Review

Après avoir fait l’acquisition toute récente, à la rédac, de Disney Infinity 3.0 (Disney n’en avait plus à nous fournir) et plutôt apprécié le Playset « Twilight of the Republic » qui y était inclus, nous attendions fébrilement la seconde salve galactique prévue pour Octobre. Intitulé « Rise Against The Empire » et prenant pour cadre la trilogie originelle de Georges Lucas, ce pack aventure risque bien de faire couler de chaudes larmes de nostalgie chez tous les geeks élevés à la « Force », à commencer par votre humble serviteur !

Salut « Boule de poils »! On se connaît ?

Le PlaySet Rise Against the Empire était clairement attendu par les fans!

Le Playset Rise Against the Empire était clairement attendu par les fans!

L’objet du présent test s’axant principalement sur l’aventure proposée dans le Playset « Star Wars : Rise Against the Empire », je vais volontairement me permettre de ne survoler que le jeu de base qui le fait tourner : Disney Infinity 3.0. Pour ceux qui auraient carrément loupé le coche des « jouets vidéo » ces trois dernières années, sachez que Disney Infinity est un soft « bac à sable » qui vous permet de créer de toutes pièces des univers et séquences de gameplay issus des franchises Disney, ce qui inclut les longs métrages d’animation classiques (Cendrillon, Peter Pan, …) , ceux développés en images de synthèse (Raiponce, La Reine des Neiges, …), voire même les films tels que Pirates des Caraïbes, par exemple. Mais Disney, ce sont aussi les héros Marvel (Avengers, Les Gardiens de la Galaxie, …) et, depuis peu, tout ce qui appartenait à Lucasfilms, soit forcément notre Saint Graal à tous : « Star Wars ». C’est donc tout naturellement que le combat millénaire entre les Jedis et les Siths a pris d’assaut cette version 3.0 de Disney Infinity, à grands renforts de statuettes à connecter à votre console via un plateau stylisé, le tout vous servant à débloquer ingame des personnages et autres structures connues de la culture Lucasienne.

Tous les personnages iconiques de la saga répondent présents... en figurine aussi!

Tous les personnages iconiques de la saga répondent présents… en figurine aussi!

De base, Disney Infinity se divise en deux types de gameplay. Le premier, la Toybox, vous permet d’acquérir des éléments Disney pour construire vos propres mini-jeux et « open-world » à partager avec la Communauté, notamment grâce à des orbes que vous récupérez principalement dans la seconde phase : l’aventure. Cette dernière prend la forme d’un trophée à connecter physiquement à votre plateau vidéoludique pour débloquer un vrai jeu complet, réalisé avec le moteur de la Toybox. Vendues chacune 35 Euros environ sous forme de pack (ou Playset) avec deux figurines, ces « Aventures » proposent un réel scénario, de nombreux défis et inondent de leurs contenus déblocables la Toybox, gonflant ainsi vos possibilités de création. Voilà pour les prérequis (et on a vraiment essayé de synthétiser, croyez-nous). Place donc maintenant aux épisodes IV, V et VI de la saga Star Wars, revisités à la sauce Playset Disney Infinity !

Dès le début, Luke, Han et Chewie font partie des rebelles

Dès le début, Luke, Han et Chewie font partie des rebelles. Un raccourci scénaristique un peu brutal…

Développé notamment par Ninja Theory (Enslaved, DmC), ce Rise Against the Empire risque de faire bondir d’effroi les puristes de la Guerre des Etoiles durant ses cinq premières minutes. En effet, pour permettre de jouer le début de l’aventure avec toutes les figurines proposées pour le PlaySet, le scénario culte des trois épisodes a été partiellement réécrit. Ainsi, Luke, Han et Leia se connaissent d’emblée et font partie de la Résistance Rebelle. A la poursuite de 6-PO et R2D2 sur Tatooine, ils vont y rencontrer Obi-Wan Kenobi qui va initier notre jeune Jedi aux secrets de la Force. Je sais, ça peut choquer au début, mais au final les moments-clés de la saga répondent présents, quoique modifiés. On notera donc la déprimante absence de Dagobah et Bespin, ce qui induit forcément que l’on ne mentionne jamais Yoda et que Dark Vador révèle sa paternité à Luke… lors de la fuite de Hoth ! (Quoi, je vous ai spoilé ? Oups…). Heureusement, il s’agit de l’un des seuls écueils du soft pour le fragile petit cœur des fans dont je fais partie.

