séduction à destination des possesseurs de PlayStation Vita. Après la stratégie loufoque avec l’inoubliable Disgaea 4 et les enquêtes macabres mâtinés de procès cinglants dans Danganronpa 2, place cette fois à un Yakuza-Like en plein cœur d’Akihabara, le quartier de l’électronique et des attitudes otakus-geek de Tokyo. Dis comme ça, on pourrait croire qu’on a affaire à un jeu sérieux… vous oubliez qui est aux commandes…

Vous êtes plutôt String ou Quartet ?

Les Synthisters ont envahi Akihabara! A vous de jouer en… les dénudant!

Développé par Acquire, les papas de Tenchu (à l’époque où cette série était la reine de l’action/infiltration) et plus récemment de l’incroyable et malsain Danganronpa 2, dont on vous a proposé le test et le vidéo-test juste ici, Akiba’s Trip : Undead & Undressed est en fait le second épisode de la franchise Akiba’s Trip. A l’heure actuelle uniquement sorti sur PlayStation 3 et Vita, mais prévu sous peu sur la next-gen de Sony, le titre nous fait le plaisir de se proposer en test dans sa version nomade qui, compte tenu des capacités de la console, se montre bien plus adaptée à ce support qu’à celui d’une console de salon. Nous ne noterons donc que l’opus portable, autant être clair dès le début face à tous ceux qui ont décrié le soft sur PlayStation 3.

Dans Akiba’s Trip Undead & Undressed, vous incarnez un adolescent issu d’Akihabara, retenu contre son gré par un groupe machiavélique dont le seul but est de faire de lui un « Synthister », sorte de vampires des temps modernes qui se nourrit de la joie de vivre de son entourage. Ultra geek-otaku dans l’âme, vous avez été appâté dans ce traquenard par la promesse de recevoir de jolies figurines un peu « hentai », mais vous allez fort heureusement être sauvé par la superbe et hyper « lolita-girl » Shizuku, une chasseuse de démons très court vêtue. Pris entre deux feux, vous vous servez de votre corps comme rempart pour protéger la belle, et ne devez votre survie qu’à un langoureux « baiser » bien sanguinolent qui vous permet de conserver votre humanité, tout en héritant de la fabuleuse force des vampires diurnes.  Désormais, vous allez rallier vos amis à la cause de votre « future » conquête féminine et chasser d’Akihabara les malheureux Synthisters qui croiseraient votre route en… les déshabillant ! (Ça rigole pas, je vous le dis !)

Hey Sexy Lady !

Une aventure en charmante compagnie pour un peu de dating sim… et beaucoup de baston!

On vous rassure de suite, il faut avant tout prendre cet Akiba’s Trip pour ce qu’il est, à savoir un Yakuza-Like déjanté en plein cœur du quartier le plus connu de Tokyo pour les otakus en tous genres. De fait, pas de visions perverses et répréhensibles dans ce soft malgré un jeu de mot dans le titre que d’aucun apprécieront à sa juste valeur. Ici, on vous propose de récupérer toutes sortes de missions dans le gaming bar qui sert de repaire à votre bande de geeks à majorité féminine, de consulter régulièrement votre smartphone pour voir ce qui peut se dire sur les réseaux sociaux, et de partir en quête de réponses sur la soudaine profusion de Synthisters près de chez vous. Le tout, en charmante compagnie puisque vous pourrez choisir l’une des magnifiques demoiselles de votre équipe pour vous aider en cas de besoin. Tous les stéréotypes sont représentés : de l’amie d’enfance un brin garçon manqué à la soeurette ultra timide en passant par l’étudiante étrangère ou encore la lolita-goth, les otakus en auront pour leur argent, c’est un fait.

