Review

Après avoir affronté le cartel de Santa Blanca en Bolivie avec Wildlands sorti en 2017, Ubisoft revient avec sa licence Tom Clancy’s Ghost Recon pour nous emmener cette fois-ci en plein Océan Pacifique ! Breakpoint débarque donc tout naturellement pour nous proposer un nouveau TPS sur fond de trahison et d’infiltration. Alors, cette licence est-elle toujour au top de sa forme ou la rapidité de développement de ce nouvel épisode doit-elle nous faire craindre le pire ? La réponse dans notre test tout juste sorti de l’enfer d’Auroa !

Récapitulatif des épisodes précédents…

« A vous de mettre un terme à la folie de votre ex-compagnon d’arme! »

Lors de notre épopée « Wildlandsesque », nous quittions notre Dream Team après l’opération Oracle. Cependant, cette dernière a eu des conséquences que personne n’aurait pu prédire. En effet, l’agent Walker se tire et fonde son propre groupe : les Wolves, se chargeant d’assurer la protection de Skell Technologie sur le luxuriant autant que fictif archipel Auroa. Hélas, entre naufrage d’un navire américain et tuerie de membres de la CIA, autant dire que ce ne sont pas des vacances de rêve que l’on va y passer. Aux commandes du soldat « Nomad », que l’on va pouvoir personnaliser à notre sauce, il va falloir tenter de survivre un peu plus qu’à l’attaque de ces fameux Wolves qui se sont emparés de tout l’armement automatisé de Skell Technologie pour atteindre de sombres objectifs de conquête militaire!

En effet, on compte sur vous pour mettre un terme aux plans de vos anciens frères d’armes aux ordres de Walker, incarné par Jon Bernthal, un visage connu pour son rôle dans The Walking Dead ou encore The Punisher. Sur fond d’intelligence artificielle, d’armes autonomes et des dangers engendrés par les nouvelles technologies, le scénario de Breakpoint se laisse parcourir sans jamais parvenir à réellement se montrer prenant. Le joueur pourra prendre des décisions parfois complexes afin de s’immerger un peu plus dans le récit, mais sans la moindre retombée sur la trame principale: on se mange donc de la belle cinématique mais le fond reste relativement sans surprise.

Vamos a la playa !

« Les drones font partie de l’armement de Skell Technology »

Qui dit archipel dans le Pacifique dit plage de sable blanc, forêt luxuriante, … De fait, Breakpoint nous embarque dans une promenade où les environnements sont des plus variés. Entre marais, jungle profonde, montagnes escarpées ou désert aride, autant dire qu’il y en aura pour tous les goûts sur Auroa. Bien entendu, ce qui n’est pas spécifié sur la brochure touristique, ce sont les dangers qui y rôdent : entre nos ennemis prêts à nous massacrer, une faune sauvage bien remontée contre vous et des éléments climatiques parfois déchaînés, la balade de santé risque d’être compromise !

Hélas, si les idées et les biomes sont bons sur le fond, la réalisation ne va pas en ce sens. Entre zones parfois vides d’intérêt et de vie, bugs de collisions à foison et lags à répétition, la géographie des lieux nous oblige parfois à se coltiner des déplacements qui font grincer des dents, et les quêtes Fedex n’aident pas vraiment! Une technique en dents de scie, parfois à la masse, avec une pensée émue pour le HUB qui ne parviendra jamais à séduire le moindre gamer. Et que dire de ces gros soucis de connexion qui plombent violemment l’expérience multijoueur, pourtant censée apporter le réel intérêt du soft?

Dans la jungle, terrible jungle…

« Les biomes sont variés, mais parfois bien trop vides »

En vue à la troisième personne, Breakpoitn propose des mécaniques de jeu orientées action/survie/infiltration. On est heureux d’avoir affaire à une jouabilité qui se prend très rapidement en main, bien qu’il faille noter que toute notion de survie reste anecdotique. Alors certes, se prendre une balle a des répercutions sur notre Nomad, il faut se soigner et le faire vite si l’on veut éviter de laisser 4 litres de sang sur place, mais le craft reste minime et passe par le fameux HUB peu attrayant. Du coup, malgré des mécaniques bien huilées et se voulant réalistes au possible, la lassitude pointe le bout de son nez relativement rapidement et on aurait plus tendance à vouloir se promener et profiter des lieux que de continuer l’enchaînement ultra redondant: enquête, interrogation, élimination.

C’est aussi via l’artisanat que l’on prend conscience de la cause d’un ras le bol général de la communauté des joueurs : il faut des plans pour tout, et tout vous pousse à passer par la case microtransaction, même pour les plus gros packs de jeu. Après les déboires d’EA avec Star Wars Battlefront ou Need for Speed, on aurait pu penser qu’Ubisoft aurait évité d’emprunter cette voie. Il n’en ait rien et la rage des gamers s’est vite faite entendre, à raison.

