Review

Quelques semaines après la preview de The Last Tinker, N-Gamz a enfin pu tester le jeu complet ! Etant donné notre enthousiasme lors de cet avant-goût, c’est avec un énorme plaisir que nous nous sommes lancés dans l’aventure de ce jeu développé sous Unity et à destination du PC, avec une version PS4 d’ores et déjà sur les rails!

Un monde de couleurs

Attention, Koru est prêt à tout pour sauver sa ville !

Koru, notre héros simiesque, coule des jours paisibles à Couleurville, en compagnie de son ami Tap. Enfin, paisibles, c’est vite dit ! Couleurville souffre : les habitants se livrent une méchante petite guerre, et se divisent petit à petit en clans, selon leur couleur. Ainsi, on retrouve les Rouges, constamment énervés ; mais également le clan vert, qu’un rien effraye ; et le clan bleu, qui passe son temps à pleurer. Pas grand chose de bien joyeux, donc. Comme si ce n’était pas suffisant, la situation va clairement empirer lorsque la « Grisaille » va envahir la Cité, effaçant sur son passage toute trace de couleur, et figeant les autochtones. Heureusement, Koru, armé de son courage et de son écharpe en laine -c’est toujours utile, on ne le dira jamais assez !-, va faire tout son possible pour aider ses amis, et, petit à petit, se retrouver entraîné dans un grand voyage pour sauver la ville toute entière !

Pour ceux qui ne le sauraient pas, The Last Tinker est le tout premier jeu non-smartphone de Mimimi Productions. Un sacré challenge pour ce studio alors que nous avions été clairement séduits par la preview, bien que quelques doutes persistaient… Ces derniers ont-ils été dissipés lors du test final? A voir tout de suite!

Une vraie palette d’artiste

Une direction artistique ultra colorée!

La première chose qui vous sautera aux yeux en jouant à The Last Tinker, ce sont bien évidemment… les couleurs ! Le titre, qui signifie littéralement « Le Dernier Bricoleur – La Ville des Couleurs » tient à cet égard toutes ses promesses et nous offre un monde bien construit, bourré de détails et de teintes toutes plus bigarrées les unes que les autres : du rouge, du bleu, du vert,… Il y en aura pour tous les goûts ! D’ailleurs, les graphismes ne sont pas sans rappeler les grands classiques du jeu d’aventure/plateforme, tels que le regretté Spyro. L’univers, plein de PNJ très variés y allant chacun de leur petite anecdote, nous offre un voyage excessivement agréable visuellement, voire même relaxant, au beau milieu d’une large palette de couleurs.

Tant qu’on en est à parler technique, précisons que l’ambiance sonore n’est pas en reste, et que l’on apprécie tout particulièrement les bruits un peu étranges émis par les différents personnages. En effet, même si les cinématiques sont doublées, les dialogues dans les autres scènes sont « bruités » de façon un peu loufoque, comme dans les productions « Rare Software » à l’époque bénie de la Nintendo 64 ! Cela ajoute bien entendu encore un peu plus de charme rétro au jeu.

A vos manettes !

Des PNJ plus attachants les uns que les autres pour un gameplay simple mais rôdé

The Last Tinker, est, en termes de jouabilité, un titre très simple d’accès et vous le découvrirez dès les premières minutes, surtout si vous avez… une manette ! Et oui, le soft prend en charge le pad d’excellente façon, tout le contraire du combo clavier-souris qui ne s’avérera pas très évident à maîtriser et encore moins confortable sur de longues sessions de jeu. On vous aura prévenu : investissez de suite dans une bon paddle.

Manette en main, donc, le monde de The Last Tinker s’ouvre à vous. Votre personnage se déplace aisément, la caméra se manipulant sans aucun problème et étant, de base, assez rapide et fluide. Vous pouvez marcher, courir et surtout envoyer de sacrés coups de poings ! En termes de déplacements, vous aurez également le loisir de grimper aux arbres, sauter de pierre en pierre de façon totalement automatisée (les amoureux de Zelda 64 comprendront ce que je veux dire), ou encore faire du « grind » sur de nombreuses rampes. Un seul bouton est utilisé pour le tout, rendant le titre très intuitif.

