Review

Après un premier épisode bourré de promesses et qui s’est au final vautré en beauté lors de sa sortie en mars 2011, la saga Homefront semblait tombée aux oubliettes suite à la faillite de son éditeur : THQ. C’était néanmoins sans compter sur le côté « Bon Samaritain » de Deep Silver, lequel a racheté la licence, et donc le second opus en préparation chez Crytek, pour l’attribuer à Dambuster Studios. Encore une fois, on nous a fait miroiter monts et merveilles au travers de trailers aguicheurs et d’une dystopie qui devait nous bombarder simple résistant dans une Amérique sombre et en ruines, à deux doigts de la guerre civile. Hélas, un développement aussi chaotique ne peut donner qu’un résultat bancal… et Homefront : The Revolution, n’échappe pas à la règle !

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 04/20

On est sur Next-Gen, et si certains screens peuvent faire illusion dans Homefront : The Revolution, notamment de nuit et sous la pluie, le reste est tout bonnement indigne du support sur lequel il tourne. Textures grossières, animation qui se paie le luxe de descendre à 10FPS et bugs à foison auront tôt fait de vous faire lâcher la manette pour préserver vos yeux. A cela s’ajoutent de nombreux lags qui rendent le tout souvent injouable. Seul point positif : un Open World plutôt vaste quoique très répétitif, des effets de lumière en partie réussis, et des particules bien gérées, notamment pour les flammes. C’est peu, bien peu.

Gameplay/Scénario: 05/20

L’idée de faire de cet Homefront un FPS Open World avait de quoi séduire, et on se voyait déjà mener de petite guérillas urbaines pour renverser le régime des Nords Coréens… mais hélas le tout est trop cloisonné et buggé pour être réellement amusant. On ne retrouve que les ficelles classiques des jeux en monde ouvert, sans aucune originalité ni saveur particulière, et la maniabilité bancale n’aide pas vraiment à s’immerger dans cet univers pourtant scénaristiquement travaillé. Pire, la frustration s’invitera systématiquement à la fête à cause d’une I.A. ennemie déséquilibrée : tantôt trop agressive, tantôt totalement stupide, qui annihile toute possibilité d’infiltration. Rageant, comme les gunfights totalement ingérables d’ailleurs.

Bande-Son: 15/20

Incontestablement un point fort du jeu (et sûrement l’un des seuls), la bande-son de Homefront : The Revolution est lancinante et mélancolique à souhait, vous faisant entrer de plein pied dans cette horrible dystopie où seule une poignée de résistants tente de survivre face à l’oppression armée. Les doublages français sont de bonne facture également, et les bruitages crédibles.

Durée de vie: 05/20

Normalement, terminer le jeu devrait vous prendre entre quinze et vingt heures… mais c’est sur le papier car en pratique, vous allez mourir tellement souvent à cause de bugs et autres lags que vous pouvez doubler le compteur. Le souci, c’est que personne n’ira jusqu’au bout de ce supplice vidéoludique (il suffit de voir le nombre d’exemplaires déjà en occasion pour s’en convaincre).

Note Globale N-Gamz.com: 06/20

Si le premier épisode ultra linéaire était catastrophique, le second parvient à faire pire ! En tentant de sortir de la masse par la magie d’un Open World d’un classicisme outrancier, le titre de Dambuster Studios propose un gameplay basique aux travers de zones répétitives et mal agencées, mais surtout une réalisation tout juste abominable. Si les premières minutes de jeu font illusion grâce à de jolis effets de lumière et une pluie battante qui promet une atmosphère unique, la suite n’est faite que de modélisations 3D à la hache, textures risibles, bugs à outrance, freezes, lags et d’une I.A. schizophrénique qui aura rapidement pour conséquence d’induire une phrase choc dans votre esprit de gamer : « Plus jamais ça ! ». La licence Homefront est définitivement morte et enterrée, cet opus « Revolution » ayant lui-même creusé la tombe de la saga.



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Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!