Review

Alors que Tales Of Graces F nous a laissé sur notre faim et que l’on n’osait plus espérer une localisation  de son petit frère, Tales Of Xillia est finalement arrivé sur notre vieux continent, à la surprise générale. Premier épisode d’une saga exclusive à la PS3, voyons si le nouveau titre de Namco est à la hauteur de l’attente qu’il a suscitée.

Jude et Milla, même combat ? 

Des personnages charismatiques et profondément humains

Ce nouveau J-RPG démarre comme beaucoup d’autres : avec une rencontre. Celle de Jude, jeune étudiant en médecine et de la mystérieuse Milla, une jeune femme pouvant parler avec les 4 grands esprits de la nature, qui s’avérera être la réincarnation de la divinité Maxwell. Alors que le premier est à la recherche de son tuteur mystérieusement disparu, la seconde s’est donnée pour mission de  détruire la Lance de Kresnik, une arme de destruction massive qui touche particulièrement les esprits veillant à l’équilibre du monde. L’attentat orchestré par Milla lui coûtera cher puisqu’en plus de voir ses quatre compagnons disparaître, elle perdra aussi l’ensemble de ses pouvoirs. 

Se retrouvant impliqué dans les manigances de la belle, Jude se voit contraint de s’exiler de son pays où il est à présent considéré comme un traître. Dans leur fuite, nos deux héros seront aidés par Alvin, un mercenaire aux motivations très floues. L’équipe s’étoffera ensuite avec Elize, une jeune adolescente orpheline poursuivie par une étrange organisation. Elize n’a qu’un seul ami, sa peluche parlante Teepo. D’autres personnages rejoindront également l’équipe, dont Leia, l’amie d’enfance de Jude, et Rowen, majordome soixantenaire au lourd passé.

Une fois toute cette petite troupe – somme toute classique pour un RPG – réunie, l’aventure vous révélera les motivations de nos héros à travers les désormais fameuses saynettes, marque de fabrique de la série. Contrairement à la plupart des opus antérieurs, elles sont cette fois-ci très intéressantes et donnent une réelle profondeur et une humanité crédible aux personnages. Avec des scènes toutes plus surprenantes, touchantes et drôles les unes que les autres, Namco réussi à redorer le blason d’un des éléments les plus ennuyants de la saga. Se met alors en place, une aventure de 50 heures de jeu construite autour de deux thèmes principaux. D’un côté, la conviction, la force de croire en ses idées et de les suivre jusqu’au bout. De l’autre, la coexistence et la tolérance entre les peuples et les cultures. Ce Tales Of Xillia se veut donc bien plus mature que ses récents aînés, et même si on lui reprochera certains clichés, inhérents au genre, on saluera une réelle volonté  de rendre l’univers et les protagonistes plus humains et donc plus attachants.

Des combats toujours aussi jouissifs 

Un système de compétences inspiré du sphérier de Final Fantasy X

Le gameplay est quant à lui assez complet. La progression de vos personnages se fait  sur deux plans. Un premier, classique, avec un leveling basique, et un second via l’orbe de lys. Il s’agit d’un système semblable au sphérier présent dans Final Fantasy X. A chaque montée de niveau, vous acquérez des point vous permettant de vous déplacer sur ce plateau afin d’obtenir des bonus de statistique mais aussi, et surtout, de nouvelles compétences actives ou passives quasiment nécessaires à votre progression.

En effet, ces compétences vous seront d’autant plus utiles en combat qu’elles vous donneront accès à de nouveaux combos lors de vos « liaisons » avec les autres personnages. Je m’explique : lors des combats, vous contrôlerez un personnage au choix alors que les 3 autres agiront librement selon les consignes que vous leur aurez données au préalable. Vous pourrez à loisir vous « lier » à l’un de vos compagnons, ce qui vous octroiera des bonus de statistique mais permettra aussi, si vous utilisez la bonne technique au bon moment, et avec le bon équipier, d’enchaîner des combos beaucoup plus puissants. Les ennemis que vous affronterez se montreront d’ailleurs plus ou moins faibles face à certains éléments, mais aussi face à certaines liaisons. A vous alors d’optimiser la composition de votre équipe, en sachant que vous pouvez en changer les membres à tout moment durant les combats.

Les combats sont ultra dynamiques!

