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Quand on pense Square Enix, trois sagas nous viennent immédiatement à l’esprit : Final Fantasy, Dragon Quest et Kingdom Hearts. Désormais, il faudra aussi compter sur Bravely. En effet, le géant du RPG japonais vient d’annoncer qu’il souhaite faire de cette nouvelle licence sa quatrième merveille. Car oui, Bravely Default est un vrai succès et ces quelques lignes vont vous expliquer pourquoi.

Des héros de lumière, des cristaux, …

Les vestales des cristaux sont en grand danger!

Tout d’abord, il faut comprendre qu’il ne faut rien attendre de révolutionnaire de ce Bravely Default. Et c’est peut-être là que se trouve la révolution. Ce jeu est finalement un hommage à ce qui a permis au J-RPG de vivre ses heures de gloire, aussi bien d’un point de vue technique que scénaristique. Ainsi, dès le début, les 4 héros vous sont présentés. Tiz, un jeune fermier voit, impuissant, son village s’effondrer sous ses yeux. Il est alors recueilli dans la capitale du royaume de Caldis. Seul survivant de la catastrophe, il décide de mesurer l’ampleur des dégâts en se rendant sur les lieux du désastre. A la place de Norende se tient désormais un gouffre béant ainsi qu’Agnès, la vestale du vent. Elle a voué sa vie aux cristaux élémentaires et a réussi à fuir le Temple du vent quand celui-ci s’est fait engloutir par les ténèbres.

Les présentations sont vite interrompues quand le royaume ennemi d’Eternia vous attaque. Après avoir trouvé refuge, votre duo est rejoint par Ringabel. Ce jeune homme, dragueur sur les bords, est amnésique et possède un étrange journal dans lequel de nombreuses informations concernant nos héros sont inscrites. La capitale est alors attaquée par un mage noir et par Edea, la fille du duc d’Eternia. Cette dernière retourne sa lame contre le mage, et est alors considérée comme une traîtresse.

… ça me rappelle quelque chose.

Un début assez classique, certes, mais qui se révélera efficace par la suite

Le trio s’étant donc transformé en quatuor, notre groupe part ensuite en pèlerinage dans le but de réveiller les quatre cristaux submergés par les ténèbres, histoire d’empêcher la destruction du monde. Un début assez classique, certes, mais qui se révélera efficace par la suite. On regrettera cependant que sur les quatre héros, seuls deux d’entre eux (Edea et Ringabel) portent le groupe et lui donnent de la profondeur. En effet, Tiz subira les événements pendant de longues heures dans le seul but de rebâtir son village, tandis qu’Agnès n’aura qu’une phrase à la bouche : « Ce n’est pas acceptable! ».

Niveau durée de vie, comptez une bonne soixantaine d’heures de jeu pour venir à bout de l’histoire principale. Une histoire qui se scinde d’ailleurs en deux parties assez inégales. La première vous prendra pas loin de 50 heures. Un véritable plaisir puisqu’on découvre alors tout l’univers du soft. Par contre, la deuxième partie n’est en somme rien d’autre qu’un retour dans des lieux déjà visités, avec les mêmes boss dont le niveau de difficulté a été augmenté pour l’occasion. Dommage.

C’est dans les vieux pots…

Le système de combat permet de jouer plusieurs fois par tour

Soyons francs, pour le gameplay, ça passe ou ça casse. On peut reprocher son manque d’originalité et d’audace au système de jeu de Bravely Default car il n’invente rien. En effet, le titre est une sorte de pot-pourri de tout ce qui s’est fait dans les vieux j-rpg. Des classes de personnages que vous pouvez changer quand bon vous semble, des magies à acheter en magasin et un système de combat assez classique. C’est peut être justement ce mélange des influences et surtout le fait que le soft se place dans un registre old school, qu’on n’attendait plus dans le genre, qui surprend et qui finalement fait son originalité.

Mais reparlons du système de combat. Comme dit plus haut, il se veut dans l’ensemble plutôt classique mais se démarque sur quelques points. En effet, au-delà de l’habituel « attaque-magie-objet », on retrouvera aussi un principe de gestion de tours. Explications: pour gagner des actions supplémentaires, vous devez rester passif pendant un tour (default), ce qui vous permettra d’agir plus d’une fois dans un même tour en utilisant des attaques « brave », tout en sachant que vous pouvez subir un bonus/malus allant jusqu’à +4/-4 tours. On peut donc utiliser des « brave » sans avoir assez engrangé de « default » et se mettre en négatif, mais votre personnage se retrouvera dès lors démuni durant un ou plusieurs assauts face aux attaques ennemies. Ce système vous amènera donc à planifier vos tours d’action le plus intelligemment possible.