D’ailleurs, le choix de la demoiselle qui vous suit n’a rien d’anodin puisque vous pourrez, au gré de vos errances dans la ville, nouer des liens avec elle au travers de séances de questions/réponses, le tout vous offrant carrément un dernier chapitre de l’histoire exclusif à celle qui sera le plus « synchrone » sentimentalement avec vous. Cela nous offre donc quatre chapitres finaux, chacun comportant deux fins, pour une durée de vie plutôt sympathique d’une bonne vingtaine d’heures pour tout voir. A noter que votre « compagne » d’arme pourra également être équipée de la tête au pied par des tenues assez « affriolantes », même si le top de la customisation revient sans doute à votre héros. En effet, moyennant quelques espèces sonnantes et trébuchantes ou via un pillage en règle des items de l’ennemi, vous pourrez arborer à peu près tous les styles vestimentaires made in Akihabara, et sur quatre parties du corps à savoir la tête, le torse, le pantalon et les chaussures. Un système de crafting est également présent et servira à renforcer vos pièces « d’équipement » en sacrifiant celles que vous avez en surplus, histoire de bénéficier de votre super t-shirt pop-idol Miku avec une défense de… +99 !

Mais arrête de me tirer le slip… on nous regarde !

Un combo ultime qui déshabille tous les ennemis présents à l’écran!

Enfin, passons au système de combat puisque, s’il sera possible de réaliser certaines quêtes de recherche d’objets ou de prises de photos (vous avez un smartphone, et une appli permettant de découvrir les synthisters viendra vite s’y greffer), vous aurez la plupart du temps à occire du vampire diurne à tour de bras, le tout grâce à des armes aussi variées qu’une paire de gant de boxe, un sabre en bois ou… un écran d’ordinateur, voire même… un réplica de fusil de sniper tiré d’un animé ! Du bon gros délire nippon, tout simplement. Idem pour la façon de tuer les ennemis puisqu’il vous faudra utiliser l’une des trois touches d’attaque attribuées à une partie du corps (tête, torse, jambe) pour mettre à mal la durabilité des vêtements adverses avant de pouvoir les arracher, sachant qu’un adversaire nu comme un ver brûlera à la lumière du jour.

Pour ce faire, trois méthodes : soit vous « fatiguez » suffisamment la pièce d’équipement pour la retirer d’un coup sec, soit vous chopper le quidam avec rond et bourrinez sur le bouton plusieurs fois, soit vous épuisez suffisamment la résistance des habits de plusieurs opposants pour réaliser un « combo dénudé » sous forme de QTE qui pourra carrément s’achever par une attaque ultime ôtant les vêtements de tous vos adversaires d’un seul coup ! Hélas, le titre jouit d’une caméra capricieuse et surtout d’un système de ciblage complètement aléatoire, même si la garde et l’esquive assez permissives parviennent à atténuer le tout. Du coup, il ne sera pas rare de se prendre un coup sans le voir venir, et de devoir s’enfuir du combat pour recharger la durée de vie de ses habits… alors que cela prend énormément de temps et que les ennemis rappliquent à grande vitesse. Dommage, car il s’agit là d’un écueil qui pourra frustrer les moins téméraires. Néanmoins, de nombreux items pourront vous venir en aide, notamment des bouquins qui vous permettront d’augmenter vos stats de strip de tel ou tel vêtement (et vas-y que je te retire une mini-jupe en deux secondes chrono !)

Techniquement loin d’être dénudé

Techniquement, le jeu est très convaincant pour de la Vita, avec un Akihabara fidèlement reproduit

Graphiquement parlant, après une intro animée totalement incroyable surfant sur une musique chantée du plus bel effet, Akiba’s Trip U&U sur Vita nous offre un cell-shading d’excellente qualité, une animation fluide, et des mini-quartiers suffisamment peuplés pour que l’on ne se sente pas seul. Le must : les écrans vidéos qui diffusent en continu des morceaux de concerts, des bandes-annonces de jeux et j’en passe, le tout d’excellente qualité, avec une reconstitution fidèle d’Akihabara au magasin près. On s’y croit, tout simplement. Bien entendu, si l’on était sur PS3, je comprendrai que l’on râle un peu, mais là on est vraiment étonné de retrouver ce type de réalisation sur la nomade de Sony. Le chara design est aguicheur, les ennemis charismatiques et bien déjantés, les séquences de dialogue façon visual novel proposent des illustrations soignées (sans parler de celles que vous pourrez mettre en fond d’écran de votre smartphone), bref c’est clairement joli à regarder, tout comme le mode Réalité Augmentée qui fonctionne soit avec des cartes livrées avec le jeu, soit via une impression de symboles sur papier, afin de matérialiser vos jolies demoiselles directement dans votre salon. Otaku jusqu’au bout.

