Review

Quatrième volet de l’autre saga zombifique de Capcom, Dead Rising a toujours été un terreau fertile d’expérimentations déjantées, voire carrément WTF, pour permettre aux développeurs nippons de décompresser un gros coup. Il faut dire que permettre au joueur de trucider du mort-vivant avec tout ce qui lui passe sous la main, du feu d’artifice au mini-kart en passant par le « spray anti-moustique-lance-flamme » a toujours eu un effet apaisant sur les foules, non? Le souci, c’est qu’à force le concept s’essouffle… et là où Resident Evil l’a bien compris en nous offrant un septième volet réinventant complètement la franchise, Dead Rising 4 a décidé de rester sur des rails tout tracés, avec « plus de plus » mais en se permettant néanmoins un énorme sacrilège à la saga : l’abandon du Timer ! Excellente idée ou épisode de trop ? Découvrez-le dans notre vidéo-test complet !

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 14,5/20

Au début, on est impressionné par les hordes de zombies qui s’étendent à perte de vue et l’animation à 30fps qui fait le job, mais on se rend vite compte que le framerate souffre parfois sans raison, que la modélisation des personnages n’est pas aussi travaillée qu’escomptée et surtout que les bugs d’affichage sont légions et vous permettent très souvent de voir à travers les murs. Alors certes, il y a une profusion de cadavres et d’hémoglobine, les effets pyrotechniques sont très réussis et l’Open World est vraiment vaste, mais on a déjà vu bien plus beau pour le coup.

Gameplay/Scénario: 12/20

Le scénario est hélas bien trop plat et ne survit que par son gros côté fan service geek et ses références en tous genres, Capcom en prenant gentiment pour son grade et avec le sourire. Ainsi, le retour de Frank West à Willamette est bien moins épique qu’escompté, malgré l’ambiance de Noël absolument géniale. De plus, l’absence totale de Timer flingue carrément le gameplay tendu et vraiment jouissif des précédents opus. Là, on a tellement le temps de se balader que l’on découvre au final tous les soucis de la recette Dead Rising : combats manquant de répondant, saisie d’objets hasardeuse, mises à mort qui finissent par se répéter et aventure hautement répétitive, sans réel boss marquant pour dire de remonter le tout.

Bande-Son: 15/20

Les mélodies sont bien trouvées, les bruitages hilarants à souhait mais c’est surtout le doubleur de Frank West qui s’en donne à cœur joie avec un côté second degré totalement décalé qui fait très souvent mouche, le tout entièrement en français.

Durée de vie: 13/20

L’Open World est conséquent et bourré de personnes à sauver, de lieux à photographier et de défis à relever, mais passées quelques heures, on s’ennuie horriblement à cause de la répétitivité inhérente à la recette Dead Rising. On ressentait bien moins cela avec le Timer, car on avait rarement le temps de se poser. Enfin, le coup de grâce restera indubitablement cette fin bancale qui appelle directement une vraie conclusion… à acquérir par DLC!

Note Globale N-Gamz.com: 13/20

Dead Rising aurait dû, comme Resident Evil, tenter de se réinventer plutôt que de se borner à suivre une recette qui a fait son temps. En soi, le titre peut faire penser au destin de Saint Rows : un jeu totalement délirant, jouant à fond la carte du fan service WTF, mais qui se révèle très creux passées les premières heures à tout tester. En virant purement et simplement le Timer qui donnait une certaine intensité au récit et masquait surtout les carences de profondeur du gameplay, Dead Rising 4 laisse apparaître au grand jour ses défauts, sans proposer l’Open World bardé de quêtes intéressantes qui aurait pu justifier un tel sacrilège pour les fans. Très drôle, très fun, mais aussi très répétitif et morose par la suite, voilà comment définir le dernier bébé de Capcom… Dommage, l’humour de Frank West aurait mérité un plus bel écrin pour être savouré comme il se doit !



About the Author

Neoanderson

Hardcore gamer dans l’âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j’apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N’hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!