Review

Suite de WRC 2 (logique…), WRC 3 remet ça pour le plus grand plaisir des fans de sensations fortes et de conduite sportive. Avec un moteur de jeu totalement retravaillé, le titre va désarçonner les habitués du second opus. Loin d’être un mal, que du contraire, tant le deuxième épisode avait divisé les foules. Alors, WRC 3 fera-t-il un meilleur temps, euh… un meilleur score que son aîné ?

Seul en piste

Le seul vrai jeu de rallye next gen revient!

La nouvelle mouture de WRC, alias World Rally Championship, le jeu de rallye à licence officielle FIA sur next gen, arrive sur les chapeaux de roues (oui, facile…) et souhaite ardemment vous laisser des traces de pneu dans votre esprit, même avec une simple manette, tant il est dynamique et réaliste. (Pas comme mes vannes… Faut que j’arrête le café au lait…). 

Bien entendu, le soft se doit d’offrir quelques petites nouveautés, surtout depuis le semi-échec du second opus. Reprendre ce qui marche, changer ce qui a déplu, telle a été la lourde tâche des développeurs de Milestone, en charge de la licence depuis le tout début. Leur force : être les seuls sur le marché à proposer une simu de rallye, les équipes de Codemasters et leur Colin Mc Rae Rallye ayant depuis longtemps tournée la page de la simu pure avec un dernier jet, intitulé Dirt, qui ressemble à s’y méprendre à du Destruction Derby pure souche.

Un contenu remanié 

Le mode carrière comprend des épreuves parfois assez inattendues

Même s’il reprend la plupart des modes de l’opus antérieur, ce WRC 3 offre néanmoins une nouveauté de taille: le fameux mode carrière: un mélange entre la course et la gestion, où il vous sera loisible de gagner des voitures et de les personnaliser, des plus anciens modèles au derniers nés des écuries. Centré autour de la course aux points permettant de débloquer des épreuves sur des dizaines de tracés, ce mode de jeu vous oblige à remplir des conditions de courses (terminer chaque section sans dégâts, …) et de réaliser tout un tas de manœuvres sensées augmenter votre score. Plus il est élevé, plus vous remportez des étoiles, précieux sésame pour concourir sur de nouvelles missions ou acquérir de nouveaux kits pour votre véhicule. L’avantage étant que certaines d’entre elles sont loin d’êtres anodines, comme un test de dérapage sur cibles ou une course contre un hélico…varié oui, mais pas trop au final. Et diablement difficile.

Outre ce mode carrière, le soft propose du classique mais complet avec pour le solo: une course simple, un rallye entier, un championnat, des stages en super spéciales et un hot seat jusqu’à 4 joueurs. Niveau online, on est à la fête également avec une épreuve simple, un rallye, un championnat complet et des Super Spéciales, le tout jusqu’à 16 joueurs, sans lag. Enfin, le soft compte pas moins de 36 voitures (avec une VW Polo R WRC Exclusive), 54 équipes officielles, 13 Régions, 78 Courses (dont celles du célèbre Rallye de Monte-Carlo) et 5 Spéciales. Bref, de quoi faire, d’autant que niveau réglage, le jeu est loin d’être avare. Il est juste dommage que les véhicules soient parfois si sensibles dès que vous braquez…à vous les joies du hors piste, directement sanctionné par un malus de temps hélas! Heureusement que toute une série d’aides à la conduite est paramétrable pour les newbies (assistance au freinage, niveau de dommages, transmission automatique…).

On repart de zéro 

La modélisation des véhicules est très réussie

C’est un fait, après la déception du deuxième épisode en termes graphique, il fallait remonter la barre technique. Chez Milestone, on ne se pose de question : on fait table rase de tout le moteur pour en créer un autre. Et oui, il sont comme ça ! Et bien leur en a pris car même si les textures sont un peu pauvres et semblent en basse résolution, le soft affiche une animation sans faille, de nouveaux effets d’éclairage et d’ombres, mais aussi de particules (terre, boue…) pour un meilleur réalisme. Sans oublier les conditions météo. (Je déteste toujours autant la pluie…. Et l’immersion est parfois si grande grâce à la modélisation des véhicules et de leurs intérieurs qu’on a peur d’embrasser de trop près les platanes par temps humide). 

