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Que ce soit par le biais de vidéos, images ou autres news, cela fait des mois et des mois qu’on parle du nouveau survival-horror du créateur de Resident Evil : The Evil Within ! Le soft est désormais dans les bacs et emmène le joueur dans un univers totalement psychotique où règne le mal absolu. Au cœur de ces limbes, il ne sera pas facile de distinguer la réalité du cauchemar… Viendrez-vous à bout du jeu ou plutôt… de cet Enfer !

Entre réalité et illusion

Des corps pendus, des êtres enlacés de fil barbelé, du sang qui dégouline. Bienvenue dans l’univers gore de The Evil Within!

Shinji Mikami, célèbre grâce à sa saga Resident Evil, a fondé sa société, Tango Gameworks, en mars 2010. C’est une filiale de ZeniMax Media où se trouve également d’autres entreprise de développement dont id Software (Doom, Quake et Wolfenstein) et Bethesda Game Studios (The Elder Scrolls). Composée de plusieurs employés issus d’autres grosses sociétés comme Capcom, l’équipe de développement s’est très vite mise au travail sur The Evil Within, leur premier projet débuté fin 2010 sous le nom de code Project Zwei. Leur but : créer un soft qui mettrait la survie au cœur même du gameplay.

Dans The Evil Within, vous incarnez l’Inspecteur Sebastian Castellanos, de Krimson City. Au cours d’une enquête sur un massacre à l’hôpital psychiatrique de Beacon, notre héros ainsi que son coéquipier, Joseph, et la détective Julie Kidman vont vite tomber dans les entrailles d’une dimension maléfique. Celle-ci semble être générée par un dénommé Ruvik, un humain qui parvient à modifier la perception des choses, ce qui a pour conséquence de dérouter totalement nos 3 acolytes. Et ce n’est pas la rencontre avec le docteur Marcelo Jimenez et son patient fou, Leslie, qui va venir arranger les choses… Ainsi, dès le début de ce cauchemar, vous allez vous retrouver pendu par les pieds dans une pièce remplie de cadavres, avant d’intégrer mystérieusement un hôpital d’aliénés dirigé par une infirmière plus qu’étrange. Votre personnage rêve-t-il ou essaie-t-on plutôt de l’éloigner de la vérité ?  Dans tous les cas, les monstres qui vous entourent semblent bien réels et Sebastian devra jouer de ruse afin de sauver ses partenaires et retrouver, on l’espère, la raison.

Economiser les balles, la clé de la survie.

Les boss ont tendance à être cruels et efficaces. Ils ne vous laisseront aucun répit.

D’emblée, dans ce survival-horror à la troisième personne qu’est The Evil Within, vous comprendrez qu’un des meilleurs moyens de rester en vie est basé sur… la furtivité, d’autant que les munitions ne tomberont pas du ciel ! Et encore moins si vous décidez de jouer dans le plus dur des trois niveaux de difficulté, croyez-moi ! Niveau discrétion, lorsqu’un ennemi est proche, une icône d’état alerte représenté par un œil apparaît. Si celui-ci est à moitié clos, c’est que le monstre ne vous voit pas. Vous pourrez alors tranquillement l’approcher par derrière pour une attaque surprise mortelle… qui ne fonctionnera bien évidemment plus sur les adversaires rencontrés plus loin dans le jeu, faut pas déconner. Mais si l’œil est grand ouvert, fuyez !!!  Et si vous ne le pouvez pas, vous n’aurez plus qu’à tenter d’abattre les atrocités qui vous pourchassent à mains nues, avec une arme blanche (torche ou hache, une seule utilisation possible) ou grâce à votre arsenal comprenant armes à feu, arbalète ou grenades. L’arbalète d’ailleurs, dénommée Agonie, est extrêmement puissante puisqu’elle peut contenir plusieurs carreaux aux propriétés différentes (gel, foudre, immobilisant, …). Les flèches devront au préalable être créées grâce à des pièces détachées que vous trouverez au sol ou en désamorçant des pièges.

Les monstres ne réfléchissent pas, s’ils vous voient, ils avanceront. Profitez-en pour retourner les pièges contre eux-mêmes.

