Review

So Many Me est un puzzle-plateformer tout mignon et très coloré, développé par Extend Studio, les créateurs d’A.R.E.S. Le studio thaïlandais a réussi à nous mettre l’eau à la bouche avec une annonce et une démo très prometteuse. Bien qu’ils aient souhaité une sortie sur nos consoles portables Sony (PSP et Vita), le jeu n’a finalement débarqué finalement que sur nos chers ordinateurs via Steam et sur système Android. Mais que vaut réellement ce soft rappelant par moments un certain « Pikmin » et qui demande beaucoup de réflexion et de tactique ? La réponse tout de suite !

« ME » en Route !

Filo va s'accompagner de ses clones pour sauver son monde!

Bienvenue dans le monde de Xio, univers où règne tranquillité et bien-être. Nous y découvrons notre futur protagoniste : une petite chose toute verte nommée Filo, et que l’on peut qualifier de « trognon ». C’est un personnage à l’allure rondouillarde avec seulement deux jambes, mais sans pied (vous me direz: « Rayman n’avait pas de bras, alors Filo n’a pas à se plaindre… »).

Au début de son histoire, ce petit être décide d’aller se trouver… son petit déjeuner (epic story!). Sur son chemin, il rencontre Asimov, une sorte d’esprit sage ressemblant à Albert Einstein, qui lui explique que le monde est en grand danger. Sans attendre plus de détails, notre héros va se précipiter dans l’aventure. Mais au détour d’un chemin, il tombe sur une petite graine. N’ayant pas pris son frugal repas du matin, il décide de se sustenter de cette dernière. Ni une, ni deux, un clone de Filo apparaît après digestion! Il se nomme « Me » et va accompagner notre héros dans son épopée pour sauver Xio. Le hic… c’est qu’il y a beaucoup de… Me!

« ME » vert, « ME » rouge

Le gameplay se révèle très vite redoutable

So Many Me prend la forme d’un jeu de réflexion/plateforme en 2D et peut paraître simple au premier abord, mais on se rend vite compte que notre cerveau va être mis à rude épreuve, croyez-moi. Le soft est divisés en plusieurs niveaux qui sont eux même répartis entre plusieurs régions (type forêt, glacier, volcan, etc…). On y trouve même des niveaux «bonus». Cet univers est peuplé de nombreux clones de Filo, qui se révèlent bien utiles puisqu’ils peuvent se transformer, de base, en blocs de pierre, permettant d’atteindre des endroits où un simple saut ne suffit pas. Au fur et à mesure de l’aventure, de plus en plus de « Me » se joignent au héros, facilitant ainsi sa progression. En plus de leur transformation en rocher, les « Me » peuvent se se transmuter en d’autres choses en avalant certains « fruits », ce qui débloquent d’étonnants pouvoirs symbolisés par des déguisements. Hélas, on regrettera de n’avoir le choix qu’entre une ou deux capacités pour chaque niveau. Dans chaque level, trois objets sont éparpillés : les graines de « Me » (souvent les plus simples à récupérer), les artefacts qui servent à obtenir des bonus et pour finir, les petits costumes. On vous le dit : si vous souhaitez finir chaque niveau avec les trois objets à collecter, il faudra vous attendre à retrouver votre cerveau liquéfié !

Comme si la plateforme et les puzzles n’étaient pas assez, So Many Me met sur votre route de nombreux ennemis : chiens mutants, aliens (armés ou non), robots à têtes chercheuses (ça existe!), fleurs qui dégagent du pollen vous empêchant de vous transformer, … Et pour compliquer encore le tout, vous trouverez des plantes comestibles vous donnant un pouvoir… à utilisation unique ! Ainsi, vous pourrez vous transformer en gelée, permettant à vos avatars de rebondir sur vous, ou encore en bloc de lumière, attirant les fleurs afin de déplacer la zone de pollen, etc… Si, dans ses mécaniques, So Many Me s’en sort relativement bien, il marque également des points grâce à son énorme potentiel de « tendresse ». Les « Me » sont craquants, et l’entraide sera de mise pour un soft dont la difficulté ne lui permet pas d’être « tout public », contrairement à ce que pourrait laisser croire son look.

Je veux de la joie !

