Review

Après avoir fait les beaux jours des possesseurs d’Amiga et d’Atari ST il y 25 ans de cela, Speedball revient sur le devant de la scène avec une adaptation haute définition qui devrait rappeler quelques bons souvenirs aux gamers vétérans ! Au menu : explosion de tibias, extermination de l’équipe adverse dans la douleur et un ballon en métal toujours aussi mortel !

Ah, Speedball sur…Nes !

Le Speedball, c’est pas un sport pour chochote!

Speedball est un jeu vidéo sportif futuriste développé par The Bitmap Brothers et édité par Image Works en 1988 sur Amiga et Atari ST. Le titre fut par la suite adapté sur Commodore 64, DOS, Master System et NES. C’est d’ailleurs sur cette dernière que je l’ai découvert, et j’en ai gardé le souvenir d’un sport violent et démentiel. Alors vous imaginez bien que lorsqu’on m’a proposé de tester cette nouvelle version de Vivid Game et Tower Studios, en HD, dans un esprit d’hommage au jeu de base, je me suis lancée sans hésiter.

Mais avant toute chose, petit rappel pour les jeunes innocents que vous êtes (pas taper) : le Speedball est un sport virtuel violent opposant deux équipes de 5 joueurs, dont le gardien. Il handball, football américain et défonçage de crâne en tout genre. Pour replacer le truc : la balle est en métal, le terrain est fermé, et le but ultime est d’envoyer le boulet dans les buts adverses par tous les moyens possibles en neutralisant les adversaires (oui, oui, vous avez bien lu : neutraliser). Bref, ce n’est pas un sport pour les fans de mon petit poney (non, je n’ai rien contre les princesses)…

Mon équipe ? N-Gamz Powaaaaa !

La route est longue pour obtenir une équipe de rêve

L’interface de jeu est d’une simplicité bienvenue, qui nous plonge directement dans la nostalgie. Les principales options : mode carrière, match rapide, mode défis et multijoueurs. Il suffit de cliquer, d’abord sur le mode carrière pour créer son équipe, la nommer N-Gamz puis se lancer dans un championnat. Petite remarque : c’est vraiment dommage que l’on ne puisse pas créer son propre championnat ni même tester le multijoueur online car il n’est prévu qu’en local. Mais j’y reviendrai plus tard. Les modes match rapides et défis, quant à eux, sont sympa pour se familiariser un peu avec le jeu mais restent très limité. Le gros morceau est clairement la campagne/carrière.

Donc, vous avez créé votre formation « de la mort qui tue » et là, pour aller au gymnase ou faire un entraînement, il vous faut des sous. Hélas, vu qu’on démarre tout juste, le compteur de pièces est à zéro. La solution est simple : aller faire son premier match. Avec pas moins de 27 équipes à rencontrer sur des terrains délirants et une saison qui se termine par un tournoi avec les 8 meilleurs… Y’a de quoi faire en mode solo.

Tu cliques, tu mets K.O. Non ce n’est pas un shooter ! Enfin presque.

Quelle stade choisir pour s’écharper?

Donc voilà nos vaillants joueurs sur le terrain. Tout le gameplay se joue au clic de souris (le plus longtemps on clique, le plus fort on lance le ballon) avec un changement de personnage automatique qui peut parfois surprendre. Il faut être calme et garder son sang froid pour prendre le contrôle de la balle, marquer des buts (10 points) ou la faire rebondir sur les bumpers (2 points), mais également défoncer les adversaires en les mettant K.O. (10 points), allumer les bonus d’étoiles ou éteindre ceux de l’adversaire, et chopper différents upgrades apparaissant aléatoirement sur le terrain et apportant restauration, endurance, vitesse, gel des ennemis, onde de choc, etc… En conclusion, pas le temps de s’ennuyer lors de ces matchs éclairs, qui ont au final une mise en place stratégique quasi nulle. Tout dépend du rebond, de l’adversaire, de la réaction en une micro seconde du joueur, de l’état des joueurs… Réactivité est donc bien plus le mot clé du titre… et la clé du match.

