Review

En 1997, Square Enix bluffait tout le monde en faisant définitivement entrer le genre RPG dans l’ère cinématographique grâce à son cultissime Final Fantasy VII, première infidélité du développeur à son ami de toujours Nintendo, et voeux de mariage augurant du meilleur avec l’écurie PlayStation. Un titre inoubliable qui a en plus eu le bon goût de débarquer chez nous, en Europe, pour cartonner comme jamais et prouver à tous que le jeu de rôle avait de beaux jours devant lui sur le Vieux Continent, contrairement à ce que pensait Big N depuis des années. Une oeuvre phare, dont l’impact sur les gamers de l’époque a été colossal, et qui débarque aujourd’hui enfin… sur une machine Nintendo! C’est donc la Switch qui accueille les aventures de Cloud, Tifa, Aerith et Sephiroth dans une version graphiquement liftée mais très fidèle à l’originale, avec ses nombreuses qualités mais aussi… sa traduction bancale! Pour 16€, l’investissement vaut-il le coup? 

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 12,5/20

Si le petit lifting graphique HD sur les modélisations 3D des personnages et des extérieurs de combat est plutôt sympathique, on regrettera que les décors en précalculé n’aient pas bénéficié du même soin et pixelisent forcément pas mal. Il n’empêche que si vous jouez en mode portable, le tout passe remarquablement bien grâce à la taille plus petite de l’écran de la Switch. Par contre, on pestera contre un framerate qui aurait pu être amélioré par rapport à la version originelle (il suffit d’ailleurs de jouer en turbo x3 pour voir ce que donnerait le jeu « fluide ») et un mode 4/3 impossible à passer en 16/9. Enfin, les cut-scenes en images de synthèse ont quand même méchamment pris de l’âge et un petit coup de polish n’aurait pas été du luxe.

Gameplay/Scénario: 16,5/20

Encore aujourd’hui, l’histoire de Final Fantasy VII fait partie des références du genre, mixant allègrement des thèmes écologiques à la quête identitaire de Cloud et Sephiroth en faisant graviter autour d’eux une galerie de personnages tous plus inoubliables les uns que les autres. Dommage donc que la traduction française assez WTF de l’époque ait été conservée pour ce portage, flinguant pas mal de subtilités voir même des réactions entières de protagonistes. On vous rassure, le fil rouge du récit est toujours compréhensible, mais on tiquera plus d’une fois face à une phrase qui ne veut rien dire. Niveau gameplay, c’est toujours aussi jouissif avec pas mal d’exploration sur la map ou dans les décors précalculés, mais surtout un système de combat assez vif pour l’époque grâce à la jauge ATB et un excellent système de matéria, simple à comprendre mais profond à maîtriser. Un must encore aujourd’hui, auquel vient s’ajouter quelques aides assez utiles comme la suppression de combats aléatoires, le boost de vitesse x3 ou l’invincibilité avec limit break max… à utiliser avec parcimonie.

Bande-Son: 18/20

Les sublimes compositions de Nobuo Uematsu n’ont pas pris une ride et les premières notes auront directement l’impact émotionnel voulu sur les fans de la première heure autant que sur les newbies. C’est sombre, c’est puissant, et parfois si mélancolique, notamment avec le thème d’Aerith. Toutes ces musiques vous resteront gravées à vie, on vous le dit. Pas de doublage par contre (il faudra attendre Final Fantasy X pour ça) mais les bruitages sont plus que réussis et le dépaysement garanti. Il est donc d’autant plus frustrant que le bug sonore qui relance la mélodie de la zone après chaque combat n’ait pas été corrigé.

Durée de vie: 17/20

Comptez un peu plus de 30 à 40 heures pour boucler le soft sans trop s’arrêter sur les quêtes annexes, ce qui est plus que satisfaisant pour un titre monnayé 16€. Et puis sincèrement, les quêtes secondaires sont parfois si bonnes et peuvent parfois rapporter si gros, comme un personnage supplémentaire (Vincent) ou des Materias Maîtres surpuissantes (Les Chevaliers de la Table Ronde), que vous auriez tort de ne pas vous lancer dans la quête des 100%!

Note Globale N-Gamz.com: 16/20

Portage du jeu de rôle éponyme qui a donné ses lettres de noblesse au genre en Europe à sa sortie sur PlayStation en 1997, Final Fantasy VII Switch bénéficie d’une modélisation HD, de textures retravaillées et de décors liftés, pour un résultat graphique plutôt agréable en combat, mais un peu moins en exploration. Fort heureusement, y jouer en mode portable atténue les défauts visuels même si on regrette l’absence d’un plein écran. Il apporte aussi trois fonctionnalités pour vous faciliter la vie (et flinguer le grinding, ok): la suppression des combats aléatoires, un mode invincible avec Limit Break à fond et un mode turbo x3 qui rend le jeu fluide à souhait… mais hyper speed. Proposé au prix de 16€ sur l’eShop, Final Fantasy 7 est un must have du genre, avec un système de combat séduisant à base de matérias, une bande-son inoubliable et une histoire passionnante… hélas gâchée par une traduction française originelle totalement WTF par endroits. Il n’empêche, c’est assurément la version ultime de ce RPG culte alors si vous n’avez jamais cédé aux sirènes des aventures de Cloud, Tifa, Aerith et Sephiroth, vous ne pouvez pas passer à côté!



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Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!