Récemment, une annonce a fait l’effet d’une bombe dans la communauté horrifique en ligne : TriStar Pictures, filiale de Sony, a acquis les droits d’adaptation cinématographique de Cartoon Cat, la terrifiante créature imaginée par l’artiste canadien Trevor Henderson. Ce projet, décrit comme « fast-tracked » (mis en chantier accéléré), marque une nouvelle victoire pour les créatures nées sur internet, après le récent rachat des droits de Siren Head par Warner Bros. La nouvelle, révélée en exclusivité par Deadline, suscite déjà un mélange d’excitation et d’appréhension chez les fans de creepypasta et d’horreur cosmique.
Cartoon Cat, apparu pour la première fois en 2018 sur les réseaux sociaux de Trevor Henderson, s’est imposé comme l’une des icônes les plus glaçantes de l’horreur virale. Décrit comme une « ancienne pourriture creuse » qui puise dans les souvenirs collectifs des cartoons vintage pour se matérialiser dans notre réalité, ce félin géant au sourire figé et aux intentions malveillantes incarne la terreur pure. Henderson, maître dans l’art de créer des entités cauchemardesques (Siren Head, Long Horse), a vu son personnage accumuler des milliards de vues grâce à des fan-arts, des vidéos, des jeux Roblox et des cosplays. Ce monstre, à la fois grotesque et profondément perturbant, symbolise la corruption des souvenirs d’enfance par l’horreur contemporaine.
Le film, encore sans réalisateur ni scénariste annoncés, sera produit par un casting de poids : Roy Lee (Barbarian), Steven Schneider (Companion), Scott Glassgold (qui a déjà collaboré avec Henderson sur Tarot), J. Todd Harris, Thomas Pettinelli et Marc Marcum. Sony semble vouloir surfer sur la vague des adaptations d’horreur internet, à l’image du succès phénoménal de The Backrooms ou des projets autour de Markiplier. L’approche « pre-emptive deal » (acquisition préventive) témoigne de la confiance du studio dans le potentiel commercial et viral de la propriété.
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Pour les aficionados de Trevor Henderson, cette nouvelle représente une consécration. Après des années de fandom amateur, Cartoon Cat passe du statut de légende numérique à celui de blockbuster hollywoodien. Les attentes sont immenses : comment retranscrire l’atmosphère oppressante des illustrations originales sur grand écran ? Le personnage, souvent dépeint comme une entité ancienne et maléfique utilisant les cartoons comme portail, offre un terrain fertile pour un mélange de body horror, de comédie noire et d’horreur psychologique. Les producteurs, habitués aux franchises à succès, sauront sans doute exploiter le côté iconique du sourire figé et des proportions déformées de la créature.
Cette mise en chantier intervient dans un contexte favorable pour l’horreur inspirée du web. Le succès critique et commercial de projets comme Iron Lung ou Backrooms (critique du film à retrouver sur ce site en cliquant ici) prouve que le public est prêt à plonger dans ces univers cauchemardesques. Trevor Henderson, qui avait déjà vu Siren Head faire l’objet d’une guerre d’enchères, voit ainsi son univers s’étendre encore davantage. Reste à espérer que l’adaptation respecte l’essence angoissante et minimaliste de ses créations originales.
Avec Cartoon Cat, Hollywood continue d’explorer les abysses de la culture internet pour nourrir ses écrans. Les fans, à la fois enthousiastes et vigilants, attendent désormais des nouvelles concrètes sur le casting et la réalisation. Une chose est sûre : le chat maléfique s’apprête à sortir des ombres numériques pour hanter les salles obscures. Un rendez-vous terrifiant que la communauté geek ne manquera sous aucun prétexte.

















