Sony Interactive Entertainment vient de dévoiler des résultats financiers pour le troisième trimestre de l’exercice fiscal 2025 (octobre-décembre 2025) qui font l’unanimité : une rentabilité en hausse fulgurante malgré un léger repli des ventes de hardware, propulsée par un écosystème numérique florissant et une base d’utilisateurs sans précédent pour la branche PlayStation.
Ainsi, la division Game & Network Services (G&NS), cœur battant de PlayStation, affiche un chiffre d’affaires de 1 613,6 milliards de yens, en baisse de 4,1 % sur un an certes, mais un bénéfice d’exploitation explosif à 140,8 milliards de yens, en progression de 19,3 %.
Ce bond spectaculaire s’explique par la vigueur des logiciels numériques (+6 %) et des services en réseau (+12,6 %), compensant amplement le recul de 15,2 % des ventes de consoles par rapport à l’année précédente (normal, la console a largement dépassé le milieu de son cycle de vie).
Le joyau de la couronne reste la PlayStation 5 : pas moins de 92,2 millions d’unités expédiées dans le monde à fin décembre 2025, dont 8 millions au seul trimestre, surpassant les 7 millions de la Nintendo Switch 2 sur la même période alors que cette dernière vient tout juste de sortir ! Ce cumul historique place la PS5 en pole position des consoles actuelles, talonnant les légendes comme la PS4 et se projetant vers des sommets inexplorés.
Côté logiciels, 97,2 millions de jeux complets (PS4 + PS5) ont été vendus, dont 13,2 millions de titres first-party, avec un ratio numérique impressionnant de 76 % contre 24% de ventes physiques.
Mais le clou du spectacle, c’est le PlayStation Network : 132 millions d’utilisateurs actifs mensuels en décembre, un record absolu en hausse de 3 millions sur un an, traduisant un engagement communautaire effréné et des heures de jeu en progression constante. Cette affluence record dope les revenus des abonnements PlayStation Plus et des microtransactions, renforçant la résilience de l’écosystème face à la maturité du hardware.
Au niveau du Groupe Sony, ces performances contribuent à un trimestre éblouissant : ventes consolidées à 3 713,7 milliards de yens (+1 %), bénéfice d’exploitation à 515 milliards (+22 %), et un bénéfice net en hausse de 11 %.
Fort de ces chiffres, Sony revoit à la hausse ses prévisions annuelles : chiffre d’affaires à 12 300 milliards de yens (+2,2 %) et bénéfice d’exploitation à 1 540 milliards (+20,6 %), malgré l’impact des tarifs américains estimé à -50 milliards.
Les réactions fusent sur X (ex-Twitter) : « PS5 dépasse la la Switch 2 (sur le dernier trimestre) et cumule à 92,2M unités ! », s’exclame @RinoTheBouncer, tandis que @Genki_JPN détaille les métriques. Les analystes saluent cette « saison des fêtes plus forte que prévue », avec des actions Sony en hausse de 6 % là où Nintendo a dévissé de 13% à cause de ventes de Switch 2 décevante en Occident (la faute à l’absence de gros titres pour Noël, Metroid Prime 4 ayant fait un bide monumental).
En perspective, ces résultats confirment la suprématie de PlayStation dans un marché dominé par le numérique et les services récurrents. Avec des reports de jeux internes annoncés mais un pipeline riche (Wolverine, Intergalactic, Final Fantasy VII Re³, NIOH 3, …), Sony vise les 100 millions de PS5 d’ici fin 2026. Un triomphe qui redessine les contours du gaming next-gen et prouve que la stratégie PlayStation a toujours été la bonne, à l’inverse des mensonges récurrents et de l’enfûmage habituel de Phil Spencer, le boss Xbox.
















