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Daedalic Entertainment est un développeur/éditeur allemand surtout réputé pour ses très bons jeux point & click. Ils ont entre autres développé : The Whispered World (Les Chroniques de Sadwick en français), The Dark Eye : Chains of Satinav (dont Delilah a d’ailleurs effectué le test récemment), The Night of the Rabbit et, bien sûr, la trilogie Deponia. De fait, ce Goodbye Deponia n’est autre que le dernier volet de la saga dans laquelle nous allons à nouveau retrouver l’égocentrique Rufus, gaffeur invétéré qui cherche toujours à sauver sa planète de la destruction. Une fin en beauté pour une série d’exception ? La réponse dans les lignes qui suivent !

« Tout a une fin »

La fin en apothéose d’une trilogie?

Comme dans chaque épisode de Deponia, le début du soft vous convie à une pièce tutorial, et croyez-moi celle-ci aura toute son importance dans cet opus. Ce sera donc à Toni, votre petite amie détestable, de vous enseigner les lois du point & click. Passé cette mise en bouche, place au scénario de ce Goodbye Deponia, qui reprend pile poil là où on vous en êtes restés la dernière fois avec Rufus et ses trois partenaires. Notre héros a encore une fois fait preuve d’imbécilité en conduisant le chalutier de Bozo droit sur le rail ferroviaire et en accrochant malencontreusement la grue de son navire droit sur un croiseur Organon. Ce problème va les entrainer dans un hôtel où, par le plus grand des hasards, l’Inspecteur Clétus, le sosie du personnage principal, passe la nuit. Coup de chance, vous êtes son portrait craché et il est le seul à même de stopper la destruction de votre planète mère, Déponia, en vous permettant de rejoindre Elysium, la c ité céleste.

En se faisant passer pour Clétus, notre charmant gaffeur va pouvoir infiltrer un vaisseau accompagné de Goal, la fiancée de ce dernier. Mais alors que tout semblait marcher comme sur des roulettes, notre cher Rufus va, comme à son habitude, tout faire de travers et se retrouver éjecté dans une usine à clônes dont il va rencontrer le créateur, Hermès. C’est parti pour un récit déjanté dans lequel vous allez contrôler non pas un, mais bel et bien trois Rufus dont chacun aura une tâche propre : sauver (à nouveau) Goal, prévenir la résistance et aller au quartier général de l’Organon pour retarder le trans-aérien. Déponia pourra-t-elle être sauvée à temps ?

« Me mail, You Fe-mail ! »

3 Rufus = 3 fois plus de bêtises!

Dans Goodbye Deponia, vous allez faire la rencontre de tout un tas de nouvelles têtes comme la famille de Bozo, par exemple, mais les anciennes connaissances seront toujours de la partie pour les fans de ce qui peut désormais être considéré comme une trilogie majeure du point & click. Bonjour donc à Lotti le transexuel ou encore Goon, qui vous hait toujours. L’humour est toujours aussi décalé et omniprésent du début à la fin, même dans les moments les plus délicats. Niveau énigmes, elles sont plus simple que dans Chaos on Deponia mais restent toujours très recherchée, malgré le manque de logiques de certaines (notamment le babyphone, qui va envoyer le son et également l’image de celui qui parle… à deviner plus qu’à comprendre). La section « Bonus » est toujours de la partie avec les Astuces, les Vidéos et le Guide. Enfin, la possibilité de contrôler pas moins de trois Rufus est vraiment hilarante et propose des choses plus qu’intéressantes, comme le fait qu’une action de l’un entraînera une modification dans l’environnement de l’autre (un peu à l’image du cultissime Day of the Tentacle). Sans compter que vous pourrez également échanger des items entre les protagonistes.

Comme tout point & click qui se respecte, le gameplay est assez classique : il faut balayer l’écran avec la souris pour trouver ce qui peut être pratique afin d’avancer et éviter ainsi de tourner en rond pendant des heures. Cependant, si vous êtes du genre fainéant ou impatient, il y a toujours la touche espace qui vous permet d’afficher les éléments cliquables dans le décor. De même, il est vivement conseillé d’essayer de combiner des objets ensemble, on ne sait jamais ! L’inventaire s’utilise toujours de la même façon que les précédents opous, soit via la molette ou alors via un clic gauche de la souris dans le coin de l’écran, mais la touche ‘I’ est également possible (les raccourcis peuvent être consultés dans le Bonus « Astuces »). Il est préférable de lire ce que les personnages secondaires vous racontent, car leurs indices vous seront indispensables si vous voulez savoir ce que vous devez faire (petit bémol, la quantité vraiment hallucinante de texte, mais quand on aime). Par contre, les casse-têtes peuvent être purement et simplement passés, mais ce faisant vous ne pourrez obtenir l’un des 50 succès Steam (8 cartes sont également disponibles). Heureusement, si vous avez du mal à comprendre ce qu’il faut faire il y a toujours la possibilité d’avoir une astuce à la demande.