La bande-son, quant à elle, nous offre une pop nippone sympathique, un doublage anglais ou japonais très convaincant, et des bruitages dans le ton. L’ambiance générale, faite de bruits de foule, d’annonces publicitaires en pleine rue et de klaxon de circulation, finit de nous immerger dans cet Akihabara que l’on a vraiment envie de visiter irl.

Twilight n’a plus qu’à… se rhabiller !

Ceux qui attendaient un beat’em all à l’action frénétique peuvent clairement oublier cet Akiba’s Trip Undead & Undressed. En effet, avec sa caméra mal calibrée et ses deux-trois errances de gameplay, le titre peinera à convaincre les amateurs de baston pure et dure. Par contre, si vous recherchez un Yakuza-Like bien déjanté pour otakus au sein de la capitale mondiale de l’électronique, du cosplay et du jeu vidéo, ruez-vous sur ce soft dans sa version Vita pour passer un excellent moment de dépaysement purement nippon au pays des vampires geeks. Un titre comme seul Acquire peut nous en proposer.

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 16/20

Le cell-shading est propre, l’animation fluide, et même si certains trouveront les quartiers d’Akihabara un peu trop « petits », ils ont au moins le mérite d’être peuplés. Les temps de chargement, eux, sont raisonnables et une option de voyage rapide est même disponible. Enfin, les visuels proposés lors des dialogues mettent clairement en valeur les demoiselles qui vous accompagnent, sans parler de l’intro animée tout bonnement splendide.

Gameplay/Scénario: 14/20

Le scénario est bien barré et réserve son lot de surprise, loin des habituels récits vampiriques dont Twilight a terni le nom à jamais. Le gameplay, quant à lui, est assez diversifié dans les phases de crafting, de quêtes annexes ou tout simplement d’errance dans la ville, mais pâtit, en combat, d’une caméra capricieuse et d’un ciblage trop aléatoire. Dommage, car le fait de devoir s’acharner sur les vêtements de son adversaire pour finalement les ôter, en effectuant des combos, est assez jouissif ! (Mais tu vas me donner tes pompes, oui !!!).

Bande-Son: 18/20

Un doublage anglais ou japonais, au choix, qui s’avère excellent, des musiques pop entraînantes, des bruitages sans faute de goût, le tout magnifié par un environnement sonore comme seul Akihabara sait en fournir (annonces au micro, écrans de ciné, etc…). On s’y croirait !

Durée de vie: 18/20

Si l’aventure se boucle une première fois en quatre à cinq heures, sachez qu’il y a quatre chapitres finaux différents, proposant chacun deux fin en fonction de la demoiselle dont vous aurez conquis le cœur à la fin de l’épisode trois. Au final, comptez plus d’une vingtaine d’heure pour tout voir grâce au New Game +. Un excellent rapport qualité/prix.

Note Globale N-Gamz.com: 16/20

Akiba’s Trip Undead & Undressed est une excellente surprise sur Vita (et seulement sur Vita) pour peu que l’on soit fan des jeux inspirés du célébrissime Yakuza, en version déjantée/otaku. S’il propose moins d’activités annexes que son modèle et un système de combat sympathique mais grevé d’imperfections, le soft d’Acquire tire son épingle du jeu grâce à son aspect customisation à outrance et ses demoiselles qui ne pourront vous laisser indifférent. Amateurs de folies nippones légèrement suggestives, vous allez trouver votre bonheur ici.


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About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j'apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!