Coté ambiance sonore, on sent que les voitures ont été enregistrées en live, avec micros embarqués, pour capter tous les sons entendus par les pilotes. Pour chaque pays, un acteur professionnel a enregistré les indications prises par de vrais co-pilotes pour garantir des répliques et des aides réalistes. Ces voix peuvent êtres désactivées, cela va sans dire. Pour les musiques sur les écrans-titres, elles peuvent paraître moins intéressantes, vu qu’on ne passe clairement pas son temps à écouter les morceaux en entier quand on accède aux menus.

Essai gagnant!

Pour l’anecdote, il faut savoir que Milestone signifie borne kilométrique ou repère, et force est de constater que le rapprochement avec WRC 3 est aisé tant le soft va nous amener à avaler les kilomètres en se positionnant en référence du genre. Les fans de rallye adoreront ce titre qui lave l’honneur de la licence. Les moins initiés (et amateurs de F1) auront besoin d’un temps d’adaptation, mais se retrouveront au final avec un bon titre. Bref, si vous faites partie de la première catégorie, vous pouvez y aller les yeux fermés. Pour les autres, essayez-le avant de craquer^^.

Le Video-Test

Réalisation: 15/20

Le jeu offre une modélisation des voitures et des dégâts poussée. La pluie est aussi réaliste qu’en vrai, mais les textures sont un peu trop pixelisées et font tâche, sans parler d’un léger aliasing et de certains éléments du décor peu crédibles.

Gameplay/Scénario: 14/20

Dommage que les véhicules soient si sensibles. On part vite en tête à queue, quant on n’embrasse pas un platane. Heureusement, les différents modes de jeux sont très sympa et le online est solide.

Bande-Son: 14/20

L’ambiance sonore est bonne. Les bruits des moteurs sont réalistes, tout comme les dérapages et retour de flamme. Le co-pilote est appréciable, mais on peut le désactiver s’il devient trop redondant, et la musique d’intro reste appréciable.

Durée de vie: 16/20

On passera du temps à débloquer les courses, éléments de personnalisation et autres tracés, de même qu’à jouer online sur un championnat complet. Pour finir le soft à 100%, vous allez avaler énormément de kilomètres.

Note Globale N-Gamz.com: 14/20

Un bon jeu pour les vrais fans et une bonne initiation pour ceux qui aiment la course mais n’ont jamais touché au monde du rallye. Milestone a réussi son pari de sauver sa franchise, tout en gardant le côté simulation visant un public précis.

Remerciements
-Morgane de chez VPCom pour tout.
-Sébastien Loeb, qui n’est pas apprécié à sa juste valeur, malgré le fait qu’il représente fièrement la France au niveau mondial.
Ari Vatanen, Philippe Bugalski, Didier Auriol, Bernard Darniche, Colin Mc Rae qui m’ont fait m’intéresser à ce sport mécanique.



About the Author

Ichiman
Kidult* fan d'animation de titres tels que Goldorak et autres séries des années 80, et je peux parler des heures de mes séries favorites de l'époque. MAis j'ai aussi découvert d'autres séries, comme celles du Club Dorothée... Amoureux du Japon, j'ai étudié la langue pendant un an (mais je ne suis pas un expert) tout en essayant de regarder des séries en VOSTFR pour m'améliorer. Je vends des jouets, en particulier des figurines. Etant attentif à tout ce qui peut donner de bons produits dérivés, je zyeute la télé et les sorties ciné. C'est comme ça que j'ai découvert Ben 10, et déniché ce qui allait faire un carton en boutique (quand on a de la came : je bosse aux Galeries Lafayette :s ). J'aime la Pop, le Rock, le Heavy Metal, et j'apprécie la musique du monde. Je dessine à l'occasion, et j'espère bientôt écrire mon premier manga narrant les (més)aventures d'Ichiman. "Man" ou "Ichiman" siginifie (1*)10.000. Jeu de mots pourri, qui fait toujours rire. *Kidult =Kid+Adult. Adulte qui reste nostalgique de son enfance et qui aime en posséder des témoignages (Films, séries télé, musique...). Contrairement à l'Adulescent, qui est un enfant qui a grandi mais pas mûri.