Les pièges, justement, sont extrêmement nombreux et il vous faudra faire constamment attention où vous mettez les pieds sinon c’est l’explosion, l’écrasement, l’arrachage de membre, et j’en passe ! L’avantage est que vous pouvez les utiliser contre les ennemis qui en veulent à votre peau. Jouissif, surtout lorsqu’on jette une bouteille pour attirer les monstres pile dessus, le tout en étant bien planqué dans l’une des nombreuses cachettes à découvrir au sein des niveaux! Mais surtout, n’oubliez pas une chose primordiale : brûlez les corps avec des allumettes pour éviter que les ennemis ne se réveillent à nouveau! Et n’hésitez pas à fouiller les moindres recoins de l’environnement pour dénicher du gel vert qui vous permettra d’améliorer vos aptitudes (santé, sprint, …), vos armes, mais aussi votre capacité de stockage d’items.

Un upgrade par la torture ?

Mais où utiliser ce gel ? Tout simplement sur une chaise de torture, au sein d’un hôpital psychiatrique dont vous semblez être le résident et que vous rejoindrez en traversant divers miroirs. Géré par une seule infirmière, l’édifice contient une borne de sauvegarde, mais aussi une pièce munie de divers casiers renfermant des objets de toutes sortes, à ouvrir au moyen de clés disséminées ça et là dans les niveaux. En parlant d’objets à récolter, vous trouverez également des documents vous en apprenant plus sur l’histoire du jeu. Enfin, concernant la durée de vie, on notera la présence d’un new game + pour un titre qui se finit pour la première fois en une vingtaine d’heures en fouillant les moindres recoins.

L’endroit où l’on améliore ses aptitudes n’est pas du goût de tous.

Enfin, niveau influences, on se rend vite compte que Tango Gameworks a pioché sur d’autres survival-horror à foison, notamment pour certains paysages comme le centre de soin ou la ville dévastée made in Silent Hill, ou encore le village du début de Resident Evil 4. Sebastian Castellanos a, quant à lui, les mêmes attitudes que Leon S. Kennedy version Resident Evil 6 avec un physique ressemblant étrangement à Edward Carnby d’Alone In The Dark dernier du nom. En clair, The Evil Within est un vrai concentré de ce qu’on a fait de mieux dans le genre ces dernières années.

Il n’y a pas de lumière sans ombre

La première chose que l’on remarque en lançant The Evil Within, ce sont les bandes noires en haut et en bas, qui prennent facilement deux septièmes de l’écran. Si, sur une TV Led de bonne taille, on n’y fait pas trop attention, sur un petit écran, comme celui de la PS Vita en Stream-Play, c’est vraiment gênant et ça nuit grandement à l’immersion alors que leur but premier était justement de donner un côté plus cinématographique au jeu. Notez qu’une mise à jour sur PC a permis de les enlever, au choix. La focale n’est pas toujours optimale non plus, rendant difficile la vision de l’action lorsque votre personnage est accroupi. Sans parler du corps à corps durant lequel la caméra se montre parfois très capricieuse. Dommage. Hormis ces deux-trois errances, la réalisation du soft est plus que satisfaisante sur current-gen, avec des effets climatiques (vent, pluie, …) crédibles, des décors détaillés enrichis par une gestion des lumières et des ombres d’une saisissante beauté qui apporte grandement à l’ambiance générale du titre. Le constat est un peu plus en demi-teinte sur next-gen, même si le moteur id Tech 5, modifié pour l’occasion, propose des graphismes très corrects. On sait que la PlayStation 4 et la Xbox One peuvent envoyer bien plus lourd, c’est un fait. D’autre part, plusieurs bugs sont à noter avec des éléments du décor qui « transpercent » parfois les personnages (portes, ennemis, meubles, …).

Les paysages auraient pu être un peu plus travaillés sur Next-Gen, mais les jeux de lumière forcent le respect

Niveau bande-son, pour ceux qui se souviennent du trailer de lancement du jeu, vous avez sans doute reconnu « Air », une musique classique du grand Johann Sebastian Bach. Et bien c’est ce style de musique que l’on retrouve dans The Evil Within, le tout mâtiné de sonorités angoissantes du plus bel effet. Pour les dialogues, même si leur contenu n’est pas fameux, les doublages français sont de bonne qualité avec des doubleurs professionnels tels que les voix françaises de Kirsten Dunst, Christian Bale (Batman actuel), Andrew Ryan (Bioshock) ou encore Derek Simmons (RE6).

