Review
Lancé le 6 février dernier par Koei Tecmo sous le développement de la Team Ninja, Nioh 3 entend élever la saga soulslike vers des sommets inédits avec un monde semi-ouvert temporel, fusionnant baston féroce et exploration mythique dans le Japon de l’ère Sengoku ravagé par les yokai. Testé sur PS5 Pro couplée à un OLED 4K 120 Hz et une DualSense Edge, ce troisième opus capitalise sur le Katana Engine pour une expérience viscérale, malgré quelques aspérités techniques héritées des prédécesseurs. De quoi gâcher la fête ? La réponse dans mon test complet sur la plus puissante des consoles !
L’ère Sengoku : le paradis des katanas !
Au cœur d’une ère fracturée par les voyages temporels, le ronin Hideyoshi affronte une conspiration divine où yokai ancestraux et seigneurs déchus tissent une toile de trahisons cosmiques. Entre cutscenes dynamiques et dialogues ciselés, l’intrigue – plus linéaire que l’open-field suggéré – met l’accent sur les dilemmes moraux d’un héros hanté par ses origines démoniaques, culminant en un climax shintoïste poignant. Moins cryptique que Nioh 2, ce récit gagne en accessibilité sans sacrifier sa profondeur philosophique.
Des combats toujours aussi jouissifs
Le cœur saigne au rythme d’un système de combat raffiné : poses multiples (katana fluide, naginata reachée, kusarigama imprévisible), pulse KI instantané et bursts yokai déchaînés transforment chaque duel en symphonie mortelle. Les builds hybrides – samouraï spectral ou ninja furtif – s’enrichissent de switchs temporels pour des combos imprévisibles, avec une IA adverse impitoyable qui punit la moindre hésitation. Les boss, colossaux et mythiques, exigent une maîtrise chirurgicale, évoquant un Ninja Gaiden dopé aux âmes, ce qui n’étonnera personne quand on connaît le passif de l’équipe de développement.
Un monde semi-ouvert qui fait du bien
L’exploration des ères interconnectées déborde de secrets – sanctuaires cachés, loots ésotériques, missions secondaires foisonnantes – prolongée par un multijoueur coop invasif et des arènes endgame impitoyables. Le loot infini et le crafting alchimique offrent une personnalisation abyssale, tandis que le New Game+ temporel bouleverse les runs. Sur PS5 Pro, les commandes haptiques du DualSense amplifient les parades, rendant la cinquantaine d’heures qu’il faudra pour boucler le soft plus addictive et empreinte de rejouabilité, d’autant que les mondes semi-ouverts sont plutôt riches en découvertes.
Un Katana Engine au maximum
Le Katana Engine, bien que daté, déploie sur PS5 Pro un mode Résolution en 4K dynamique à 30 fps stable (avec VRR) et FPS prioritaire à 60 ips (1440p upscalé PSSR), surpassant la PS5 classique en fluidité mais hélas sans RT massif ni éclats visuels révolutionnaires. On a aussi droit à du flickering sporadique et quelques textures rugueuses persistent. Heureusement, les chargements express et autres éclairages volumétriques des yokai impressionnent. L’OST, mêlant taiko lancinants et orchestrations épiques, envoûte, soutenue par un doublage anglais solide qui fait honneur au travail des comédiens.
Nioh 3 : Trailer
Note N-Gamz : 17/20
Nioh 3 sur PS5 Pro s’impose comme un bastion soulslike, porté par un combat extatique, un univers temporel captivant et une technique honorable qui tire le meilleur de la console malgré un moteur un peu éculé et l’absence de Ray Tracing. Les rares baisses de régime narratifs et visuels s’estompent heureusement devant une profondeur infinie de gameplay et des builds incroyables. Un vrai triomphe martial, pour 60 heures de fureur, confirmant la Team Ninja en maîtres incontestés de l’action impitoyable.
