La partie gestion d’équipe, elle, se fait de deux manières : soit via les transferts et échanges de joueurs, soit en envoyant les membres de l’équipe au gymnase pour améliorer leurs caractéristiques. Précision des passes, endurance pour résister aux coups, force… Il vous faudra beaucoup d’argent et surtout bien prendre soin de vos protégés, un par un, pour former une équipe qui battra sans trop de problèmes une IA un peu passive. En effet, pour un jeu qui est censé avoir du mordant, l’adversaire n’est tristement pas à la hauteur. Et c’est là qu’on se dit : « Passons au multijoueur ! » C’est sûr que contre un autre humain qui utilisera les bonus et sera aussi tordu que vous, ça doit être vraiment sympa mais Ô déception ! On ne peut faire que du local. Dans le baba quoi !

Oh ! Des petits bonhommes partout !

C’est volontairement rétro, ce qui donne un petit côté pixélisé qu’on peut ou non apprécier

Question technique, la musique est adaptée mais simple. De toute façon, on est tellement pris par l’action qu’on n’y prête pas vraiment attention. Et si vraiment vous voulez du violent, un bon vieux Iron Maiden en fond sonore conviendra très bien ! Par contre, quel bonheur de retrouver les bruitages d’origine. Ah ! Souvenirs, souvenirs !

Niveau graphisme, comme dit précédemment, c’est volontairement rétro, ce qui donne un petit côté pixélisé qu’on peut ou non apprécier. Par contre, rien à dire sur l’animation et la fluidité, c’est parfait. Je n’ai pas rencontré de bug et il me semble que tout est bien clair, de l’interface à la gestion, jusqu’aux matchs à 200 à l’heure.

Délires pour rétro gameurs.

Comme beaucoup de jeux qui rendent honneur à d’anciens opus, il faut avoir aimé les versions précédentes pour apprécier toutes les qualités de ce Speedball 2 HD. Le mode solo est sympa mais sans plus, la faute à une IA un peu molle, mais pour peu que vous ayez un ami et puissiez jouer en local, je pense que le multijoueur doit être vraiment génial et donner lieu à des parties courtes et sympathiques. Envie d’une bonne tranche de violence délirante ? Speedball 2 HD est là !

La bande-annonce

Réalisation: 15/20

Un jeu au look rétro, on aime ou pas, mais personnellement j’ai apprécié le côté nostalgique. L’animation, quant à elle, est fluide en toute circonstance.

Gameplay/Scénario: 10/20

Simplissime. Tout se joue avec un simple click plus ou moins long. Le scénario n’est pas utile pour ce type de soft, mais on aurait souhaité un multi online étant donné que l’IA est bien trop molle pour offrir un réel challenge. Reste le local.

Bande-Son: 12/20

Un bon point pour les bruitages, violents comme il faut, mais la musique n’a, quant à elle, rien d’exceptionnel.

Durée de vie: 10/20

Certes, le soft offre un mode carrière assez long, mais il reste bien trop limité en multi.

Note Globale N-Gamz.com: 12/20

Pour se taper un bon délire entre potes (sortez les bières, la pizza et l’ice cream !) nostalgiques de la NES, de l’Amiga ou de l’Atari ST, Speedball II HD est très sympa, mais ne sortira pas de son carcan de « petit jeu », la faute à une IA solo mollassonne et un mode multi online aux abonnés absents. Dommage.



About the Author

Krator et Xeleniel

Couple de gamers passionnés par le jeu de rôle, il se sont rencontrés sur un grandeur nature et jouent ensemble depuis treize ans. Il teste, elle écrit. Il a la quarantaine et se régale sur les jeux pc. Elle a la trentaine, est romancière et adore le ciné. Ils se disputent pour jouer sur l’ordinateur mais sont toujours d’accord sur les jeux à acheter. Hack and slash, MMORPG, jeux de stratégie en temps réel… Vastes domaines, beaucoup de choix et encore beaucoup à découvrir !