Review

Il fallait oser prendre pour thématique d’un manga la Renaissance Italienne et pourtant, Kei Okubo ne cesse de nous envoûter avec Arte, dont c’est déjà le troisième tome ! Il faut dire qu’en italien, « Arte » signifie Art. Un titre tout trouvé pour un auteur qui est parvenu à se démarquer de la concurrence en nous offrant une œuvre de toute beauté traitant avec délicatesse et poésie de la peinture italienne et de la place de la femme dans la société. Un seinen qui honore les éditions Komikku, tout simplement !

Peu à l'aise en affaires, Arte va demander l'aide de la sublime Véronica

Peu à l’aise en affaires, Arte va demander l’aide de la sublime Véronica

Le second tome d’Arte avait laissé le lecteur face à un mystérieux vieillard venu faire une commande dans l’atelier de Léo. Arte, notre héroïne un peu méfiante, va demander conseil à Véronica pour marchander le prix de la commande auprès de l’individu. Mais le personnage risque bien d’étonner la jeune apprentie dans de nombreux domaines ! La seconde partie de ce troisième volume fait, quant à elle, place à la corporation d’artistes peintres à Florence. Un milieu typiquement masculin qui va donner du fil à retordre à Arte ; mais c’est mal connaître son caractère !! 

Graphiquement, c’est toujours un régal de tourner les pages d’Arte. Le souci du détail de l’auteur est visible dans tout le manga, aussi bien sur les décors que les personnages, pour un réalisme assez ahurissant, notamment au niveau des vêtements tout bonnement sublimes. Les émotions ne sont pas en reste, et on ressort tout simplement bluffé par la qualité graphique dont fait preuve le trait de Kei Okubo. A celle-ci s’ajoutent des trames aérées et un découpage savamment maîtrisé qui nous plongent littéralement dans la Florence du 16ème siècle. 

Un volume qui nous en apprend énormément sur les corporations

Un volume qui nous en apprend énormément sur les corporations et le mécénat

Niveau scénario, ce tome entre de suite dans le vif du sujet des préoccupations de l’époque : les corporations et le mécénat, en mettant en scène de nouveaux protagonistes charismatiques. Le lecteur lambda pourrait se sentir un peu refroidi par cette approche purement historique, mais c’est sans compter sur le talent de notre mangaka, qui parvient à instaurer tout le contraire de l’ennui au fil des pages. On se retrouve vite subjugué par la force d’Arte à vouloir vivre dans un monde d’hommes, ce dernier nous étant décrit au travers des us et coutumes telles que le calcio (le football), les négociations, le travail de peintre, etc… Mais ce troisième volume n’en néglige pas pour autant la gente féminine et son influence dans la société, rassurez-vous ! Une lecture passionnante, assurément. 

Au final, que dire de ce troisième tome d’Arte si ce n’est qu’il va à nouveau vous emporter avec maestria dans l’Italie de la Renaissance ? Un volume sans défaut qui confirme la beauté et l’ingéniosité de cette œuvre au choix thématique hors norme. A lire absolument !!

Note Globale N-Gamz: 5/5



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Yzabel
Yzabel
Je suis une passionnée de manga et de tout ce qui touche à la culture asiatique en général, mais surtout de tout ce qui est en rapport avec les Yokaï. Fan de lecture, je suis également cosplayeuse et dessinatrice à mes heures perdues.