Review

Il y a plus de deux ans sortait Dark Souls. Le RPG a calmé bon nombre de fans du genre en cassant absolument tous les codes établis. Un bijou pour hardcore gamers. Aujourd’hui Bandai-Namco et FromSoftware reviennent avec un deuxième volet qui reprend la recette du premier opus en promettant aux joueurs les plus masos de vivre un véritable enfer… !

Un inconnu… du début à la fin?

Le monde de Dranleic vous tend les bras

Et c’est tout ce qu’ils veulent ces fous ! Car disons-le tout de suite, Dark Souls 2 n’a pas pour vocation d’être un jeu d’aventure sans réelle difficulté et dont l’unique but est de vous faire voyager dans un univers étranger. Non, Dark Souls se doit de vous présenter une histoire, certes, mais elle est clairement secondaire. Vous incarnez… quelqu’un (en effet, vous devez créer votre personnage de A à Z, il n’a aucune voix et ne s’exprimera que par des coups et des sorts), qui doit récolter des âmes pour ne pas vraiment mourir parce qu’en fait, il est mort déjà en partie, enfin je crois, mais pas complètement… Bref vous l’aurez compris, le scénario n’est pas vraiment le point fort du soft.

Mais peu importe car si vous jouez à Dark Souls 2 vous savez très bien qu’il n’est pas question d’explorer mais de jouer ! Le titre vous offre un challenge alléchant qui forcera les non-initiés à passer au-delà des 10 premières heures de jeu qui sanctionneront quiconque n’a jamais touché à la saga.

Des codes annihilés

Les fantômes des joueurs défunts vous guideront

Dans DS2 les codes du RPG classique sont brisés, broyés et avalés. Ici, chaque erreur vous coûtera la vie! Dark Souls 2 est un jeu qui se veut extrêmement punitif, voire trop. Cette difficulté vient de son côté ultra réaliste. Quand vous tombez de trop haut, vous vous blessez ou mourrez, quand vous courrez vous vous essoufflez et vous ne pouvez plus réagir si vous tombez nez à nez avec un ennemi. Seul contre 2 ou plus et c’est la mort quasi assurée… Bref, chacune de vos actions peut avoir des conséquences dramatiques sur votre partie. D’autant plus qu’une fois mort, vous perdez toutes les âmes pour lesquelles vous vous êtes si durement battu.

Heureusement, si vous activez la connexion au net, vous verrez les fantômes d’autres joueurs agir et même mourir devant vous sans pouvoir intervenir. Cette aide vous permettra d’anticiper des pièges et autres arrivées de monstres. De plus, les gamers ont la possibilité de s’entraider en laissant des messages au sol pour avertir les autres. Un système de notation est là pour approuver le message ou le signaler. Je vous avouerai ne pas avoir exploré les fonctionnalités en ligne au-delà de ça, préférant me confronter à une aventure solitaire avec le moins d’aide possible, quitte à manger mon chat.

Le moteur 3D n'est pas exempt de défauts, hélas

Dark Souls 2, je l’ai déjà dit, est une suite, et à ce titre il souffrira de la comparaison avec son aîné, d’autant plus qu’il lui ressemble comme 2 gouttes d’eau. Votre but est simple : récolter des âmes puis mourir, réapparaître au dernier point de sauvegarde, visiter, puis repartir à la chasse aux âmes, le tout en vainquant les boss qui empêchent votre progression dans le monde de Dranleic. Les âmes dont nous vous parlons servent à améliorer vos statistiques, attention donc à ne pas mourir sous peine de les voir s’envoler. Une frustration d’autant plus grande quand vous êtes un nouveau joueur et que vous mourrez en pensant, par exemple, que ce serait salaud de tomber d’aussi peu haut et de mourir quand même… Finalement, on a presque l’impression que DS2 est un add-on à son grand-frère tant la ressemblance est frappante.

Un moteur perfectible

Côté technique, le jeu est plutôt beau même si la réalisation n’a rien de transcendant, on espère que les versions next-gen et PC seront embellies. En revanche, les cinématiques sont réellement sublimes, et on est immédiatement mis dans l’ambiance du soft avec la scène d’introduction, tant au niveau visuel que sonore. Car l’ost de DS2 est très bonne et colle parfaitement à l’ambiance que les développeurs de FromSoftware ont cherché à créer. Les doublages sont aussi très convaincants, et les sons et autres bruitages sont plutôt bons dans l’ensemble.

Vous qui entrez ici…

Bref, Dark Souls 2 est un bon jeu si vous ne cherchez pas une histoire haletante, que vous êtes un hardcore gamer, un grand malade, que vous aimez vous faire punir pour rien, mais aussi si vous êtes déçu de la facilité déconcertante de certains softs, si pour vous la difficulté d’un titre ne se contourne pas avec du farming, ou encore si vous cherchez quelque chose de nouveau. Si vous répondez à l’un de ces critères, bienvenue en enfer. Sinon, bienvenue en enfer…

Le vidéo-test par Calrn

Réalisation: 14/20

Le jeu est bien réalisé sans être une révolution. Le héros dispose de mouvements fluides et l’absence d’aliaising est appréciable. Mention spéciale pour la cinématique d’introduction qui nous met tout de suite dans l’ambiance.

Gameplay/Scénario: 16/20

« Simple » et efficace. La prise en main est ultra rapide, et on ne peut s’en prendre qu’à soi même si l’on meurt tant le gameplay a été travaillé. De la difficulté naît l’envie, un adage qui n’a jamais été aussi vrai que dans Dark Souls 2. On regrettera en revanche une histoire qui n’est là que pour faire joli.

Bande-Son: 15/20

Très bonne bande-son, les voix sont convaincantes tout comme les sons in-game qui ajoutent clairement à l’immersion dans le monde de Dranleic.

Durée de vie: 17/20

Avant de finir Dark Souls 2, vous allez mourir, puis mourir, et encore mourir, et encore… jusqu’à ce que votre corps ou votre manette rende grâce.

Note Globale N-Gamz.com: 17/20

Dark Souls 2 est typiquement le genre de soft qui nous fait aimer souffrir, même si il reste encore un jeu de niche qu’on ne peut pas mettre entre les mains de n’importe quel joueur. Mais quiconque souhaiterait vivre une nouvelle expérience de jeu sera accueilli comme il se doit dans cet univers ô combien punitif !



About the Author

Calrn
Etudiant le jour, chargé de communication la nuit, le reste de mon temps est consacré à dormir où à donner mon avis, de mauvaise foi, sur les réseaux sociaux et à le faire avec plus de sérieux pour des sites comme n-gamz