Review

Malgré la pandémie actuelle, Gust ne faillit pas à sa promesse de nous proposer un opus de la licence niaisement culte des Ateliers par an, et cette fois c’est au tour… d’Atelier Ryza 2 ! Habitués à fonctionner par arc narratif de trois opus avec à la tête de chacun une nouvelle alchimiste, le développeur japonais a décidé pourtant de changer sa recette en nous livrant une suite direct à Atelier Ryza premier du nom. Ce dernier mettait en place de nouvelles dynamiques de jeu plutôt plaisantes et nous proposait même des graphismes un poil plus à la hauteur de notre époque, alors forcément, étant donné que ce second volet débarque aussi sur nos PlayStation 5, la, barre devrait donc être plus haute ! J’ai donc ressorti mon bâton d’alchimiste afin de pouvoir vous proposer un test tout en douceur et kawaï attitude des aventures de la curieuse Ryza ! 

C’est un fameux trois mâts…

« Ryza repart à l’aventure avec des graphismes dignes de ce nom ! »

Si une seule année est passée dans notre petit monde à nous, dans l’univers de Ryza ce sont bien trois ans qui se sont écoulées depuis les aventures du premier volet ! La jeune alchimiste est ainsi la seule à être restée sur l’île de Kurken mais après avoir ouvert une lettre de son vieil ami Tao, évoquant des ruines mystérieuses qui auraient des liens forts avec l’alchimie, elle se sent pousser des ailes et décide de partir pour le grand monde : la capitale Ashra-am Baird. Elle va très vite retrouver ses amis, s’en faire de nouveaux et se trouver une petite demeure charmante où installer son atelier ! En échange de cet édifice, notre héroïne devra se tenir au service des habitants de la capitale en répondant à leur requêtes, tout en menant son enquête sur les mystérieuses ruines qu’elle va explorer en long, en large et en travers… le tout accompagné d’une petite fée qui débarque elle aussi avec son lot de secrets.

Si le scénario du premier opus ne volait pas haut et ne parvenait que difficilement à nous donner envie de suivre son sillage, Ryza 2 nous offre une grosse dose de mystère et remonte un peu le niveau. On reste loin de ce que nous proposaient les Ayesha, Escha & Logy ou Lydie & Suelle, mais on est heureux de constater que Gust a décidé d’écouter les remontées des joueurs. Après, soyons honnêtes, les Ateliers sont connus pour leur côté cucul bien plus que pour la maturité de leurs récits. Il reste en tous cas plaisant de découvrir une Ryza qui semble plus impliquée qu’elle ne l’était dans l’aventure précédente, cependant au détriment de sa troupe de potes qui, si elle avait une plus grande marque inscrite dans la trame scénaristique du premier opus, passe ici carrément au troisième plan, loin derrière notre nouvelle amie à ailes. La fée est ainsi au cœur de tout et les ruines vont donner un sens à son existence et tenter de répondre à de grandes questions concernant l’alchimie. Vous l’aurez compris, si toutes ces pierres scénaristiques se montent correctement ensemble, elles ne dressent pas un mur bien haut pour autant.

Domptons les mystères des ruines !

« Les possibilités d’exploration sont bien plus nombreuses »

Mais qu’est ce qu’elle en parle de ces ruines, notre Lady ! Et bien oui, parce que ces dernières viennent avec leur lot de nouveautés ! Une première séance d’exploration est de fait nécessaire afin de tomber sur le sésame qui va débloquer le fonctionnement de ces lieux hantés par le passé. Il va falloir trouver des objets en ouvrant des coffres, parfois tuer des monstres ou trouver certains matériaux afin de remplir une jauge de progression qui va nous permettre d’avancer dans une exploration plus littéraire de ces monuments étranges. On part donc à la cueillette d’informations qu’il faudra ensuite associer avec des indices. Une fois ces associations faites, on progresse, on ouvre de nouvelles zones, des recettes et des points à dépenser dans un arbre de compétences qui vous ouvrira l’accès à de nouvelles recettes d’alchimie, de nouveaux outils de récolte et qui vous permettra de booster les matériaux que vous trouverez et débloquer des façons inédites de faire de l’alchimie ! Autant dire que c’est plutôt bien foutu !

