Review

Quatre ans sans Dead or Alive pour le fan « otaku » de jeux de baston que je suis, c’est un peu comme si on disait à un adepte de One Piece que la saga d’Eiichiro Oda prenait un congé sabbatique. C’est long, trop long, aussi ai-je accueilli ce Dead or Alive 6, premier opus spécialement programmé sur « Next-Gen », comme le messie vidéoludique qui allait m’en mettre plein les yeux et me faire saigner des pads comme jamais. Il faut dire que les divers trailers et autres sessions de gameplay diffusées par la Team Ninja de Koei Tecmo m’avaient mis l’eau à la bouche, les combattantes étant toujours aussi redoutables, vives et sexy pour un gameplay stratégique à souhait! Car oui, ne nous voilons pas la face: Dead or Alive a toujours su manier, sous ses airs de jeu un brin lubrique, la stratégie et le mind game comme nerfs de la guerre des joutes Versus qu’il propose. Ce sixième opus parvient-il à retrouver toute la nervosité de ses aînés en offrant à la licence un nouvel écrin graphique pour nos charmantes guerrières? Oh que oui, même s’il reste encore quelques petites choses à corriger!

Le Vidéo-Test par Neoanderson + Bonus Stage

Réalisation: 16/20

On s’attendait à être bluffé par la réalisation graphique estampillée « Next-Gen » de ce Dead or Alive 6, Koei Tecmo ayant toujours eu pour maître-mot une réalisation visuelle hors pair et un framerate constant à 60fps pour la licence. Pour le coup, on a bien le framerate précité, et ce en toutes circonstances sur PlayStation 4 Pro, que l’on choisisse le mode prioritaire « graphismes » ou celui de « performance ». On se montrera par contre déçu que la résolution n’augmente pas et reste bloquée sur du 1080p, mais on apprécie l’anti-aliasing plus prononcé en « graphismes » et les ombres mieux portées. Cependant, quand on sait que la Xbox One X offre de la 4K native, même si pour cela elle sacrifie des images/secondes, on se demande pourquoi la Team Ninja n’a pas proposé du 1440p ou une résolution dynamique chez Sony. Pour le reste, le moteur 3D est extrêmement convaincant et nous propose des modélisations aussi sexy que sensuelles, des animations criantes de réalisme, un impact des coups qui fait froid dans le dos et une mise en scène des attaques spéciales (mention spéciale pour la Ruée Fatale) qui frise la jouissance oculaire. Dommage que les stages soient un peu moins réussis à ce niveau à cause de textures parfois un peu grossières. Et pour les plus « otakus » d’entre vous, un mode photo est même présent pour immortaliser vos plus beaux instants… sous tous les angles, ahem!

Gameplay/Scénario: 17/20

Contrairement à nombre de softs de baston lambdas, Dead or Alive 6 a le mérite de proposer un mode histoire qui vous permet d’incarner tous les persos du casting sur une seule et même ligne temporelle, certains faisant pleinement partie de l’axe principal de*u récit opposant le M.I.S.T. à la DOATEC, tandis que d’autres ont une contribution plus anecdotique. Le must, c’est que les révélations vont bon train et apportent beaucoup au background de la saga, faisant naître des liens de parenté plutôt intéressants entres les concurrents. A ce mode histoire, qui vous prendra entre 3 et 4 heures à finir dans son intégralité, s’ajoutent les classiques Survie, Arcade, et Online (très pauvre pour le coup puisque ne disposant que de Versus classés) mais aussi et surtout un excellent mode quête, fort de dizaines de matches incorporant chacun 3 missions pour être finis à 100% et vous octroyer de précieux points vestimentaires. Ces points servent d’ailleurs à débloquer, malheureusement par le biais du pur hasard, la myriade de tenues toutes plus affriolantes les unes que les autres pour vos combattantes (ou combattants, OK). Pour le coup, l’idée de génie de Koei Tecmo est d’avoir inclus un tutorial qui s’intègre parfaitement à ce mode Quête, vous expliquant avec session d’essai à l’appui comment parvenir à accomplir l’objectif qu’on vous donne en vous apprenant l’esquive, la choppe, la riposte, les combos des différentes guerrières et j’en passe. Judicieux et fun! Niveau gameplay, on reste sur les fondamentaux de la saga avec un bouton poing, un pied et une choppe qui fonctionnent en trio suivant le principe de pierre-feuille-ciseaux, ainsi qu’un contre bas/haut mixé à une garde, et une petite nouveauté qui rend le tout diablement plus stratégique: la touche « Spéciale » qui vous permet, en sacrifiant une à deux barres éponymes, d’effectuer une attaque imparable ou un contre ultime, mais aussi une série de combos se terminant par un surpuissant Finish. Grisant!

Bande-Son: 16/20

Dead or Alive possède indubitablement l’une des meilleures bande-sons de tous les jeux de baston grâce à ses rythmes allant du rock à la techno, en passant par les mélodies épiques qui donnent un peps dingue aux affrontements! Les bruitages ne sont pas en reste et nous livrent des coups qui claquent les tympans, des déflagrations qui font trembler les basses et des destructions de décors qui envoient du lourd. Dommage donc que, même si les doublages anglais et japonais sont très réussis, la synchro labiale des premiers est totalement ratée en mode story.

Durée de vie: 17/20

Comptez trois heures pour boucler l’intégralité du mode Story, auquel s’ajoutent un mode Survie, un Online un peu chiche mais surtout l’excellent mode quête qui devient très vite chronophage tout en vous apprenant toutes les subtilités du combat grâce à des tutos intégrés du meilleur effet. Avec 26 personnages tous radicalement différents au casting et la touche « Spécial » qui vous demandera pas mal de temps à être maîtrisée, vous allez en avoir pour votre argent, d’autant que Koei Tecmo a déjà annoncé qu’il allait sensiblement étoffer ses combats en réseau. Et puis avouez-le, tout bon fan de Dead or Alive va tenter de récupérer 100% des tenues vestimentaires de nos charmantes demoiselles (entre 10 et 20 par perso), d’autant que les costumes de base ont été un peu trop « rhabillés » pour leurrer le quidam. Une raison de plus pour chopper les sublimes skins sexy en enchaînant les parties online et le mode quête à outrance, non?

Note Globale N-Gamz.com: 16,5/20

Fort d’un casting de 26 combattants dont les deux petits nouveaux que sont la ravissante scientifique Nico et le baroudeur Diego, Dead or Alive 6 offre un mode story bien scénarisé, un moteur 3D rutilant et d’une grande fluidité ainsi que des combats ultra stratégiques notamment grâce à l’ajout de la touche « Spéciale » qui permet des contres et attaques ultimes. Malgré l’absence de tag battle et la présence d’un Season Pass à 90€, les fans ne pourront qu’être aux anges face à la nervosité des joutes, les décors destructibles sur plusieurs niveaux, le mode défi et ses tutos bien conçus, sans compter la pléthore de tenues et accessoires sexy à débloquer, même si le hasard est un peu trop important dans l’obtention de ces dernières. Assurément un excellent Dead or Alive, technique et « sensuel » comme on l’aime!



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Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!