Review

Le PlayStation VR a débarqué à la rédac et vous êtes nombreux à nous réclamer d’autres vidéo-tests histoire de craquer, ou non, pour le casque de réalité virtuelle de Sony. Profitant d’Halloween, le rédac’ chef et votre humble serviteur avons pris notre courage à deux mains pour affronter le ténébreux Here They Lie de Tangentlemen et Sony Santa Monica (God of War). Un titre qui a fait sursauter plus d’un journaliste lors des sessions previews, du moins au début… et c’est justement là que la magie disparaît : quand on passe d’un survival horror prometteur à une aventure narrative linéaire et nébuleuse. Gros potentiel gâché pour 20 Euros à débourser ? La réponse dans notre vidéo… pas si effrayante que ça!

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 15/20

Here They Lie possède un univers vraiment anxiogène. Vous vous baladez en effet dans un dédale de rues et de couloirs étroits et sombres arborant une direction artistique tout bonnement somptueuse faite de noir et blanc, quelques rares nuances de couleurs mettant en évidence des éléments importants tels que le jaune pour votre « ange » Dana ou encore le rouge pour… le sang et les visions d’horreur. Le tout, couplé à une animation vraiment fluide, vous procure d’emblée un sentiment de malaise qui vous tiendra en haleine tout au long du soft, pour une impression d’y être saisissante. Il est dommage, donc, qu’un flou bien trop proche de vous vienne gâcher la fête là où des titres comme Until Dawn ou Batman Arkham VR parviennent à l’utiliser avec plus de brio et de distance.

Gameplay/Scénario: 10/20

Si le début du soft, qui vous envoie dans une rame de métro hyper glauque à la poursuite de la belle Dana, sent bon les classiques du genre Survival à la Silent Hill, vous arriverez très vite dans un labyrinthe de ruelles qui vous donnera un faux sentiment de liberté. De fait et après deux-trois jump scare à tout casser, vous aurez vite fait de comprendre que le soft est terriblement linéaire et prévisible, ôtant de fait tout sentiment de peur malgré les quelques phases d’infiltration du début. On se balade mollement à cause de deux modes de déplacement souhaitant éviter tout motion sickness, en ramassant comme on peut des notes manuscrites aux interprétations tordues, décrochant des combinés téléphoniques bardés de messages bizarres quand on vous le demande, et en récupérant une pléthore de piles pour sa lampe torche, seule motivation à faire un peu de hors-piste, histoire de ne pas se retrouver dans le noir complet. A la fin, vous allez naturellement rusher droit devant vous pour finir déçu par une fin bien trop nébuleuse, on vous le dit…

Bande-Son: 17/20

L’environnement sonore appuie à la perfection l’univers anxiogène du jeu. Des raclements graves ou des cris aigus aptes à vous glacer le sang, un brouhaha continu dans les rues de la ville nocturne qui vous mettent mal à l’aise et surtout… un doublage français intégral ! Oui, pour la VR, on estime que c’est une obligation car lire des sous-titres gâche l’immersion d’un coup. On donnera également une mention « excellent » à la gestion spatiale des bruitages, notamment lorsqu’un monstre s’amuse à rôder autour de vous et que votre lampe torche rend l’âme. Panique assurée. Hélas, cela n’arrive que dans la première heure de l’aventure, avant que le soft ne se transforme en conte horrifique linéaire (et éclairé) au possible.

Durée de vie: 10/20

Comme beaucoup de jeux du line-up de lancement PlayStation VR, Here They Lie se boucle rapidement (trois heures montre en main) et possède une rejouabilité quasi nulle malgré ses deux fins bien trop nébuleuses. A 20 Euros, si les émotions et la peur étaient au rendez-vous, on aurait signé des deux mains, mais là…

Note Globale N-Gamz.com: 13/20

Here They Lie est un simili jeu d’horreur qui tient bien plus de l’aventure narrative que du vrai trip terrifiant. Quelques jump scare au début puis un voyage ultra linéaire et malsain en plein coeur d’une histoire qui part dans tous les sens, pour un final terriblement nébuleux. Le soft peut néanmoins se montrer digne d’intérêt grâce à son immersion incroyable générée par une direction artistique tout bonnement somptueuse, hélas amoindrie par un effet de flou vraiment gênant, et sa bande-son fantastique doublée en français. A 20 Euros et pour trois heures de jeu, le constat pourra sembler amer aux amoureux de grosses frayeurs, mais ceux qui recherchent une expérience différente gagneraient à essayer le soft de Tangentlemen.



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Arkamis
Arkamis
J'ai appris à connaître les jeux vidéo très tôt, grâce a mes frères, avec la NES, la Master System, et j'en passe. J'y ai découvert un univers de rêve qui, 15 ans plus tard, me réserve toujours autant de surprises et de plaisir, que ce soit rétro ou current gen