Review

On attendait beaucoup du troisième volume de ce FF Type-O, préquelle au jeu vidéo éponyme censée nous narrer la jeunesse de l’instructeur Kurasame. En effet, avec un second opus qui se terminait sur un joli cliffhanger plein de suspense, on voulait voir poindre une nouvelle noirceur dans le récit de Takatoshi Shiozawa et retrouver les sensations grisantes de désespoir du premier tome. Raté, il va de toute évidence falloir attendre la suite… Explications.

L'idylle entre Kurasame et Aoi se révèle enfin au grand jour... mais les traîtres de Milites rôdent!

L’idylle entre Kurasame et Aoi se révèle enfin au grand jour… mais les traîtres de Milites rôdent!

La belle Aoi a été enlevée par les sbires de la nation Milites ! Fort heureusement, il ne faut que deux pages à Kurasame, le plus puissant des quatre champions de Rubrum, pour la ramener à lui, saine et sauve, et nouer rapidement une idylle avec la sublime fille de l’influent Vice-Directeur aux affaires extérieures. La vie à l’Akademia semble reprendre son cours, mais les traîtres sont toujours cachés au sein-même de la prestigieuse école. Le Commandant Takatsugu tente donc de mettre sur pied une classe de « surveillants », dont son élève Kurasame sera le leader… malgré les réticences de ce dernier. Il faut dire que le risque d’instaurer un climat de méfiance entre camarades n’est pas idéal par temps de guerre et que mener l’enquête quand on oublie jusqu’à l’existence-même d’une personne que l’on tue est loin d’être évident (NDNeo : on vous rappelle que dans Type-0, la magie du cristal efface instantanément le souvenir des morts dans l’esprit des vivants). Tiraillé entre ses idéaux de justice et son amour pour Aoi, notre héros va devoir faire un choix s’il veut sauver son mentor, tout juste fait prisonnier par Milites !

Certaines pages sont empreintes d'une sacrée poésie

Certaines pages sont empreintes d’une sacrée poésie… dommage que ce volume soit si pauvre scénaristiquement

Techniquement, ce Type-0 est dans la droite lignée de ses prédécesseurs. On apprécie donc le trait extrêmement fin et ciselé de Takatoshi Shiozawa et le chara design très plaisant des personnages. On s’extasie même devant quelques plans larges, comme ce gigantesque jardin de fleurs, un soir de pleine lune, sur les toits de l’Akademia. Malheureusement, on constate que les séquences d’action semblent toujours un peu brouillonnes, que le trait des héros est bizarrement bâclé en début de manga et que les décors sont étrangement absents des séquences scénarisées alors qu’ils sont vraiment mis en avant lors des combats (pourtant, dans le jeu vidéo, l’Akademia est absolument sublime dans son architecture !). Par contre, mention spéciale sur le soin apporté aux armes et armures des protagonistes, détaillés à l’extrême. On pense notamment à la titanesque armure Magitech en milieu de volume, un régal pour les yeux. Bref, on nous offre graphiquement du bon et du moins bon donc, alors qu’on aurait voulu de l’excellent après deux épisodes en demi-teinte sur le plan visuel.

Si les séquences de combat ne sont pas toujours ultra lisibles, il en tout autrement des détails sur les armures de combat!

Si les séquences de combat ne sont pas toujours ultra lisibles, il en est tout autrement des détails sur les armures de combat!

Mais c’est surtout niveau scénario que la série semble stagner. Ainsi, Aoi parvient à se faire enlever deux fois sur le même tome, avant que Kurasame ne choisisse encore de la laisser seule en fin de récit pour accomplir ce qu’il croit être juste : sauver Takatsugu, retenu prisonnier en plein cœur d’une forteresse ennemie ! Ce jeu du chat et de la souris va finir tragiquement, on en est persuadé, mais pas maintenant malheureusement. Pourtant, cela aurait donné un bon coup de fouet à l’histoire, qui voit enfin la naissance du Guerrier à l’Epée de Glace pour des raisons un peu confuses, hélas. Il n’empêche, le tiraillement intérieur du héros est plutôt bien retranscrit et semble crédible, tandis que ses amis tentent désespérément de survivre au conflit qui embrasera bientôt tout Orience. C’est déjà ça !

En résumé, on attendait énormément de ce troisième volume de Final Fantasy Type-0 HD, et on se retrouve au final avec un tome de transition, sans réelle grandiloquence scénaristique et qui, on l’espère en tous cas, trouvera son utilité en posant les bases d’un quatrième volet dantesque dans ses révélations, ses twists scénaristiques et sa noirceur qui nous avait tant plus à l’origine !

Note Globale N-Gamz: 2,5/5

Partagez cet article sur vos réseaux sociaux!



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j'apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!