Niveau équipement, l’obtention de nouvelles pièces se fait d’une façon moins classique qu’à l’accoutumée. En effet, c’est à vous de renforcer la puissance des boutiques en faisant don d’argent et/ou d’objets. Plus vous serez généreux, plus les étales s’équiperont d’items de plus en plus intéressants. Selon la région dans laquelle vous vous trouverez, donner tel ou tel type d’item à telle ou telle échoppe augmentera l’efficacité de votre don. Ce système s’applique d’ailleurs à tous les marchands: armes, armures, accessoires, mais aussi potions et repas. Ces derniers sont d’ailleurs toujours présents, et ils vous octroieront des bonus pendant les combats (régénération de HP, bonus d’exp, etc…)

Les quêtes annexes sont, quant à elles, malheureusement le point faible de ce jeu : sans réel intérêt, n’offrant pas de grand challenge et surtout, dans l’ensemble, extrêmement répétitives. On regrettera que ces dernières n’aient pas été plus travaillées quitte à être moins nombreuses. On notera, en revanche, la volonté d’ajouter une réelle rejouabilité au titre, en ne se contentant pas d’un simple new game +, mais surtout en vous proposant d’incarner au choix Milla ou Jude en tant que personnage principal. Selon que vous choisissez l’un ou l’autre, vous aurez accès à plus ou moins de boss et surtout à différentes scènes vous permettant de mieux comprendre la façon de penser et les motivations des deux protagonistes.

Un Tales of Next Gen ?

Ce Tales of propose de merveilleux graphismes

Techniquement, le jeu est somptueux, les couleurs sont sublimes, on en prend plein les yeux dès les premières minutes. Les effets spéciaux lors des combats sont convaincants, et l’animation ne souffre d’aucun ralentissement. Le générique d’ouverture est quant à lui, comme toujours, digne d’un grand animé. Le tout est agrémenté de quelques scènes cinématiques de toute aussi bonne qualité, et de cut-scènes utilisant le moteur du jeu pour une immersion garantie.

Le doublage anglais est correct (pas de version japonaise hélas). Bien meilleur que l’ensemble de la série, c’est un fait, mais sans être exceptionnel pour autant. Même tarif pour les musiques, qui se montreront assez vites répétitives, voire lassantes. Exception faite des combats, puisqu’à chaque chapitre du jeu que vous finirez, une nouvelle musique vous accompagnera pour les rixes. Bonne initiative pour limiter la lassitude, dommage que le reste de la BO ne suive pas.

Le J-RPG n’est pas mort! 

Finalement, ce Tales Of Xillia est plutôt bon, et il a su se défaire de la plupart des défauts de la saga comme le blabla inconsistant des saynettes ici remplacé par une réelle volonté d’approfondir les personnages, ou un enrôbage next gen qui fait plaisir à voir, mais pas toujours à entendre… Encore un des titres qui nous prouve que le J-RPG vit un nouveau souffle. Il était temps !

Le vidéo-test

Réalisation: 15/20 

Graphiquement très joli avec de belles couleurs, une patte artistique soignée et une animation sans faille, le jeu n’atteint pas pour autant les sommets du genre dont Ni No Kuni reste le roi.

Gameplay/Scénario: 16/20  

Des combats dynamiques, un système de magasin innovant, un sphérier inspiré de Final Fantasy X et les éternels Artes, le titre vaut son pesant d’or en terme de gameplay. L’histoire est intéressante mais pas bouleversante. Seul bémol du côté des quêtes annexes, rébarbatives et redondantes.

Bande-Son: 11/20   

Les musiques de combat sauvent l’ensemble d’une bande son malheureusement très pauvre, malgré un doublage anglais plus réussi qu’à l’accoutumée.

Durée de vie: 15/20 

Entre 40 et 50 heures lors de votre première partie, sans oublier la rejouabilité nécessaire pour explorer le jeu à 100% en incarnant les deux personnages centraux. Tales of Xillia se montre donc, cette fois-ci plus, long que Ni No Kuni dont nous parlions plus haut et qui reste la référence RPG sur PS3.

Note Globale N-Gamz.com: 14,5/20 

S’affranchissant de certains défauts rédhibitoires des épisodes antérieurs, proposant un système de combat et d’évolution riche et dynamique, un scénario intéressant avec un choix entre deux héros dès le début de l’aventure et une réalisation qui fait de lui le plus bel opus des Tales of, ce Xillia premier du nom est un très bon J-RPG, simplement grevé par une bande-son un peu trop passe-partout et des quêtes annexes ratées. Si Ni No Kuni reste le roi du genre sur PS3, nul doute que Tales of Xillia est son plus fier valet !



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j'apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!