Review

Spin-off de la célèbre saga de Tactical RPG « Front Mission », dont le premier épisode date de 1995 sur Super Nintendo (le meilleur étant Front Mission 3 sur PS1 en 1999), Left Alive est un titre « Next-Gen » qui a réussi à embarquer à son bord rien de moins que Takayuki Yanase (Xenoblade Chronicles X), Toshifumi Nabeshima (Armored Core) et même Yoji Shinkawa, l’homme à qui l’on doit le character design et le mecha design de… la franchise Metal Gear Solid! Optant pour l’infiltration plus que pour le combat de mecha, le soft avait de quoi séduire sur le papier… mais la réalité est parfois rude, très rude!

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 1/20

On ne comprend ce qui s’est passé chez Square Enix pour nous pondre un jeu optimisé avec les pieds au point de le rendre parfois totalement injouable. Entre textures qui s’affichent avec 10 secondes de retard, aliasing, décors répétitifs et level design au rabais, autant dire que le constat pique déjà les yeux… alors quand en plus on y rajoute l’impossibilité de jouer en mode « Résolution » à cause d’une framerate qui doit avoisiner les 10fps, c’est tout bonnement scandaleux, sans parler de la rigidité de mouvements de vos héros. Dommage, le design des mechas était sympa.

Gameplay/Scénario: 4/20

On sent que l’histoire de Left Alive a été réfléchie et propose le destin croisé de trois personnages pris dans un conflit armé qui les dépasse, tentant juste de survivre. Un postulat de départ qui se voyait en plus augmenté de questions à réponses multiples censées impacter sur le scénario. Bref, le boulot était fait. Dommage donc que tout ça soit balayé par un gameplay tout bonnement catastrophique qui oscille entre menus totalement foireux, héros qui n’arrivent pas à attraper des munitions situées au niveau de leur torse sur une caisse, I.A. scriptée au possible et totalement buggée, saves frustrantes à souhait, adversaires increvables et surtout… absence totale de stealth kills! Il y avait de bonnes idées, comme la recherche et le sauvetage de civils, mais tout est totalement plombé par ce gameplay d’un autre âge qui n’a plus sa place sur nos consoles actuelles.

Bande-Son: 10/20

Si les compositions musicales sont plutôt bien amenées et que les bruitages des méchas font le job, les doublages anglais sont un trop en dent de scie pour réellement impliquer le joueur émotionnellement sur le long terme… si tant est qu’il y ait un long terme.

Durée de vie: 2/20

Ne vous leurrez pas, si vous survivez à la montagne de frustration liée au gameplay et la technique bien pourries du soft, vous en aurez pour une dizaine d’heures sans soucis… mais personne n’ira jusque-là et tout le monde laissera tomber le calvaire dès la troisième mission.

Note Globale N-Gamz.com: 4/20

On s’attendait à un soft qui envoie du lourd tout en fragmentant son récit entre trois personnages coincés dans la ville assiégée de Novo Slava en 2127. Trois histoires loin d’être manichéennes, avec même des possibilités d’embranchements scénaristiques en fonction des survivants que vous aidez et des réponses que vous donnez lors de rencontrés-clés. Left Alive partait donc bien, très bien même grâce à son casting de stars du jeu vidéo au développement, mais dès les premières minutes de jeu, on se rend compte que la réalisation rame à mort. Du coup, impossible d’utiliser le mode « résolution privilégiée » de la PS4 Pro et bonjour au mode fluidité, vous empêchant donc de bénéficier d’autre chose que du 1080p (et on n’ose même pas imaginer sur une PS4 Slim). Mais pire que tout, c’est le level design du soft et son gameplay anarchique et antédiluvien qui choquent pour un titre avec une telle dream team derrière lui. Un soft d’infiltration où l’I.A. est ultra scriptée, où l’ergonomie flingue la moindre recherche de cachette et où… il est impossible de tuer en silence! Oui, vous avez bien lu: pas de stealth kill dans Left Alive! Sachant que les gardes encaissent tous 4 headshots ou trois grenades explosives avant de tomber raide et que les balles sont ultra hard à trouver… vous voyez déjà le tableau! Frustration et déception à leur paroxysme sont donc les maîtres-mots de ce jeu qui avait pourtant tout pour réussir à une époque ou Solid Snake et Sam Fisher sont partis à la retraite!



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Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!