Review

Pendant toute l’ère Secondaire, les dinosaures ont régné en maître sur notre planète. 160 millions d’années de terreur jusqu’à ce qu’une météorite les décime tous. Mais pas ici ! Dans Primal Carnage, les reptiles géants sont bel et bien présents, et les humains doivent les combattre pour assurer leur survie dans un environnement extrêmement hostile.

Viande d’humains ou de reptiles, un des deux camps mangera ce soir 

La guerre entre humains et dinosaures fait rage!

Si les jeux mettant en scène des dinosaures sont légions (Dino Crisis, Jurassic Park, …), force est de constater que les FPS qui les utilisent comme ennemis sont plus rares. De mémoire, il y a bien Turok, mais la licence semble bel et bien perdue dans les abysses vidéoludiques. Du coup, Primal Carnage pourrait bien tirer son épingle du jeu en proposant un pitch scénaristique poussé, avec voyages dans le temps, clonage et j’en passe…oui, si les développeurs en avaient eu l’idée…

En effet, point d’histoire à multiples rebondissements ici. On a un FPS Multi en VS, où dinos et humains vont se tirer la bourre pour savoir qui a le droit de survivre. Bon ok, si on n’a pas de scénar, on suppose que le système de jeu palliera ce manque, ne serait-ce qu’en nous permettant d’incarner ces sauriens titanesques. Ne  bougez pas, c’est exactement ce que nous allons voir.

De la variété, mon ami, de la variété !

Les dinosaures se jouent à la troisième personne

Le jeu repose essentiellement sur le travail en équipe et la diversité. Les humains, jouables en vue interne, devront rester en groupe et incarner la classe qui leur correspond le mieux, tandis que les reptiles, qui se manient à la troisième personne, devront se coordonner pour dévorer notre espèce. Cinq classes sont disponibles dans les deux camps. Niveau humain, le mercenaire est un mec bien musclé armé d’un fusil d’assaut monté d’un lance-grenade. Son arme est très imprécise lors des longues rafales et il faudra la jouer tactique pour ne pas mettre tout son chargeur à côté de la cible. L’éclaireur, un indien très efficace à courte portée grâce à son fusil à pompe, est capable d’aveugler les ennemis avec ses fusées éclairantes, permettant de semer la zizanie dans le camp des dinosaures.

La très jeune et jolie scientifique, sniper de son état, est équipée de son fusil pour les combats longue distance et d’une matraque électrique qui lui portera secours en cas d’attaques rapprochées. Le trappeur, lui, utilise un revolver et un Desert Eagle en akimbo (deux armes, deux mains) ainsi qu’un lanceur de filets pour immobiliser les raptors et les poignarder en un kill instantané. Enfin, le pyromane possède un « lance-flammes-tronçonneuse » (oui, ça existe !) qui brûlera lentement les méchants carnivores.

Dans le camp des dinosaures, cinq classes seront présentes, mais sous restriction. Ainsi, le T-Rex ne sera disponible, en nombre limité, que si un certain quota de joueurs se trouve dans la partie.  Avec sa force et sa hauteur, ce monstre est capable de faucher et manger les humains pour regagner de la santé, à moins qu’il ne décide tout simplement de les piétiner. Le raptor, lui, fera enfin preuve d’intelligence dans ce jeu (ndlr : référence au joueur du grenier et son gag sur les raptors « teubé »). Grâce à sa rapidité et son agilité, il se jettera sur ses victimes pour les déchiqueter avant de disparaître aussi vite qu’il est venu. Une très (trop?) forte ressemblance avec le « Hunter » de Left For Dead 2…

Malgré le peu d’armes disponibles, le soft surprend agréablement par la diversité de ces classes, qui oblige le travail en équipe

On passe à la suite avec, pour désorienter et ruiner les plans des humains, le Dilophosaurus et sa capacité à cracher de la bile afin d’aveugler ses cibles. Idéal pour semer le trouble et laisser la victime face aux crocs des raptors ou aux griffes du Ptéranodon. Justement, ce dernier est quant à lui capable de voler pour effectuer une reconnaissance et donner la position des humains. Il pourra même en capturer un pour le forcer à chuter d’une hauteur mortelle. Enfin, le Carnotaurus est un long dinosaure avec des bras ridiculement petits. Il comble ce défaut par son imposant crâne donnant de douloureux coups de têtes et sa capacité à charger pour forcer la dispersion des ennemis.

