Review
Plongez dans l’univers enchanteur de Starlight Legacy, un RPG indépendant qui espère rendre hommage aux gloires 16 bits des consoles d’antan. Développé par le studio solo Decafesoft et édité par EastAsiaSoft, ce soft est dispo sur sur PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series, PC et Switch 1 & 2 au prix de 12,99€. Il espère vous captiver par sa simplicité assumée et son aura nostalgique, évoquant les premiers Final Fantasy ou les mondes iconiques de Pokémon Or. Nous avons pu tester le soft sur PS5 Pro histoire de suivre la quête épique d’Ignus mais nous a-t-elle convaincue ? La réponse dans mon test complet !
Trois potes pour sauver le monde
Au cœur du royaume d’Evaria, où l’Arbre de l’Éternité veillait sur une prospérité millénaire en purifiant sols, eaux et airs, une interdiction draconienne de l’enseignement de la magie a semé le germe de la discorde. Les provinces – forêt luxuriante, monts escarpés, déserts arides et cieux rebelles – frémissent sous la menace d’un mouvement séparatiste lusorien.
Ignus, guerrier désœuvré, et son compère Teryl, fidèle messager, se lancent dans une livraison anodine auprès du roi Lennox. Leur périple bascule quand Frida, marchande au tempérament de fer, les rejoint suite à un attentat dévastateur qui fane l’Arbre sacré. Missionnés pour traquer les quatre Reliques du Clair-Étoile, ils arpentent un monde interconnecté, confrontés à des dilemmes politiques sur l’oppression et la loyauté, dans une trame classique mais pimentée de twists prévisibles et d’une critique sociale légère, à la manière de Pokémon Noir et Blanc.
Une jolie liberté d’exploration
L’exploration constitue le cœur battant de Starlight Legacy, avec un overworld continu rappelant les voyages pixelisés de la GBA : villages, donjons et routes labyrinthiques s’enchaînent sans temps de chargement, favorisant une liberté non linéaire rare dans le genre. Le roi octroie un jeton de passage par province, mais l’ordre est libre ; chaque relicat acquise renforce les ennemis restants, instaurant une difficulté dynamique et punitive qui récompense l’audace. Outils comme radeau, marteau ou vol en Mode-7 (dragon stylisé) déverrouillent des raccourcis et trésors cachés, incitant à revisiter les zones pour une relecture enrichissante.
Les affrontements au tour par tour, vus en profil comme dans les Final Fantasy originels, exigent une stratégie affûtée : exploitation impitoyable des faiblesses élémentaires, sélection de quatre sorts équipables, compétences innées (saut, coup de pied, couverture) et invocations de Frida tirées des bestiaires vaincus (66 au total !). Pas de tutoriel ni de main tendue – à la SaGa – obligeant à expérimenter pour survivre aux boss impitoyables. Options de personnalisation (vitesse combat, taux d’aleas, animations) et auto-bataille facilitent les grinds, tandis qu’une défaite renvoie à l’auberge sans perte d’XP, mais avec malus persistants (poison, MP). Brutal et addictif, ce système fidélise les puristes.
Une sacré B.O.
Sur PS5 Pro, les graphismes pixelisés 2D s’épanouissent en 4K à 60 images/seconde impeccables, avec une netteté chirurgicale qui fait ressortir les arrière-plans foisonnants et les monstres détaillés, malgré des portraits parfois grossiers et une réutilisation d’assets. Le Mode-7 aérien offre une vue trépidante du royaume, et l’absence de chutes de framerate – même en boss fights – sublime cette rétro-moderne.
Côté son, la bande originale, authentique 16 bits, déploie des mélodies entraînantes et immersives : thèmes de combat dynamiques, ambiances contemplatives qui collent aux décors, avec des boucles courtes mais accrocheuses qui imprègnent l’esprit longtemps après la partie.
Starlight Legacy
Note N-Gamz : 14/20
Starlight Legacy sur PS5 Pro est un bijou sans doute un peu trop rétro condensé (8-12 heures grand max), idéal pour qui savoure les RPG old-school sans fioritures : exploration libre, combats cérébraux et nostalgie palpable justifient amplement son tarif modeste. Si la brièveté de l’aventure, l’absence d’options de confort modernes et une narration trop convenue freinent son potentiel, sa BO magistrale et son challenge bien dosé en font un jeu capable d’intéresser les fans des Final Fantasy originels ou même des Pokémons vintages. Un titre qui brille par son authenticité sincère, prouvant qu’un dev solo peut raviver la flamme 16 bits avec panache.
