So Many Me jouit d'une très jolie 2D

Lorsque l’on découvre So Many Me pour la première fois, on constate de suite que les graphismes sont assez réussis et qu’ils transpirent la joie et la bonne humeur. L’ensemble peut paraître classique pour qui ne jure que par la 2D d’un Rayman Origins, mais il n’en reste pas moins que le soft est agréable à regarder. Comme quoi, on peut faire de très belles choses avec le moteur de jeu Unity ! Si on veut pinailler, on peut déceler quelques soucis de collision un peu moins raccord avec le reste. Du coup, certaines mécaniques de gameplay en sont entachées légèrement, ce qui peut énerver et décourager. Pourtant, rien à faire : même si « ragequitter » sa partie suite à une énigme non résolue peut arriver, on revient très vite en courant dans le monde bucolique de So Many Me.

Au niveau de la bande-son, les musiques du titre sont douces et calmes, ce qui accompagne parfaitement notre aventure et permet de se calmer les nerfs quand le jeu devient plus difficile. Des compositions classiques, certes, mais néanmoins entraînantes et qui se fondent parfaitement dans l’univers mignonnet du titre.

« Me, Me, Me… Me Too » (Dixit un certain Agent S.)

En bref, s’il n’est pas inoubliable, So Many Me est un bon jeu de réflexion ! Trognon comme tout, le petit protégé d’Extend Studio nous a surpris avec sa difficulté diabolique arborant le concept d’utilisation de clones pour atteindre la suite des niveaux. Cependant, certains points noirs sont à noter, comme le côté chaotique des stages les plus difficile ou l’absence de difficulté des boss, mais pas d’inquiétude pour le  plaisir : So Many Me est à croquer à pleine dent et fait partie de ces jeux rafraîchissants que l’on prend plaisir à lancer le temps de faire quelques niveaux. Entre univers choupi et réflexion intense à condition que l’on veuille récupérer l’ensemble des objets, le titre va plaire aux amoureux du genre par son level design très inspiré.

La bande-annonce

Réalisation: 13/20

D’entrée de jeu, l’âme du gamer poétique s’accordera parfaitement aux couleurs flashy du jeu et à la diversité des environnements, le soft arborant une 2D mignonette rarement mise en défaut. Aucun soucis dans l’animation : elle est parfaite et fluide. Hélas, comparé à un Rayman Origins, on est loin du compte.

Gameplay/Scénario: 14/20

Comme tout puzzle-plateformer, le scénario reste assez simple mais tout de même efficace. Néanmoins, on aurait pu s’attendre à plus venant des créateurs de A.R.E.S. Le gameplay, lui, est intéressant avec la possibilité de trouver plein de « Me » et de gérer de nombreux pouvoirs que l’on peut débloquer. La logique peut être amenée à se développer au maximum si vous voulez récupérer tous les objets-clefs, sans parler d’un level design très inspiré, malgré le gros souci de « chaos » qui règne dans les derniers stages et qui en énervera plus d’un.

Bande-Son: 13/20

La B.O. ne comporte pas vraiment de titres phares mais l’ambiance générale de cet univers est douce et calme. Idéal pour se prendre la tête sur des énigmes retorses. Les bruitages sont on ne peut plus classiques.

Durée de vie: 15/20

La durée de vie de So Many Me est plutôt importante quand on prend le temps de récupérer chaque objet-clef, et on vous le conseille car autrement, le titre devient vite répétitif et sans intérêt.

Note Globale N-Gamz.com: 14,5/20

Dans l’ensemble, So Many Me reste un jeu très plaisant qui vous permettra de passer un peu de temps lorsque vous aurez envie de faire fonctionner votre cerveau. Un jeu simple mais intense et rafraichissant. On ne peut que féliciter Extend Studio pour l’originalité de son œuvre et notamment son concept de pouvoir contrôler autant de personnages pour arriver au bout de chaque niveau, avec des pouvoir plus extraordinaires les uns que les autres, le tout dans un monde poétique et coloré où l’on ne peut que se sentir bien. Dommage que le titre souffre de quelques errances comme des bugs de collision ou un chaos général dans les derniers stages.



About the Author

Lunares

Hello hello, bercée depuis des années par les mangas et animés ainsi que par la culture asiatique, je me présente à vous sous le nom de Lunares. Si ce nom vous dit quelque chose, amis gamers, c’est que vous m’avez surement croisée sur bon nombre de MMORPG. Même si ce milieu est mon premier amour, je reste avant tout une grande exploratrice d’univers en tous genres, cela va du FPS au jeu de plateau. J’aime aussi passer mes journées au cinéma et découvrir de nouveaux bijoux et, par la suite, faire partager mes différents points de vue avec autrui. Lorsque le monde me paraît froid, je me réfugie dans ma bulle et écoute à foison différents styles de musique. J’espère que mes articles vous ouvriront d’autres horizons.