« Huzza – Jamais deux sans trois »

Les casse-têtes sont plus simples et peuvent toujours être passés

Graphiquement, ce Goodbye Deponia ne propose pas de grandes nouveautés : les décors et les personnages sont toujours aussi soignés et colorés. Tout au plus remarquera-t-on que l’anti-aliasing a été fortement amélioré par rapport au premier Deponia. De plus, Rufus se voit doté d’un panel d’expressions retravaillé, avec des grimaces hilarantes qui lui donnent un côté on ne peut plus attachant.

Les voix sont également dignes des épisodes antérieurs, et heureusement car elles rendent de fait  le jeu très immersif, avec un casting qui colle clairement à la perfection à chaque protagoniste. Niveau musique d’ambiance, le soft dans l’éclectisme en touchant aussi bien au disco qu’au rock ou au classique, … Et puis, il y a toujours le barde et son Huzza qui sont là pour mettre l’ambiance entre chaque chapitre. Désopilant. Pratique, les voix sont disponibles en anglais ou en allemand, tandis que pour les sous-titres vous pouvez choisir le français notamment, mais sachez que les blagues dans la langue de Molière ne sont pas toujours aussi drôle qu’en anglais. Bref, si vous êtes anglophone, préférez la VO totale.

« Au revoir Deponia»

Goodbye Deponia termine donc une trilogie qui a su se forger au fil du temps un noyau de fans adeptes de l’humour et du point & click. Vous allez enfin savoir si la planète de Rufus va être sauvée ou non de la dévastation, et surtout ce qu’il va advenir de la superbe Goal après toutes ces aventures. Une chose est sûre, le jeu s’arrête clairement ici et propose une vraie fin, un quatrième opus aurait d’ailleurs certainement été celui de trop. En proposant un soft dans la continuité des deux autres opus, Daedalic contente amplement les adorateurs de la franchise, et risque bien de s’en attirer de nouveaux !

La bande-annonce

Réalisation: 16/20

Il n’est pas facile d’améliorer ce qui est était déjà très bon à la base. La réalisation fait honneur au point & click et propose surtout un anti-aliasing travaillé. Aucun souci d’animation à l’horizon et une direction artistique de haute volée. Que demander de plus ?

Gameplay/Scénario: 14/20

Le gameplay est identique aux précédents épisodes. C’est du point & click dans l’âme, et on se surprend même à regretter la première boucle scénaristique qui vous fait jouer en tant que sosie de Clétus, ce qui avait déjà été fait dans le premier Deponia. Heureusement, la suite est bien meilleure avec la possibilité d’incarner 3 Rufus pour le prix d’un, ce qui renvoie parfois aux meilleurs moments d’un certain Day of the Tentacle. On pourra remarquer également dans ce Goodbye Deponia, et plus que dans ses prédécesseurs, des clins d’œil à d’autres jeux, notamment lorsque l’un des Rufus dit à propos d’un objet qu’il touche : C’est comme Secret Files – Tunguska, c’est sec, long et mince (en fait, c’est un méchant clin d’œil).

Bande-Son: 18/20

La qualité sonore est toujours aussi parfaite, rien ne manque histoire d’avoir une très bonne ambiance. Mention spéciale pour les chansons du barde qui sont entrainantes et hilarantes.

Durée de vie: 14/20

Comme tout point & click, la durée de vie n’est jamais très longue, mais cet épisode reste néanmoins un peu plus fourni que les autres.

Note Globale N-Gamz.com: 16/20

Daedalic Entertainment a clairement réalisé, avec Deponia, une magnifique trilogie en tous points. Ce dernier volet a pour lui le fait d’être plus original que les deux autres, notamment par le fait de pouvoir contrôler 3 Rufus à la fois. Rassurez-vous, le développeur n’en restera pas là avec ses jeux d’aventure puisqu’un « 1954 Alcatraz » est d’ores et déjà prévu ! En attendant, délectez-vous des péripéties de Rufus et Goal dans un opus tout bonnement génial ! 

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About the Author

Devilhawk
Utilisateur de jeux vidéos depuis tout petit (j’ai commencé avec Bubble Bobble et Prince of Persia), je possède actuellement PS3, PSVita et bientôt PS4. Je suis fan de la série Kingdom Hearts, des jeux destructeurs (comme Red Faction et les Lego (si, si!)) et des jeux en coopération. Question cinéma, je me tourne plus vers les films d’horreurs (sauf les slashers) ainsi que les séries à suspens (tel Lost). Je suis également admirateur d’Hayley Williams et de son groupe (Paramore). Sinon je peux être disponible pour des parties multijoueurs aussi bien en coopération qu’en compétition (du moment que ce soit par équipe, j’aime pas le solo).