Review

Police Shootout, développé par le studio polonais Hypnotic Ants et édité par Ultimate Games, est disponible depuis le 14 mars 2025 sur PlayStation 5, PS5 Pro, Xbox Series X|S et PC. Ce titre à petit budget (environ 20 €) propose une approche originale du simulateur policier en mélangeant enquête légère et combats tactiques au tour par tour en vue subjective. Sur PS5 Pro, il profite d’une résolution plus nette et d’une fluidité renforcée, mais reste marqué par ses limites techniques évidentes. Une curiosité indie qui tente de se démarquer dans un genre dominé par les gros calibres.

Une mutation bien sombre

Vous incarnez Scott Price, un policier expérimenté transféré de force dans la petite ville côtière de San Adrino après des événements troubles dans sa précédente affectation. Au fil des interventions quotidiennes – braquages, prises d’otages, disputes domestiques –, une intrigue personnelle se dessine autour de la disparition de votre frère et des raisons cachées de votre mutation.

Le récit reste très léger, servi par des dialogues simples et des cinématiques statiques, mais parvient à créer un fil conducteur qui motive à avancer. Sans être mémorable, l’histoire évite le ridicule complet et offre quelques choix moraux influençant les fins.

« Police Tactical ? »

Le système de combat au tour par tour en vue FPS constitue la vraie originalité : chaque mission se déroule sur une petite carte fixe où vous disposez de points d’action pour vous déplacer, viser, tirer, utiliser taser ou gaz lacrymogène, ou encore négocier via des phrases prédéfinies. La gestion de la tension est clé : neutraliser sans tuer rapporte plus de points, tandis que l’approche létale simplifie les choses mais pénalise le score. Les missions, courtes (15-30 minutes), alternent entre infiltration discrète, assaut frontal et interrogatoires, avec une petite enquête préalable pour collecter des indices utiles à la négociation.

La progression repose sur un arbre de compétences basique mais satisfaisant : expérience gagnée à chaque intervention débloque des perks (meilleure précision, plus de PV, réduction du stress des suspects). L’inventaire limité force à faire des choix, et les gadgets (bouclier balistique, miroir d’angle) ajoutent une couche tactique bienvenue. La rejouabilité est correcte grâce aux différents scores et trophées, même si l’absence de mode libre ou multijoueur limite la durée de vie à une petite dizaine d’heures.

Une réalisation qui rate sa cible ?

Sur PS5 Pro, le jeu propose un mode Performance stable à 60 fps en 1080p upscalé ou un mode Qualité à 30 fps en 4K natif, avec des temps de chargement rapides et une utilisation honnête des gâchettes adaptatives du DualSense pour les tirs et rechargements. Visuellement, c’est malheureusement très daté : modèles low-poly, textures baveuses, animations rigides et environnements répétitifs rappellent un titre PS3 tardif. L’éclairage dynamique sauve un peu les meubles, mais le tout manque cruellement de polish.

La bande-son est tout aussi minimaliste : musique d’ambiance générique, effets sonores corrects mais sans relief, et doublage anglais approximatif avec des accents parfois caricaturaux qui prêtent à sourire.

Police Shootout : Trailer

Note N-Gamz : 13/20

Police Shootout sur PS5 Pro reste une expérience indie attachante grâce à son concept tactique original au tour par tour, sa progression motivante et ses missions variées qui changent agréablement des FPS classiques. La fluidité sur PS5 Pro et le prix modeste jouent en sa faveur, mais les graphismes archaïques, le doublage faible, les bugs occasionnels et un contenu limité freinent l’enthousiasme. Un titre honnête pour les curieux de simus policières tactiques, sans prétention mais sans grande ambition non plus, d’où une note équilibrée pour un jeu qui fait ce qu’il peut avec ses moyens.



About the Author

Selyna (Céline Franceus)
Amoureuse des mangas et des jeux vidéo cosy ou d'action (Stellar Blade, je t'adore), je suis fan de films de Noël, de fantasy et de comédies romantiques ainsi que de l'époque Victorienne. Mon cher Neoanderson m'initie à la SF et aux films d'horreur tout en me faisant découvrir de nouveaux genres vidéoludiques tels que les Action-RPG façon Cyberpunk 2077 ou The Witcher et l'aventure ou encore la plateforme, de Zelda à Mario en passant par Princess Peach car j'aime énormément l'univers Nintendo. Qui sait, peut-être qu'un jour je vouerai un culte aux Survival Horror et aux J-RPG comme Mister Anderson ?