Review

Premier bébé du jeune studio danois Ultra Ultra, Echo a déjà avant même son lancement un pedigree plutôt aguicheur puisque ses développeurs viennent pour la plupart de Io Interactive, les papas de la saga… Hitman! Les chiens ne faisant pas des chats, c’est donc tout naturellement qu’Echo prend la forme d’un jeu d’infiltration pure souche, avec toutefois une extrême originalité dans son gameplay: l’IA copieuse! En effet, enfermée dans un étrange palais cosmique, la belle En va devoir survivre à des clones d’elle-même ayant la fâcheuse tendance d’apprendre de vos actions pour les retourner contre vous. Et si votre pire ennemi au final, c’était vous-même?

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 14,5/20

Echou jouit du moteur Unreal Engine 4 et, pour un jeu développé par un petit studio indé, impose le respect par ses décors très réussis et sa gestion des lumières et des reflets bluffantes. Le souci, c’est que même si la maestria visuelle est au rendez-vous dans votre prison spatiale ressemblant étrangement à un palais royal du XVIIème, de même que les rares sorties extérieures vous feront indubitablement penser aux travaux de H.R. Giger sur Alien, le tout n’est pas assez varié! De plus, l’aliasing est plutôt conséquent et les lags omniprésents, vous sortant un peu trop souvent de votre immersion… quand ils ne vous tuent pas tout simplement! Et puis, avouez: la coupe de cheveux ultra plaquée (et moche) de En sert clairement d’astuce de programmation pour ne pas avoir à gérer une gestion des cheveux en 3D. Le détail qui ne trompe pas…

Gameplay/Scénario: 15/20

La première heure, essentiellement narrative et contemplative, est tout bonnement incroyable et nous rappelle les grands films d’exploration/science-fiction angoissants. Par la suite, le scénario se dévoile surtout dans les conversations entre En et l’IA masculine de son vaisseau, London, laquelle ne manque pas de répartie avant un final qui arrive trop vite mais se montre vraiment riche en émotion. Niveau gameplay, en plus d’un HUD diaboliquement bien pensé, deux idées de génie tiennent à elles seules tout le soft: la copie de vos actions du tour précédent par vos clones maléfiques et la gestion de vos rares points de puissance pour effectuer les gestes les plus salvateurs comme tirer, sprinter ou pousser, faisant littéralement compter chaque action que vous entreprendrez. Petit souci, vers la moitié de l’aventure, vous aurez compris comment rendre vos doubles « stupides » et vous flinguerez une partie de l’intérêt d’un soft qui ne se renouvelle pas assez.

Bande-Son: 16/20

Nappes angoissantes, bruitages intenses (le reboot du palais fait flipper), mélodies contemplatives et doublages français au poil font de ce Echo un vrai voyage auditif syfy unique en son genre.

Durée de vie: 14/20

Le titre ne coûte que 20 Euros et vous en aurez pour 6 heures de jeu, mais la deuxième moitié de votre aventure se montre un peu redondante et la replay value n’est pas au rendez-vous, la faute à un manque criant de documents et autres collectibles à récupérer pour en apprendre plus sur cette histoire qui conservera, même une fois finie, une dose de mystère.

Note Globale N-Gamz.com: 14,5/20

Echo est un excellent premier jeu pour le tout jeune studio Ultra Ultra, mais on sent bien que le concept génial mis au point par ses géniteurs, à savoir l’apprentissage de l’I.A. par la copie, aurait mérité un peu plus de temps pour paraître moins mécanique et véritablement transporter le joueur durant les 6 heures qu’il lui faudra pour boucler une aventure un peu trop répétitive à notre goût. Ajoutez à cela quelques couacs techniques et des checkpoints qui auraient pu être plus nombreux, et vous comprendrez que le soft ne sera pas un inoubliable du genre. Il n’empêche, pour 20€, vous pouvez largement vous laisser tenter par l’étrange voyage de En contre elle-même, en espérant que les devs continuent sur leur lancée et améliorent cette recette au potentiel certain!



About the Author

Neoanderson

Hardcore gamer dans l’âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j’apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N’hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!