Review

Nominé dans la catégorie Prix du meilleur jeu web et social aux Game Paris Awards 2013, Gomago est un soft indépendant qui a su se faire une place au milieu des grands. L’occasion pour nous de vous en parler. Sortez la grand voile et préparez vos canons, Gomago s’annonce explosif !

Y’a comme une odeur de poudre…

Une vingtaine de mers à explorer: Hissez les voiles!

Développé par un petit studio français complètement indépendant du nom de Fantasy Factories, Gomago, qui est pour l’instant leur seul titre, est déjà très prometteur. En effet, le soft mélange de manière habile une narration à la J-RPG, un système de combat interactif au tour par tour (comme un rappel à plonger dans les jeux de rôle à l’ancienne), le tout aidé par une technologie récente en matière de jeux sur navigateurs web.

Vous incarnez donc Mago, un jeune loustic venant de se lancer dans la piraterie et rêvant de battre l’affreux SEEMBAD, qui règne sur les mers de Gomago. L’océan étant divisé en 20 cartes, elles même divisées en plusieurs îles générées complètement aléatoirement, vous aurez vite compris que la quête du jeu flibustier ne sera pas de tout repos, mais risque bien d’amener de nombreux combats maritimes ! Souquez fermes, nom de nom !

Un J-RPG en pleine mer ?

Un côté RPG très prononcé, notamment dans l’upgrade de votre navire

Vous voilà donc aux commandes de votre navire, prêt à parcourir le monde de Gomago pour amasser des trésors et vaincre les créatures qui errent sur les mers, le tout en 2D à la façon des premiers Final Fantasy. L’histoire est certes basique, mais la narration à la J-RPG la rend plutôt agréable, sans pour autant surcharger le jeu, qui se joue aussi bien sur tablette, que sur n’importe quel navigateur web. Lors des combats, vous pourrez utiliser la magie, lancer des invocations, le tout grâce à une jauge de temps qui se remplira plus ou moins vite selon les pièces équipant votre bateau. En effet, pour rendre votre vaisseau le plus puissant possible, vous trouverez divers objets sur les cartes maritimes, comme des métaux, du tissu, etc… Vous aurez ainsi la possibilité d’utiliser ces diverses matières premières pour modifier la voile, les canons, la poupe, la proue et pour finir, la coque, ce qui vous octroiera, au choix : plus de vie, de magie, de maniabilité, de canon, ou bien encore de dégâts pour vos boulets ou vos sorts.

L’exploration des îles doit être méticuleuse

A côté des combats typés J-RPG, Gomago propose un côté exploration. Ainsi, en battant les différents boss du soft, vous pourrez leur subtiliser des cartes aux trésors. Ces dernières sont divisées en cases, que vous devrez fouiller avec l’objet qu’il convient. Il vous faudra creuser à la pelle sur le sol, scier les arbres des forêts, piocher dans les rochers ou encore plonger dans l’eau, etc… Pour vous aider et vous permettre de trouver des trésors plus vite et plus facilement, vous pourrez compter sur de petites créatures que vous devrez préalablement piéger pour les enrôler. A noter qu’elles ont toutes une jauge de motivation, qu’il vous faudra surveiller.

Chaque carte vous rapportera soit un trésor complet, soit un morceau. Pourquoi un morceau? Et bien dans Gomago, les trésors ayant le plus de valeur sont séparés en plusieurs parties, histoire de donner un peu de piment au challenge. Chaque trésor complet récupéré vous octroie des points qui augmentent votre place dans le classement en ligne et vous délivre divers bonus. Bref, le gameplay est archi complet et devient très vite addictif.

Une réalisation en constante évolution.

Des combats inspirés de Final Fantasy pour une jolie réalisation 2D

Graphiquement, le jeu est assez réussi, même si l’on regrettera tout de même le fait que la personnalisation de votre bateau ne soit pas assez apparente et que seul les boss diffèrent vraiment en design. Ceci dit, le titre reste agréable et les magies sont vraiment bien mises en scènes (encore une fois, façon Final Fantasy, un gage de qualité), sans compter que les maps générées aléatoirement sont plutôt détaillées. Par contre, oubliez la bande-son, totalement inexistante.

On appréciera aussi un forum propre, et surtout une équipe de développement qui tient un compte rendu de son avancement directement sur le site grâce à un Devblog. Bon point aussi pour le staff de Gomago qui est toujours présent, qui écoute les joueurs et qui semble vraiment attentif aux remarques de ces derniers.

Bilan ?

Si vous aimez les jeux sur navigateur sans prise de tête, faciles à prendre en main, possédant une narration légère et décalée et qui se montrent rapidement addictifs grâce à un gameplay maîtrisé, Gomago est fait pour vous. Malgré son design simpliste et répétitif par moments, le titre de Fantasy Factories est diablement complet, régulièrement mis à jour et surtout, est entièrement gratuit (bien qu’une boutique soit présente, elle n’altère en rien la qualité du titre)!

La bande-annonce

 

Réalisation: 12/20

Graphiquement agréable, on regrette seulement que les décors se ressemblent globalement trop. Les boss et les magies sont plutôt bien travaillées dans l’ensemble.

Gameplay/Scénario: 13/20

Un scénario basique, mais un gameplay terriblement efficace. On apprécie les phases en mer qui sont ponctuées par des petites phases de recherche et de découverte, même si ces dernières offrent au final un peu trop de temps d’attente entre chaque action.

Bande-Son: -/20

Aucune bande-son à l’horizon. Gageons qu’elle apparaîtra lors d’une future mise à jour.

Durée de vie: 15/20

Une vingtaine de mers, qui sont elles-mêmes divisées en plusieurs îles, des cartes complètement aléatoires, une multitude d’améliorations possibles pour votre bateau, Gomago propose une foule d’activité pour un jeu qui vous occupera durant un bon paquet d’heures.

Note Globale N-Gamz.com: 14/20

Je tiens à rappeler que les notes données le sont sur base d’un titre web qui n’a de cesse d’évoluer, et dans le bon sens. Aussi le 14 donné aujourd’hui pourrait, dans les mois qui viennent, forcément valoir un 15, voire plus. En attendant, et en l’état actuel des choses, Gomago est un jeu sur navigateur qui propose un gameplay complet, bien que redondant, à la sauce J-RPG des mers, mais également un design accrocheur quoique trop répétitif, et une histoire qui se laisse suivre. Avec une équipe de développeurs talentueux et à l’écoute de son public comme c’est déjà le cas, nul doute qu’on reparlera prochainement du titre. En attendant, on leur souhaite bonne chance et bon courage !



About the Author

Eneara
Eneara

Eneara, collectionneur et passionné de jeux vidéo depuis pas mal d’années. Amateur de cinéma, de lecture et de jeux de plateau, je suis aussi très attiré par tout ce qui touche au retrogaming. J’aime les jeux à scénario, l’action, et parfois me faire peur devant un bon petit jeu bien flippant.
Facebook: Aurélien Eneara Ulsas