Un open world bourré de fan service

L'open-world de Tatooïne propose un maximum de lieux emblématiques pour énormément de quêtes annexes

L’open-world de Tatooine propose un maximum de lieux emblématiques pour énormément de quêtes annexes

Star Wars : Rise Against the Empire se présente donc sous la forme d’un jeu d’action-aventure à la troisième personne proposant 3 open-worlds radicalement différents dans leur approche. Ainsi, si Tatooine vous demandera de réaliser pas mal de petites quêtes comme des courses de landspeeder, de la recherche d’objets ou du tir aux rats Womps pour gagner de quoi racheter le Faucon Millenium, Hoth vous mettra sous pression avec de la construction de défenses pour vous préparer à l’attaque des AT-AT impériaux, avant de vous lâcher aux commandes d’un Snowspeeder et de son mythique câble de remorquage « multi-fonctions » (les fans comprendront). Enfin, Endor se tournera beaucoup plus sur l’action en vous donnant les commandes d’une vraie guérilla forestière pour désactiver le générateur de protection de l’Etoile de la Mort. Si la façon de parcourir toutes ces phases se fera principalement à pied, chaque open-world se conclura par un combat spatial brillamment mis en scène à bord du Millenium Falcon ou d’un X-Wing. On se retrouve alors dans un pur shoot sur rail qui a le bon goût de varier les approches en vous demandant tantôt de protéger des alliés, d’abattre un croiseur impérial ou carrément le générateur de l’Etoile Noire (jouissif), tantôt d’esquiver les tirs d’un poursuivant ou différents obstacles (beaucoup plus frustrant).

Sur Hoth, le gameplay tourne autour de la construction de défense avant l'assaut impérial

Sur Hoth, le gameplay tourne autour de la construction de défenses avant l’assaut impérial

Si les mondes de Rise Against the Empire jouissent d’une excellente variété de gameplay, ils sont surtout hyper respectueux de la saga Star Wars et comptent un nombre hallucinant de clins d’oeils qui feront chavirer le cœur des fans. Ainsi, sur la map dédiée à Tatooine, on retrouve aussi bien Mos Esley que le Canyon du Mendiant, en passant par le palais de Jabba, la forteresse mobile des Jawas, le village des Tuskens ou encore le Puits de Sarlac. Quelques touches d’humour sont également de la partie, comme un Jar-Jar Binks emprisonné dans de la Carbonite, par exemple. Bref, les amoureux des épisodes « IV-V-VI » seront littéralement aux anges et retrouveront avec bonheur leur âme d’ado face à autant de fan service.

« I know Kung-Fu »… Ooops, La Force plutôt !

Endor mise énormément sur les actions de guérilla pour dynamiter l'action

Endor mise énormément sur les actions de guérilla pour dynamiter l’action

Bien entendu, en dehors de son aspect « geeko-nostalgique », le titre se révèle également très intéressant à parcourir, la plupart des missions proposées pouvant être rejouées à loisir dans le but d’accomplir les trois conditions nécessaires à l’obtention du score maximal, lequel permettra de débloquer la totalité des structures Star Wars dans votre Toybox. Attention il faudra parfois utiliser un héros non compris dans le Playset pour y parvenir. Vous pourrez également incarner des personnages issus d’autres arcs Star Wars comme Rebels ou Twilight of the Republic, en récupérant des pièces à leur effigie dans les niveaux. L’aspect recherche est donc bien présent, et c’est un plaisir de fureter dans les mondes à la recherche de bonus, de Mynocks à abattre ou encore d’épreuves duo à faire (le soft étant jouable en local avec un ami via un écran splitté) pour accomplir les nombreux défis proposés par les développeurs. Comptez une grosse dizaine d’heures pour parvenir aux 100% si vous êtes un minimum observateur.

Ninja Theory (le reboot de Devil May Cry) a chapeauté le soft et cela se ressent avec un système de combat très "poseur" et simple à prendre en main

Ninja Theory (le reboot de Devil May Cry) a chapeauté le soft et cela se ressent avec un système de combat très « poseur » et simple à prendre en main

Dernière chose extrêmement intéressante pour ce Rise Against The Empire, la possibilité d’incarner les héros de votre jeunesse, bien entendu, mais aussi de développer leurs capacités pour posséder, par exemple, un Luke Skywalker à votre image. En effet, chaque personnage possède quatre arbres de compétences : Personnage, Pouvoirs de la Force ou Aptitudes propres, Corps à Corps et Distance. Ainsi, à chaque niveau gagné par votre avatar, vous disposerez de points de compétence à dépenser pour acquérir, par exemple, un combo plus élaboré, un saut de force, un tir paralysant ou encore la possibilité d’utiliser un état de furie surpuissant. Chacune des améliorations acquises est sauvegardée physiquement sur votre figurine, la rendant donc totalement personnelle. Autant dire que vous allez chérir vos petits Han Solo et Princesse Leia en résine.

Star Wars aussi bien sur le fond que sur la forme

Sur le plan technique, ce Star Wars: Rise Against the Empire bénéficie d'un rendu visuel très respectueux de la saga et d'excellents effets de lumière

Sur le plan technique, ce Star Wars: Rise Against the Empire bénéficie d’un rendu visuel très respectueux de la saga et de somptueux effets de lumière

Techniquement, Rise Against the Empire est vraiment travaillé. Le soft bénéficie d’effets de lumières somptueux (il faut voir le cycle jour/nuit sur Endor ou les explosions dans la tranchée de l’Etoile Noire !), l’animation est fluide en toute circonstance, les textures sont littéralement calquées sur la saga cinématographique et les personnages jouissent d’un design « cartoon » plutôt accrocheur et de mouvements fluides et détaillés. On se sent donc comme à la maison en l’espace de quelques minutes, preuve que le pari visuel est réussi.