… Les loups sont morts, ce soir….

Si on excepte les scandaleuses microtransactions, on aurait tort de dire que Ghost Recon Breakpoint n’est pas agréable à parcourir, mais il n’est pas du tout aussi mémorable que son prédécesseur. La faute certainement à un titre qui se veut vaste mais laisse une impression de « pas fini », de vide. On accroche donc à fond les premières heures avant de se lasser malheureusement trop rapidement, les soucis techniques n’aidant pas, tout comme l’IA qui n’est pas des plus malignes. Espérons que le jeu parviendra tout de même à corriger ses erreurs afin de reconquérir le cœur des joueurs, mais on en doute…

Bande-Annonce

Réalisation: 13/20

Le soft propose une réalisation agréable au premier coup d’œil, mais certaines textures donnent parfois une impression plutôt vieillotte. De plus, on se heurte un peu trop souvent à des soucis d’apparition de ces dernières, des bugs de collision, des lags … Peu admissible pour un titre de cette trempe, le tout sans parler des gros soucis de connexion! Il faut tout de même noter que les différents biomes diversifient la promenade mais hélas… tout laisse une impression de vide cosmique!

Gameplay/Scénario: 12/20

Bien qu’ayant un scénario plus construit que celui de Wildlands, Ghost Recon: Breakpoint donne à fond dans le cliché du genre à base de bad guy persuadé qu’il a la réponse à tout par la force et de traîtrise qui ne sert que de prétexte à aller canarder tout ce qui bouge. On apprécie ceci dit les cinématiques et le ton un peu « grave » qui monte au fil de notre avancée. De son côté, si le gameplay reprend des bases fortes issues de Wildlands, notre bon vieux Nomad n’est pas aidé pour le coup! Entre ses pieds qui glissent dès que le sol n’est pas droit et la jouabilité ultra rigide des véhicule… la frustration pointe un peu trop souvent le bout de son nez à mon goût. Heureusement pour vous sauver la mise que l’IA n’a d’intelligence que le nom… Par contre, gros point noir pour les microtransactions, qui sont omniprésentes et bien trop violentes!

Bande-Son: 11/20

Du bug là aussi: voix robotiques, son très mal calé sur les personnages et les actions de temps à autres… alors même si les bruitages environnementaux et les musiques font le job, l’expérience auditive n’est pas dingue et vous sort trop souvent de l’immersion. Un conseil d’ami pour atténuer les dégâts: oubliez la VF!

Durée de vie: 12/20

En toute honnêteté, le soft possède une durée de vie plutôt bonne, tournant autour de la quarantaine d’heures, mais encore faut-il avoir la volonté foi de prolonger aussi loi nl’expérience! De plus, le PVP n’apporte pas grand-chose en termes de valeur ajoutée à la durée de vie tant il reste anecdotique.

Note Globale N-Gamz.com: 12/20

Ghost Recon: Breakpoint aurait pu être un TPS/Survival multijoueur de toute beauté tant le réalisme des équipements et des armes, ainsi que les actions qui y sont liées, est saisissant. Le contenu est immense, il y a beaucoup à faire mais tout est… terriblement redondant. Idem pour l’environnement qui, s’il séduit au premier coup d’œil, finit rapidement par se montrer vide et bourré de bugs. Et ce ne sont malheureusement ni le scénario, ni le jeu d’acteur de Bernthal qui parviendront à nous garder scotchés à notre manette. Pire: les microtransactions sont aussi omniprésentes qu’horripilantes, et les soucis de connexion sont tellement récurrents qu’il est difficile de pouvoir se poser en multi, ce qui est incroyablement dommage étant donné que l’expérience y est nettement plus plaisante. Bref, Breakpoint est sorti trop tôt, pas fini, et on doute qu’Ubisoft parvienne à redresser la barre…



About the Author

Avatar
LadyDisturbed
Jeune sœur de bataille, dévoreuse de romans à la vitesse de la lumière et fanatique de jeux vidéos depuis la plus tendre enfance... voilà ce qui pourrait résumer de façon rapide votre petite rédactrice. Les mangas ne me font pas peur, la couture et le cosplay sont mon lot quotidien, l'écriture de fan fiction m'occupe et je rêve et vis dans un monde fait de fantasy et science fiction où les princesses Disney ont leur place. Éclectique, je suis ouverte à tous types de jeux, allant du RPG au FPS en passant par le Visual Novel, les MMO ou encore les jeux de stratégie et voguant dans les eaux troubles des jeux indépendants que je me plais à vous faire découvrir. Je ferais tout ce qui est possible pour être juste dans mes jugements, et puisse le sort vous être favorable !