Un avenir haut en couleur ?

Les grosses craintes que nous avions émises lors de notre preview de The Last Tinker concernaient principalement la facilité de l’heure de jeu proposée alors, notamment à cause de tous ces mouvements presque automatiques à l’approche d’un obstacle. Heureusement, bien que le début du soft fasse la part belle aux actions basiques, vous serez heureux d’apprendre que l’on trouve un peu plus de challenge par la suite ! Ainsi, les parcours à arpenter à pied ou en grind sont extrêmement variés, de même que les combats, dans lesquels il faudra souvent réfléchir à une approche un brin stratégique afin de les mener à terme, plutôt que de foncer dans le tas et de frapper tout ce qui bouge ! The Last Tinker réussit donc amplement son pari d’être beau, coloré, fun à jouer, et d’offrir une accessibilité immédiate qui ne se fait pas au détriment du challenge. Un excellent jeu d’aventure/plateforme que l’on vous recommande chaudement !

La bande-annonce

Réalisation: 18/20

Sur ce point, on peut dire que les développeurs ont réussi leur coup, tant le petit monde qu’ils ont créé est immersif. Ici, pas besoin d’ultra réalisme pour avoir l’impression d’y être ; un univers pensé de A à Z suffit largement, et le moteur Unity fait le reste en l’enrobant de merveilleuses couleurs et d’une animation sans faille. Un dépaysement total.

Gameplay/Scénario: 16/20

Très facile à prendre en main, le gameplay se tient et s’aligne parfaitement sur les graphismes du jeu. Le challenge se renouvelle sans cesse, que ce soit par les différents obstacles, styles de combats ou encore les nouvelles techniques acquises avec le temps. Le scénario est bien ficelé et, même s’il est sans grande surprise, il ne tourne pas en rond pour autant. Impossible de s’ennuyer !

Bande-Son: 16/20

Bien qu’elle ne soit pas exceptionnelle, la bande-son remplit parfaitement son rôle. Elle aide à l’immersion dans ce monde un peu loufoque et déluré et ne dépareille jamais avec le reste. Les bruitages quant à eux sont particulièrement agréables et immersifs.

Durée de vie: 15/20

On regrette que le jeu ne fasse qu’une dizaine d’heures ! Certes, il s’agit d’une durée de vie très raisonnable par rapport à son prix, cependant, on prend tellement vite goût à jouer avec Koru que l’on n’aurait pas dit non à quelques aventures de plus !

Note Globale N-Gamz.com: 17/20

Après une preview très prometteuse, on peut dire que The Last Tinker a rempli sa part du contrat ! Ainsi, les points positifs que nous avions notés tels que le gameplay et l’univers se sont encore développés et améliorés alors que les négatifs, comme la facilité, ont disparu ! Le titre de Mimimi Productions est un vrai petit bijou du free-running qui conviendra aussi bien aux enfants ou joueurs novices, grâce à son monde tout en couleurs et à sa facilité de prise en main, qu’aux gamers aguerris qui cherchent un moyen de se détendre dans un monde fun et totalement dépaysant, sans prise de tête !

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About the Author

Amy
Amy
Gamer girl et otaku dans l'âme, j'ai fait du fansub -aux postes de traductrice/checkeuse- pendant plusieurs années. A la fin de mon anime favori (R.I.P. Bleach), j'ai lentement décroché ; et depuis, j'ai erré sur le net ... Jusqu'à ce que je trouve N-Gamz ! Un site qui me permettrait de partager ma passion non plus de la japanim, mais des jeux vidéos avec un public ; parfait ! Je vais donc mettre tout mon petit coeur dans mes articles et tests, en espérant qu'ils vous plairont ! Random fact : je fais un délicieux brownie