Niveau sonore, même si les voix françaises ne sont pas celles des doubleurs officiels des films, contrairement à Twilight of the Republic, elles restent crédibles et dans le ton. Les bruitages sont directement tirés de la trilogie et c’est un vrai bonheur d’entendre vrombir le Millenium Falcon, marmonner un Ewok ou fuser un tir de blaster à proximité de votre tête. Enfin, les musiques achèvent littéralement le geek puisque les développeurs ont inclus l’intégralité de la B.O. composée par John Williams. Un bonheur auditif sans pareil qui joue pour beaucoup dans l’appréciation du titre.

Pour les Jedis, mais pas que…

Les combats spatiaux sur fond de B.O. made in John Williams sont jouissifs

Les combats spatiaux sur fond de B.O. made in John Williams sont jouissifs

Il est clair que, d’entrée de jeu, Star Wars : Rise Against the Empire s’adresse aux fans des longs métrages, ceux qui ont grandi avec un sabre laser dans la main, tant les clins d’oeils et le respect de la licence transpire du soft, malgré quelques légers écueils comme un scénario retravaillé ou l’absence de certains lieux emblématique (Dagobah quoi !). A côté de ça, les plus jeunes et les personnes qui ne connaîtraient pas l’univers de Georges Lucas prendront également beaucoup de plaisir grâce à un gameplay accessible et des figurines boostant le côté « collectionnite » du titre. Certes, la dizaine d’heures pour voir le bout de cette aventure semblera toujours trop peu dans le cœur des amoureux de la trilogie, mais ils auront largement de quoi faire dans leur Toybox pour nous pondre des niveaux aussi bons que ceux mis au point par Avalanche Software et Ninja Theory ! Rejoignez-nous, on vous attend !

Le Vidéo-Test par Neoanderson

La Bande-Annonce

Réalisation: 17/20

Si vous accrochez au style cartoon souhaité par Disney pour ses mondes et figurines, vous ne pourrez qu’adorer le design de ce Star Wars : Rise Against the Empire. Le titre est bourré de clins d’oeils visuels, les textures nous immergent directement dans l’univers de Georges Lucas, l’animation est fluide et les effets de lumière flattent la rétine. Le fan service marche à 200%, certes, mais c’est si bon !

Gameplay/Scénario: 16/20

Le titre joue à la fois sur une grande accessibilité liée à la franchise Disney Infinity, mais aussi sur une jolie personnalisation des héros via quatre arbres de compétence distincts. Les trois open worlds proposés se jouent radicalement différemment et fourmillent de défis et de quêtes annexes tandis que les phases spatiales sont diablement rythmées malgré quelques frustrations pour les séquences d’esquive. Bref, du bon boulot de la part des développeurs, qui ne souffre que d’énormes raccourcis scénaristiques (exit Dagobah et Bespin).

Bande-Son: 20/20

Impossible de mettre moins ! L’intégralité de la B.O. conçue par John Williams va bercer vos oreilles d’accents épiques ou plus mélancoliques dans une valse de blasters, de vrombissements de sabre laser et de respirations mécaniques made in Dark Vador. Fermez les yeux… vous allez immédiatement vous retrouver dans une galaxie lointaine, très lointaine.

Durée de vie: 15/20

Sept heures pour finir l’aventure principale et 70% des quêtes annexes, et trois heures de plus pour atteindre le 100% (si vous avez acheté les figurines restantes du set), cela reste honorable au vu du prix pratiqué. Et puis, avec tout le contenu de la trilogie originelle que vous allez débloquer pour créer vos mondes et phases de gameplay dans votre Toybox, autant dire que vous pouvez jouer à « l’infini » si vous avez l’âme d’un créateur ou si vous souhaitez vous adonner aux œuvres imaginées par les autres fans.

Note Globale N-Gamz.com: 17,5/20

Totalement respectueux de la trilogie originelle hormis des raccourcis scénaristiques un peu dérangeants, Star Wars : Rise Against the Empire est une réussite qui offre autant de fan service que d’outils de création pour la Toybox, le tout au travers d’une aventure très accessible ne lassant jamais le joueur. Proposant une réalisation soignée et surtout une immersion sonore et visuelle de chaque instant pour peu que l’on adhère à l’esprit cartoon Disney, le titre permet une jolie personnalisation des héros et procure d’excellentes sensations aussi bien en rixes terrestres qu’en combat spatial. Les fans seront aux anges et les plus jeunes découvriront la Guerre des Etoiles de la façon la plus ludique possible, tout simplement.



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j'apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!