Review

Ah… la suggestivité dans la publicité, que ferions-nous sans ? L’éditeur Ghostlight l’a bien compris et a réussi, en usant d’images quelque peu… affriolantes, à faire de la sortie de chacun des RPG et Tactical-RPG qu’il amène chez nous un événement très attendu par les otakus. C’est le cas pour cet épisode Zero de la série Agarest: Generation of War qui sort enfin sur PC, et dans lequel le développeur Idea Factory intègre un jeu de séduction à la jap’. Attention, on sait tous où mène la pub… et ses dérives!

Allo, S.O.S. Demoiselle en détresse ?

Un tirage de cartes lourd de sens!

Agarest : Generation of War Zero est, comme vous vous en doutez, la « pré-histoire » de la série Agarest. Méconnue en Europe, cette dernière est très mal distribuée sur le Vieux Continent, et n’est disponible chez nous que dans sa version anglophone. Du coup, pas besoin de faire tout le background de la saga puisque peu d’épisodes ont vu le jour en nos vertes contrées européennes, et place directement au fameux « Press Start ».

Bon, je l’avoue, le tuto de ce Agarest : Generation of War Zero m’a paru d’une interminable longueur… et on n’apprécie pas vraiment le fait que Sieghart (le grand « héros ») meurt presqu’immédiatement alors qu’il est confronté au typique « méchant pas beau » qui s’attaque à une frêle jeune fille (cliché quand tu nous tiens). Heureusement, la gentille demoiselle pour qui Sieghart a vaillamment combattu décide de lui sauver la vie… et c’est là que ça devient intéressant !

Madame Irma vous tire les cartes

En tant que fier héros de ce tactical-RPG pure souche, vous allez tout d’abord devoir choisir votre classe, mais petite innovation, le tout se fait presqu’à l’aveugle puisque que vous ne connaissez absolument rien des caractéristiques du guerrier, du mage de combat ou du sorcier qui vous sont proposés. Ensuite vient le tour des compétences, que vous devrez choisir au travers de cartes toutes aussi mystérieuses. En somme, on fait un énorme mix de nos décisions, et on nous laisse adorer (ou pas) le résultat qu’on nous présente à la fin. Personnellement, je trouve l’idée assez sympathique et ça nous change des menus d’avant-jeu typiques devant lesquels on passe des heures pour savoir si on attribue notre dernier point en défense magique ou en chance de crochetage.

Le système de combat est assez prenant, bien que déjà vu ailleurs

Place aux combats à présent, qui se déroulent, T-RPG oblige, sur une grille quadrillée classique. Attention, car les choix de positionnements sont non négligeables ici ! En effet, le jeu possède des « extended area » qui permettent de mettre en contact les personnages, et ainsi leurs pouvoirs. Un système de combo donc, qui vous permet d’user et d’abuser des « Broken Hit » à deux, ultra jouissif quand on maîtrise le système! Le tout devient vite addictif, d’autant que les monstres sont assez retors et que vos capacités d’upgrade sont nombreuses grâce à l’XP que vous accumulerez en cours de route. Cela nous fait presque regretter de revenir sur la carte du monde, trop sommaire et pas du tout libre de déplacement. Heureusement que les explorations au sein des niveaux sont un peu plus permissives.

Petit plus (Mais si! Vous savez? Celui que n’ont pas les autres !) : notre cher Sieghart va devoir se trouver… une femme ! Et oui, le jeu se joue sur plusieurs générations ! Il vous faudra donc choisir une épouse qui portera le futur héros dont on prendra le contrôle. Le choix de la partenaire est primordial, puisque le but est de combiner correctement les aptitudes du couple ! Le jeu de drague est donc assez important ici, chaque réponse amenant à une nouvelle opportunité, ou en ruinant une. Dans le premier grand « chapitre », Sieghart aura ainsi le choix entre Friedelinde, Routier et Sayane (NDLA : Friedelinde, ou Linda *OUI OUIOUI !*. Elle est top, avec un caractère de cochon, superbe, bref… tout moi ! D’ailleurs, il ne serait pas impossible qu’elle devienne mon prochain cosplay !). Bref vous l’aurez compris, tous les choix sont décisifs, autant sur le champ de bataille, que dans la vie sentimentale de vos personnages !

Old-school Lovers

Des artworks suggestifs et… superbes!

