Alors que nous vous annoncions il y a quelques jours que Metroid Prime 4 : Beyond, le dernier opus en date de la fabuleuse saga FPS/Metroidvania, avait connu un bide total au Japon depuis son lancement (cfr cet article), voilà que d’autres chiffres alarmants viennent flinguer ce que l’on appelle ici « la bouse de Nintendo » ! En effet, on apprend carrément via le store de Nintendo Japan que le titre ne figure même pas dans le top 20… des titres les plus téléchargés de la Switch 2! Une belle catastrophe commerciale pour Big N qui ne risque pas de remettre le couvert pour un cinquième volet !
Mais au-delà des ventes, c’est la qualité du jeu qui explique ce fiasco. Dans une interview Famitsu révélatrice, l’équipe de Retro Studios avoue avoir conçu un titre complètement déconnecté des évolutions du genre, influencé par un concept inspiré de Breath of the Wild mais sans le génie de ses devs : un « hub open-world » limité en Sol Valley, connecté à des zones linéaires, censé « relâcher la tension ».
Résultat ? Un rythme soporifique, une exploration artificielle et un backtracking interminable qui étire une campagne déjà courte en une bouillie tiédasse. Les devs reconnaissent : « Le jeu a pris plus de temps que prévu, et les impressions sur les open-world ont changé. Mais on n’a pas pu reculer après le redémarrage complet du projet. » Pire, ils ont ignoré les standards modernes des shooters – vitesse accrue, action fluide – pour coller à un « tempo d’aventure » poussiéreux, rendant les combats mous, les visées imprécises et les puzzles répétitifs.
Graphiquement, sur Switch 2, c’est laid : textures floues, pop-in constants en mode portable, et un 60 fps instable qui trahit un développement chaotique (8 ans d’enfer, reset inclus). L’histoire ? Un prétexte vide autour de Samus et Sylux, sans twists ni émotion, noyé dans des dialogues fades. Les contrôles, modernisés en apparence, restent archaïques : lock-on capricieux, mobilité rigide comparée à Dread ou même Prime Remastered. Les fans sur X hurlent : « Linéarité prolongeant le tedium », « contrôles frustrants », « un 1/10 comparé aux vrais 9/10 ».
Nintendo paie ici son conservatisme : au lieu d’innover, Retro a pondu un reliquat des années 2000, indigne d’une next-gen. Mondialement, les ventes digitales pourraient sauver les meubles, mais au Japon, c’est la douche froide. Un avertissement : Metroid Prime 4 n’est pas une suite, c’est un fossile qui enterre la franchise. On comprend mieux pourquoi si peu de médias ont reçu la version test à présent…
