Malgré le peu d’armes disponibles, le soft surprend agréablement par la diversité de ces classes, qui oblige le travail en équipe, ce qui fait la force du gameplay, d’ailleurs assez facile à maîtriser. Les Combats sont vifs, nerveux, et le plaisir de jeu est instantané, du moins au début. En effet, niveau modes de jeu, vous allez être déçus car les batailles se résument à du Match à Mort par équipe dans 5 cartes différentes. Pas de quoi crier au génie niveau variété des situations et tenir la route sur le long terme.

Si Michael Crichton voyait ça!

La classe du T-Rex est limitée en nombre…heureusement!

C’est ce qu’on est en droit de se demander au vu de la différence de traitement graphique entre les dinosaures et les humains. Si les premiers sont finement texturés et disposent de bons modèles 3D, les seconds sont beaucoup moins travaillés. Je subodore que les sauriens ont eu des arguments plus « tranchants » pour allouer une plus grosse partie du budget à leur réalisation^^. Niveau moteur de jeu, on tourne sous Unreal Engine 3, ce qui se ressent notamment sur le soin des environnements. L’herbe est criante de vérité et les installations sont on ne peut plus réalistes. Des décors plus qu’agréables qui montrent que les dinosaures ne sont pas forcément des ravageurs sans pitié. Dommage qu’il y ait si peu d’interactions possible.

Pour conclure, cela faisait bien longtemps que je n’avais plus entendu parler des bons vieux reptiles pré-historique. L’idée de pouvoir les incarner est plus qu’originale, mais terriblement risquée aujourd’hui, la place étant trop réservée au moderne et au futuriste. Ça tombe bien, les humains du soft sont là pour représenter cette tendance, alors additionner les deux nous donne de fait un mélange assez sympa, hélas pas assez travaillé en termes de modes de jeu et de profondeur.

La bande-annonce

Réalisation: 14/20

Pour engendrer une mauvaise réalisation avec l’Unreal Engine, il faut vraiment le vouloir. Heureusement, c’est loin d’être le cas ici et les détails graphiques sont recherchés, tout comme la patte artistique, qui donne une ambiance générale parfaite pour les combats entre humains et dinosaures. Dommage que lesdits humains n’aient pas bénéficié de tout le soin apporté aux reptiles…

Gameplay/Scénario: 15/20

Ne cherchez pas de scénario, il se résume à une peau de chagrin. Des humains VS des dinosaures, c’est tout ce que vous aurez. Le gameplay est simple à prendre en main mais un peu rigide du côté de notre espèce. Cette sensation de lourdeur à du mal à quitter le joueur. Les dinosaures, un peu plus techniques dans leurs déplacements, offrent un vrai régal une fois maîtrisés.

Bande-Son: 13/20

Mis à part la musique du menu principal qui s’inscrit parfaitement dans l’ambiance d’une attaque de T-Rex, je n’en ai pas entendu une seule ingame. Les bruits du vent et de la pluie sont assez fidèlement reproduits, mais en revanche, les doubleurs ne sont pas suffisamment dans le ton de la bataille.

Durée de vie: 06/20

Un mode de jeu, 5 cartes. Pas de classement. Le minimum syndical, voire même moins. Si on s’éclate au début, on fait bien trop vite le tour du soft. Une mise à jour du jeu = une mise à jour de la note. Pas avant. C’est tout !

Note Globale N-Gamz.com: 13/20

Trop décevant au niveau de la durée de vie, ce Primal Carnage offre un principe du jeu qui s’avère pourtant très bon. Les dinosaures permettent un changement radical de gameplay et les incarner constitue une excellente idée. La réalisation est de bonne facture malgré un bémol du côté des humains, et le plaisir de jeu est immédiat, quoique trop court. Il faut impérativement de l’ajout de contenu au risque de gâcher toutes les bonnes intentions du titre.

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About the Author

Pliskin
Fan de Metal Gear Solid depuis le premier jour, je suis le premier a avoir réalisé des mods et des hacks sur la série. J'aime beaucoup cette saga, et encore plus le personnage d'Otacon qui renforce son esprit au fil des épisodes. En ce qui me concerne, je suis connu sous le nom de Pliskin Hunter (auparavant RushSnake), fondateur de l'équipe RedCode Interactive. J'aime beaucoup les jeux d'actions, d'aventure, avec un bon scénario. Je pense particulièrement à la trilogie S.T.A.L.K.E.R qui est juste magnifique. Sinon, je ne suis pas du tout axé cinéma et manga. Je suis un grand fan de MacGyver, Stargate et City Hunter. Hyperactif, j'ai du mal à regarder une série ou un film sans faire quelque chose d'autre à côté.