Niveau graphisme, le soft souffle le chaud et le froid. Ainsi, au niveau des combats, le constat est amer avec une 3D basique pour les décors et des sprites 2D qui peuvent pixelliser lors des zooms. Pour tout vous dire, j’ai de suite pensé à Digimon… Digimon World 2003 sur PS1 ! (Les amoureux des petits monstres se reconnaîtront). Par contre, les Artworks et les dessins mettant en scène les dialogues sont plutôt agréables à l’œil. Un monde de différence entre les deux! Enfin, niveau décors hors combat, c’est simple mais correctement réalisé, avec une bonne variété et aucun ralentissement (forêt, village, collines…).

Concernant la bande-son, les développeurs ont eu l’excellente idée de garder la VO en jap ! Les adeptes des voix nippones seront comblés ! Après, il est certain qu’il faut se faire aux petits cris aigus des filles, assez étranges par moment, voire suspects… mais c’est le genre qui veut ça. Les musiques et les bruitages, par contre, sont assez classiques… voire soûlant au bout d’une heure de jeu. De l’easy listening et du vite oublié.

Zéro pointé ou bon élève ?

En bref, Agarest : Generation of War Zero sur PC est un bon petit jeu pour le gamer lambda qui cherche du dépaysement, et devient carrément génial pour les adeptes de stratégie en tout genre (amoureuse ou guerrière). Un T-RPG classique dans son système de combat et sa mise en scène, mais qui tient en haleine et qui possède une durée de vie plutôt incroyable. Cependant, vous devrez passer au dessus d’une réalisation ayant des années de retard au vu de ce qui peut se faire avec les cartes graphiques actuelles.

La bande-annonce

Réalisation: 10/20

Graphiquement, le titre ne casse franchement pas trois pattes à un canard… C’est classique, avec une 3D sommaire pour les décors de combat, un peu plus jolie dans le mode exploration, et une 2D SD sympathique mais clairement à des années lumières de ce qu’on peut voir dans des ténors comme Rayman Origins, par exemple, et notamment en termes de décomposition des animations.

Gameplay/Scénario: 13/20

Le gameplay est fun et plein de petites subtilités basées sur la position de vos personnages en combat, mais le tout a déjà été vu et revu depuis. L’aspect jeu de drague peut vite devenir prenant, néanmoins, pour peu qu’on adhère au « concept ». Niveau scénario, on n’évite pas les poncifs du genre, mais le fait de pouvoir incarner sa progéniture est assez bien trouvé.

Bande-Son: 9/20

Un mot : lassante. Les voix originales ne sont pas du tout dérangeantes, certes, mais il ne faut clairement pas s’attendre à du grand art pour les musiques on ne peut plus passe-partout et les bruitages plutôt basiques.

Durée de vie: 18/20

Vous n’êtes pas prêt d’en voir la fin ! Le soft se veut long et s’étale sur plusieurs générations, sans parler de certains combats assez ardus et de la possibilité de faire pas mal de level up. Le souci, c’est la répétitivé de l’ensemble qui pourrait vous faire lâcher le clavier avant la fin.

Note Globale N-Gamz.com: 13/20

Agarest : Generation of War Zero est clairement un petit Tactical-RPG sympa qui passe le temps entre deux ténors du genre. L’idée des différentes générations de héros est intéressante, le côté sim-dating/jeu de drague est assez peu représenté chez nous et mérite donc notre attention, et le système de combat ne souffre d’aucun défaut particulier. Bref, à petit prix, l’investissement vaut le coup !



About the Author

Samouss
Samouss
J’ai débuté avec une Game Boy color et Pokémon dans toutes les versions possibles (jusqu’à obtenir la cartouche jaune… en Italien !), je me suis « vite » retrouvée face au monde de Sony, grâce auquel j’ai passé des soirées géniales avec mon frangin, sur PS1, puis sur PS2… Pour en arriver à m’accrocher corps et âme à l’univers des PC…. <3 Les jeux qui ont marqués mon enfance : Final Fantasy VIII (mon grand amour <3), Final X et X2, mais aussi les Crash Bandicoot, les Sims. Et puis Call of Duty et Battlefield m’ont ouvert les bras, et depuis le fps est sans doute ce à quoi je joue le plus, et ce que je préfère. Et maintenant on peut me retrouver sur l’excellent Titanfall ! =D Ce qui m’a toujours épaté, c’est qu’ayant joué pendant des années sur OGame, personne ne croyait qu’une fille pouvait aimer cet univers, les jeux, les PCs, etc…. Et encore plus la fierté de ma team de présenter une bonne joueuse, UNE … muahahahah *rire diabolique*