Review

Final Fantasy. L’évocation seule de ce nom ne laisse personne indifférent. Car même si certains n’ont plus d’étoiles dans les yeux lorsque l’on parle de la mythique saga de SquareEnix, FF reste un monument du jeu vidéo. Lightning Returns n’échappe pas à la règle. La presse s’est déchaînée, le voyant tantôt comme un purgatoire achevant une trilogie boiteuse, tantôt comme un outsider ou encore le digne représentant d’une saga magistrale. Voici notre avis. 

13 jours pour sauver… tout le monde !

Lightning, la Libératrice

L’histoire de Lightning Returns prend place 500 ans après les événements de Final Fantasy XIII-2. Il vous reste 13 jours avant la fin du monde. C’est comme ça, vous ne pouvez rien y changer. Enfin presque… Bhunilvelze, dieu parmi les dieux (Du moins parmi ceux qui restent. Rappelons que vous vous êtes dressé contre deux d’entre eux lors des précédents épisodes) demande à Lightning de devenir la Libératrice. Ce rôle consiste à sauver le maximum d’âmes avant que le tout puissant ne déchaîne sa colère et crée un autre monde. Les âmes ainsi sauvées rejoindront alors ce nouvel eden.

… enfin 7 jours en fait…

Le jeu est vaste, et les jours s'écoulent vite

Une quête qui aurait pu être aisée pour notre héroïne aux cheveux roses, mais c’était sans compter sur l’arbre d’Yggdrasil qui, lorsqu’il fleurit, vous offre du temps supplémentaire pour sauver le monde dans les… 7 jours prévus ! Car oui, au début vous ne disposez que de 7 jours sur les 13 possibles. C’est à vous de sauver assez d’âmes pour nourrir l’arbre dans ce délai très réduit et ainsi gagner le temps qui vous fait défaut afin d’atteindre l’intégralité de vos journées. Si vous n’arrivez pas à ce maximum de 13 jours, Bhunilvelze estimera que vous n’avez pas mené à bien votre mission, et vous pourrez donc dire adieu à votre récompense et surtout bonjour au new game +. Car un game over dans Lightning Returns, c’est un game over définitif. Un challenge extrêmement intéressant que vous n’avez aucune chance de remplir du premier coup sans soluce. Attention toutefois, jouer dès la première partie avec un guide risque de baisser grandement le plaisir de jeu. En effet, l’essence même du gameplay repose sur cette notion de course contre la montre…

Les journées de Lighting Returns défilent vite, très vite même ! En une vingtaine d’heures, les 7 premiers jours se seront écoulés. La pression monte donc tout aussi rapidement. On se met alors à calculer jusqu’à nos trajectoires pour aller d’un point A à un point B. On retrouve donc le concept de course contre la montre de FF XIII premier du nom, poussé à l’extrême puisque cette fois-ci il y a un vrai chrono dans le jeu. 

Tant de choses à faire… et si peu de temps ! 

On se remémore de fait un des codes clés de la trilogie : le temps

Pour autant, l’aspect couloir que certains reprochaient au premier opus disparaît au profit d’une liberté d’action encore plus importante que dans le second épisode. Ainsi, dès le début du jeu, vous pouvez faire à peu près tout ce que vous voulez. Vous êtes libre à 100%. A vous de bien choisir votre itinéraire. D’autant plus que certaines âmes ne peuvent être sauvées qu’à des moments bien précis de la journée. Une seule solution : faire en sorte d’être au bon endroit, au bon moment. On se remémore de fait un des codes clés de la trilogie : le temps. (Spoil : Dans FF XIII, le temps était présent par la malédiction d’Anima. Les héros pouvaient mourir à n’importe quel moment. Ils étaient donc soumis au temps qui leur restait avant de devenir des Cie’ths. Dans XIII-2 , le voyage temporel était l’élément principal du gameplay et aussi – et surtout – de l’histoire puisque Caïus vivait un éternel recommencement dans le but de sauver Yeul d’une fin tragique). A noter aussi qu’il est impossible de finir le jeu à 100% durant votre première partie, comptez donc entre 40 et 50 heures pour le premier segment et 60/70 pour le finir en entier.

Les combats sont ultra dynamiques

Autre élément récurrent du gameplay de la trilogie, le système de combat basé sur le changement de classe est cette fois-ci quelque peu repensé. Dans Lightning Returns, vous passerez le plus clair de votre temps à combattre seule. Vous devez alors prévoir jusqu’à 3 tenues associées chacune à quatre compétences. Une fois en combat libre, à vous d’alterner entre lesdites tenues pour une efficacité maximum face à vos adversaires. Et bien sûr, la traditionnelle jauge ATB est toujours présente. Cette fois-ci, l’affrontement démarre avec une jauge pleine qui se vide à chaque action, certaines étant plus gourmandes que d’autres. La solution pour recharger votre barre consiste alors à alterner entre vos tenues pour laisser le temps aux jauges non utilisées de se remplir à nouveau. Oubliez aussi le farming. Dans ce Final Fantasy, vous ne progresserez pas en niveau au fil des combats, mais vos statistiques s’amélioreront à chaque mission que vous accomplirez. Vous ne perdrez donc pas votre précieux temps à combattre des monstres.

Baroud d’honneur pour le Crystal Engine

Techniquement, le jeu force le respect

Techniquement, c’est un Final Fantasy. Comprenez par là que c’est très beau. Les cinématiques sont comme toujours superbes. Lightning se déplace avec beaucoup de fluidité, des détails comme le mouvement des lèvres ou les ondulations des cheveux sont très bien réalisés, et la synchronisation labiale est ultra convaincante.

D’un point de vue sonore, autant dire que la bande-son est superbe. Entre les nouveaux thèmes et les réarrangements de ceux déjà existants, on est aux anges. En bonus on aura même le plaisir d’entendre des thèmes provenant d’anciens volets de la saga. Le doublage est, quant à lui, totalement crédible. Une réussite.

Un épilogue digne de ce nom pour la trilogie ?

Lightning Returns : Final Fantasy XIII offre aux joueurs un magnifique écrin technique pour une fin absolument magistrale qui réconciliera les plus persévérants des joueurs brouillés avec la saga. Quant aux fidèles, ils en auront largement pour leur argent !

Le Vidéo-Test par Calrn

Réalisation: 16/20

Comme toujours avec un Final Fantasy, le jeu est beau, surtout lors des cinématiques. On ne constate que peu d’incohérences techniques et la patte artistique est indéniablement envoûtante.

Gameplay/Scénario: 17/20

Entre le système de gestion du temps extrêmement bien pensé et ultra cohérent avec l’histoire et le système de combat remanié par rapport aux deux précédents épisodes, ce Lightning Returns offre un souffle nouveau alors qu’on pouvait craindre un simple recyclage, se permettant en plus le luxe d’avoir une  prise en main très rapide. Un must. Même chose pour le scénario qui offre une fin digne de l’excellente trilogie qu’est FF XIII.

Bande-Son: 18/20  

Doublage excellent, bande-son formidable. Clairement, un des gros points forts de ce troisième volet.

Durée de vie: 16/20

Si l’on prend en compte la rejouabilité due à la nécessité de passer par au moins un new game +, le jeu est assez long.

Note Globale N-Gamz.com: 17/20

Ce Lightning Returns est réellement un très bon jeu, qui offre une conclusion magnifique à une trilogie mal-aimée car incomprise du grand public. Et si après tout ça vous ne saisissez toujours pas pourquoi Final Fantasy XIII est un monument vidéoludique de la génération actuelle de consoles, refaites-vous les 3 épisodes, encore et encore… ça finira bien par renter !



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j'apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!