« La survie dans l’antre de la folie. »

Ambiance angoissante, boss stressants et bonne dose de gore et de paranormal, voici les principales caractéristiques d’un bon survival-horror. Ça tombe bien : The Evil Within possède tout cela, en plus d’une très bonne réalisation et d’un gameplay prenant, magnifié par une bande sonore de qualité et des jeux de lumières/ombres hallucinants ! Bref, vous n’avez aucune raison de passer à côté !

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 15/20

Malgré quelques défauts qui peuvent être perturbants (mais qui pourraient être réparés si mise à jour il y a) comme les bandes noires, quelques ralentissements ou encore la caméra pas toujours optimale lors des corps-à-corps, The Evil Within est doté d’une bonne réalisation. Le moteur graphique date un peu mais on oublie vite cela grâce à des effets de lumière de haute volée qui viennent appuyer une ambiance horrifique bien présente.

Gameplay/Scénario: 16/20

Le scénario est vraiment prenant. On a terriblement envie de comprendre ce qu’il se passe dans la tête de Sebastian et des autres protagonistes enfermés dans ce cauchemar, notamment Ruvik et ses réelles intentions. Le gameplay, quant à lui, est un mélange entre Resident Evil, Silent Hill et The Last of Us avec un aspect infiltration/survie très prononcé, surtout durant les premières heures de jeu avec ses meurtres silencieux, ses pièges à désamorcer par dizaines et ses ennemis retors. On aurait aimé que le héros soit un peu moins raide à manier, mais au final c’est un vrai plaisir de jouer dans cette ambiance plus que réussie.

Bande-Son: 18/20

La bande sonore de The Evil Within est travaillée et bigrement immersive. Jouez au casque pour vous faire un maximum de frayeur! En effet, on se laisse littéralement happer dans le cauchemar de nos héros, notamment grâce à la foultitude de bruitages d’ambiance qui donnent de la crédibilité à l’horreur qui vous entoure. De plus, et c’est assez rare pour être souligné, les doublages français sont très bons même si on regrette de ne pouvoir opter pour la V.O. à moins de faire passer sa console toute entière dans la langue de Shakespeare.

Durée de vie: 17/20

Comptez au moins une quinzaine d’heures pour finir le jeu une première fois sans trop s’y attarder. Rajoutez plusieurs heures supplémentaires pour obtenir tout ce qu’il vous manque, et un peu plus pour terminer le soft en difficulté survie (bon courage). Grosso modo, 25 heures seront nécessaires pour récupérer tous les trophées/succès. A noter que divers DLC sont également prévus (un Season Pass à 19,99€ est d’ores et déjà disponible).

Note Globale N-Gamz.com: 17/20

On a en beaucoup parlé de ce survival-horror et franchement, si vous êtes amateur du genre, il vous faut The Evil Within dans votre ludothèque. Shinji  Mikami a réussi à nous livrer une ambiance malsaine du début à la fin, avec un gameplay qui reprend les bonnes idées de la concurrence même s’il s’essouffle un peu sur la fin. Mais ce qui frappe le plus dans le soft, c’est le degré d’immersion proposé grâce à une bande-son maîtrisée et des jeux de lumière hallucinants qui vous feront entrer de plein pied dans cet univers macabre… Attention à ne pas sombrer dans la folie !


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About the Author

Devilhawk

Utilisateur de jeux vidéos depuis tout petit (j’ai commencé avec Bubble Bobble et Prince of Persia), je possède actuellement PS3, PSVita et bientôt PS4. Je suis fan de la série Kingdom Hearts, des jeux destructeurs (comme Red Faction et les Lego (si, si!)) et des jeux en coopération. Question cinéma, je me tourne plus vers les films d’horreurs (sauf les slashers) ainsi que les séries à suspens (tel Lost). Je suis également admirateur d’Hayley Williams et de son groupe (Paramore). Sinon je peux être disponible pour des parties multijoueurs aussi bien en coopération qu’en compétition (du moment que ce soit par équipe, j’aime pas le solo).