Veille et reste en vie si tu veux combattre demain

Les classes sont innombrables et boostent la stratégie

Autre originalité du gameplay en combat : en cumulant 8 heures de veille (la console allumée mais l’écran rabaissé), vous gagnerez la possibilité d’arrêter le temps pour vos adversaires afin de leur asséner des attaques sans que cela n’influence la gestion des tours. Un coup de pouce non négligeable quand on sait à quel point le niveau de difficulté peut être horrible lors de certains combats. Une difficulté d’ailleurs clairement mal dosée, que les développeurs ont voulu compenser par la possibilité d’en changer le niveau ainsi que la fréquence des combats aléatoires via le menu.

Rassurez-vous, en général, le côté ardu du jeu apparaît surtout lors de certains combats optionnels, qui vous permettront de débloquer de nouvelles classes parmi les 24 que vous pourrez obtenir. On retrouvera les classiques mages noire/blanc, invocateurs ou encore guerriers. Mais aussi les valkyries, les marchands et les Lamesorts. A noter aussi qu’une quêtes annexe, en fil rouge, vous proposera de reconstruire votre village de Norende grâce aux autres joueurs rencontrés via spotpass ou streetpass. Ces rencontres le repeupleront et vous offriront de la main d’œuvre pour accélérer cette reconstruction.

Une réalisation zéro « default » ?

La direction artistique est hallucinante!

D’un point de vue technique, le jeu est absolument splendide. De loin ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle sur 3DS. Les décors sont de véritables artworks qui laisseront entrevoir toute leur beauté si vous arrêtez de bouger quelques secondes, le temps d’un dezoom absolument enchanteur. Les phases de dialogues sont très belles et les animations en combat, lors des déplacements ou encore durant les dialogues sont propres. De plus la 3D reste certes anecdotique mais assez jolie et bien maîtrisée.

Niveau sonore, les doublages (nous avons joué avec les voix japonaises) sont dans l’ensemble convaincants. Les musiques, quant à elles, sont absolument magnifiques et même si certaines se répètent, elle ne sont jamais lassantes. L’association de cette OST et des décors rend l’immersion d’autant plus efficace… Bref, techniquement, il est dur de trouver quelque chose à reprocher à ce Bravely Default.

Lightning a du souci à se faire

Finalement, attendre aussi longtemps ce Bravely Default n’aura pas été vain puisque malgré ces quelques petits soucis, Square Enix nous offre un jeu de rôle absolument merveilleux. Peut être même « LE jeu » de cette année 2013. Il était temps !

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 17/20

Oui, le jeu est somptueux. Les villes sont tout bonnement magnifiques avec un style graphique unique et une direction artistique géniale. Les animations sont elles aussi bien réussies.

Gameplay/Scénario: 17/20

On aime ou on déteste ce système à l’ancienne qui n’a rien inventé. Nous on adore justement le fait de retrouver des mécaniques old-school oubliées depuis longtemps dans le j-rpg. Dommage que la deuxième partie du jeu soit un peu bâclée.

Bande-Son: 18/20

Du doublage très crédible en passant par l’OST magistrale, l’ambiance sonore de Bravely Default vous fera tout autant voyager que son univers graphique. Si ce n’est plus.

Durée de vie: 17/20

Entre l’histoire principale, les missions annexes, les quêtes des classes secondaires et autres, Bavely Default vous occupera pendant plus de 60h, alors que nous sommes sur console portable. Une très bonne moyenne donc.

Note Globale N-Gamz.com: 17/20

Finalement, le rpg a un nouveau genre : le « j-rpg old school ». Car même si beaucoup diront que Square Enix ne s’est pas foulé, ces mêmes pleurent de ne plus voir de « bons vieux » j-rpg sortir. Bravely Default en est le digne représentant et on attend Bravely Second avec impatience, en espérant qu’il corrige les quelques « default » de son aîné. 



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Calrn
Etudiant le jour, chargé de communication la nuit, le reste de mon temps est consacré à dormir où à donner mon avis, de mauvaise foi, sur les réseaux sociaux et à le faire avec plus de sérieux pour des sites comme n-gamz