Review

Les maladies mentales sont un thème encore un peu tabou dans notre microcosme vidéoludique, aussi quand LKA a annoncé qu’il développait un jeu sur le sujet avec un focus sur les désastreuses méthodes de soin utilisées dans les asiles des années 40, on s’est dit que l’on allait avoir à faire à un récit poignant, profondément déstabilisant, nous montrant toute l’horreur de l’époque. Perdu! Apprêtez-vous à un walking simulator plutôt bancal qui, s’il a le mérite de proposer une fin marquante et une ambiance sonore réussie, rate le coche dès qu’il s’agit de… jouer tout simplement!

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 11/20

On reconnaîtra au studio LKA le talent d’avoir su reproduire à l’identique un asile d’aliéné italien qui existe vraiment, ce qui donne un caractère authentique aux décors, tout comme à la situation historique des années 40 dont on sent qu’elle a bénéficié d’une certaine recherche. Développé sous Unity, The Town of Light nous offre de jolis effets de lumière et des modélisations plutôt réussies, mais les textures manquent de finesse, la végétation est étrangement générée et, surtout, le titre se paie le luxe de ramer violemment.

Gameplay/Scénario: 08/20

Si le récit propose quelques scènes choc, la narration est bien trop molle et le sentiment de choix totalement absent. Niveau gameplay, c’est du walking simulator pur alors qu’on s’attendait à du survival ou une aventure horrifique. Le pire, c’est que c’est atrocement linéaire et pourri par une interactivité proche du néant. Seul le sentiment de pouvoir explorer un asile abandonné fidèlement reproduit viendra vous sortir de votre torpeur.

Bande-Son: 15/20

Sans conteste le point le plus réussi du soft.Habilement diffuse et empreinte de sonorités mélancoliques et discordantes, le tout parsemé de quelques râles bien glauques et craquement de plancher effrayants, la bande-son de The Town of Light aurait mérité d’être jointe à un vrai survival horrifique pour déployer tout son potentiel.

Durée de vie: 06/20

Comptez entre 2h et 3h pour voir le bout du jeu sans vous presser. Le faible nombre de collectibles, de même que les chemins alternatifs pour arriver à la même fin, ne poussent pas vraiment à la replay value et même si le prix de 19€ est plutôt doux, on trouve que pour l’expérience proposée, il est bien trop élevé.

Note Globale N-Gamz.com: 10/20

Avec un tel parti pris scénaristique, The Town of Light aurait pu nous proposer un survival horror incroyable en environnement réaliste, ou encore une aventure narrative à choix multiples avec diverses fins, le tout sur fond d’aliénation mentale et de sévices corporels aptes à retourner le cerveau du gamer. Au lieu de ça, LKA nous offre un walking simulator mou, à la réalisation bancale, à la linéarité plutôt violente et dont on a bien du mal à s’attacher à l’héroïne principale. Reste un récit original, une ambiance sonore incroyable, quelques scènes chocs et une fin marquante, mais entre les deux, on s’ennuie… et ce même à petit prix!



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Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!