Review

Dishonored premier du nom avait indéniablement créé un raz-de-marée vidéoludique peu avant sa sortie en octobre 2012. Je me souviens encore de l’engouement quasi biblique pour celui-ci à la Gamescom de la même année, les transports en commun de Cologne étant totalement décorés aux couleurs du titre et les files d’attente s’allongeant dangereusement près du stand de Bethesda dans le Koelnmesse. Il faut dire que l’éditeur avait compris tout le potentiel du jeu d’action/infiltration d’Arkhane Studio alors qu’il était totalement empêtré sur d’autres softs à la première personne : Doom 4 et Prey 2. Le succès critique et commercial fut bien entendu au rendez-vous, et c’est tout naturellement qu’une suite débarque aujourd’hui, forte de quatre années de développement. Si on avait peur qu’il soit impossible de faire mieux que le premier opus, maintenant que l’on a Dishonored 2 en main, on se dit qu’il fallait bien autant de temps de développement pour nous proposer ce véritable petit bijou de level design bien parti pour le titre de « Jeu de l’année 2016 » !

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 16/20

Doté d’un design graphique reconnaissable entre mille avec un petit côté presque cartoon, Dishonored 2 n’est certes pas le plus beau jeu Next-Gen de l’année, mais il a le mérite d’être extrêmement fluide et de proposer une quantité plutôt invraisemblable de détails visuels, dont une bonne partie interactifs, pour rendre crédible son environnement. On sent que le Void Engine, version modifiée de l’id Tech 5 & 6, n’est pas le plus puissant moteur 3D qui soit, mais le résultat nous offre quand même de superbes effets de lumière et une atmosphère sans pareille, tout en permettant au jeu d’afficher une belle superficie dans ses maps et un sacré degré de folie dans les possibilités d’exploration offertes.

Gameplay/Scénario: 19/20

L’histoire de Dishonored 2 peut être vue en incarnant aussi bien Emily Kaldwin que Corvo Attano, et se trouve certes narrée par de fort belles cinématiques, mais aussi et surtout par la myriade de documents et enregistrements audio annexes, lesquels pullulent littéralement dans les niveaux pour peu que vous ayez l’esprit d’exploration. Qui plus est, les différents alignements en fonction de votre style de jeu vous permettront d’assister à plusieurs fins, toutes très intéressantes. Niveau gameplay, Corvo et Emily, bien que partageant les mêmes armes, se jouent sensiblement différemment grâce à leurs pouvoirs respectifs, tandis que le level design des stages, véritable modèle du genre, livre des dizaines d’approches différentes pour des heures de jeu terriblement jouissives. Vous allez pouvoir refaire les niveaux à l’envie et, chaque fois, découvrir de nouveaux passages, de nouveaux objets, de nouvelles façons d’assassiner ou simplement de réduire au silence vos cibles. De fait et comme dans le premier, vous pouvez terminer le soft sans tuer un seul adversaire, ou y aller carrément en mode serial killer et devenir un roi du meurtre sanglant, même si le punch de vos opposants aura raison de vous en deux coups seulement. Honnêtement, jouez-la le plus infiltration possible, c’est là que le soft procure le plus de plaisir !

Bande-Son: 19/20

Bruitages ambiants réalistes, voire même très flippants comme lors de votre traversée des nids de mouches de sang, doublages français au top et musiques inoubliables, la bande-son de Dishonored 2 est tout bonnement incroyable… d’autant qu’elle joue une importance cruciale dans votre infiltration, vous révélant l’emplacement et la proximité des ennemis rien qu’au son !

Durée de vie: 19/20

La durée de vie de Dishonored 2 est déjà conséquente en ligne droite pour peu que vous la jouiez infiltration et que vous soyez adepte de l’exploration, le tout avec deux personnages bien différents à jouer. Mais c’est surtout le level design incroyable, véritable monstre du genre, qui force le respect et permet une rejouabilité comme aucun titre ne l’a jamais proposé. Quand on voit qu’il y a pas moins de 82 façons de tuer juste UN SEUL BOSS ! Imaginez sur l’ensemble du soft, avec les divers pouvoirs, les chemins de traverses que vous continuerez à découvrir au sein du même stage après plus de cinq heures dessus, les charmes d’os à récupérer ou à confectionner, la foule de documents annexes pour vous imprégner de l’histoire, les reliques pour booster vos capacités et un New Game + ultra jouissif… et vous comprendrez que Dishonored 2 ne vous livrera tous ses secrets qu’au prix de nombreuses, très nombreuses, très-très nombreuses heures d’investissement, sans que le plaisir ne retombe jamais ! Et pour les Speed Runners, le titre offre un excellent challenge, avec des temps de dingue à battre. Dernier en date : 35 minutes !

Note Globale N-Gamz.com: 18,5/20

Si l’on regrettera un Void Engine un peu à la traîne par rapport à ses concurrents sur le plan de la modélisation et des textures, c’est bien là le seul reproche que l’on pourrait faire à Dishonored 2. Meilleur en tous points à son aîné, cette suite offre deux personnages hautement intéressants à jouer, une histoire prenante à souhait, une rejouabilité titanesque, une liberté d’action grisante et un level design monstrueusement réussi qui impose le respect. Un bon candidat au titre de jeu de l’année selon nous, et un Must-Have pour tous les gamers voulant sortir des titres ultra scriptés qui pullulent sur le marché !



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!