Si Ryza premier du nom avait déjà implanté un vent de fraicheur sur les mécaniques de l’alchimie, c’est encore plus marquant dans ce second opus. Tout est facilité, optimisé afin de devenir bien plus lisible et on apprécie cette façon de transformer les recettes afin d’en débloquer toujours plus. Le soft se rend donc plus accessible aux nouveaux joueurs, tout en offrant un véritable renouveau à une communauté de fans déjà bien implantée. On peut bien entendu compter sur des matériaux jamais vus, des recettes en pagaille et des ennemis exclusifs afin de parfaire l’expérience ingame. Ajoutons à cela qu’une fois de plus, on se plonge dans un Atelier où il y a toujours quelque chose à faire. Ainsi, outre l’exploration des ruines, Ryza va pouvoir aider la communauté de la capitale via les quêtes qui figurent sur le panneau du café afin de faire croître sa réputation auprès des différentes catégories sociales de la ville et ainsi débloquer d’autres PNJ qui lui demanderont eux aussi des objets, matériaux, … C’est à ce moment-là que l’on prend conscience à quel point on est heureux que Gust ait remisé au placard son système de course contre le temps.

Alors oui on cueille des marguerites…mais pas que !

« Des combats bien plus dynamiques ! »

Ryza 2 révolutionne l’exploration made in Atelier. En effet, désormais notre alchimiste peut ramper pour découvrir des salles cachées, marcher le long de corniches, escalader des murs végétaux, nager et passer de longs moments sous l’eau ou encore accéder à de nouveaux lieux par le biais d’une corde magique. Cela peut paraître léger dit comme ça, quand on sait ce qui se fait dans le monde des JRPG actuels, mais pour la licence des Ateliers c’est une vraie évolution qui nous pousse à vouloir toujours plus explorer les recoins des maps. Il faut cependant savoir que l’on ne repart pas sur du monde ouvert à la façon de Firis, qui était pourtant une réelle bonne idée (qui n’avait hélas pas réussi à vraiment séduire les fans) mais fort heureusement les maps ont, pour certaines, une taille plus qu’appréciable et un souci du détail bien présent.

Il y a aussi du mouvement du côté des mécaniques de jeu niveau combats ! On est désormais à mille lieues de ce que proposaient les Ateliers Rorona, Totori and co, et on part sur du combat mi-tour par tour, mi temps réel avec une gestion de nos actions bien plus poussée. Notre attaque basique va permettre de faire monter nos points d’action qui, eux, débloquent des attaques et sorts bien plus puissants. Ces derniers permettent de cumuler à leur tour d’autres points d’action qui offrent au joueur la possibilité d’utiliser des objets. Il faut donc faire progresser tous ces éléments tout en prenant en compte notre montée en niveau de tactics, ouvre des possibilités d’enchaînements de plus en plus larges et destructrices. On regrettera seulement le fait que nos compagnons soient autant mis sur la touche. Avant nous pouvions (et devions même) placer manuellement les interventions de nos amis, ce qui nous offrait un petit côté stratégique pas négligeable, mais dans Ryza 2, on s’occupe de nos fesses et on laisse nos coéquipiers se débrouiller seuls vu qu’ils le font à merveille.

Toujours plus charmant !

« Plus d’Open World à la Firis mais des zones plutôt vastes quand même »

Ryza nous avait déjà surpris par le biais de sa réalisation plus poussée que ce que la licence nous offrait habituellement, et dans cette suite on se prend une véritable petite claque. Les jeux de lumières sont chatoyants, les décors ont des textures bien plus variées et travaillées que d’ordinaire. Les changements climatiques ont même des retombées sur nos balades : par temps de pluie, on observe une couche d’eau sur les pavés de la capitale par exemple. Cet opus nous montre enfin que Gust a décidé de faire souffler un vent de modernité sur les Ateliers et il était temps ! On retrouve les illustrations magnifiques dont on a l’habitude et on profite également de cette réalisation dans l’air du temps, qui n’a plus à pâlir devant la concurrence. Pas de lags, pas de bugs, rien ne vient ternir l’expérience !

Dernière bonne nouvelle, la communauté des fans des jeunes alchimistes ne cessant de croître par chez nous, c’est un bonheur de constater que les délais de parution entre version japonaise et européenne se raccourcissent de plus en plus et surtout… que l’on a droit à une excellente version full VOSTFR ! De plus, la bande-son est réellement agréable et surtout diversifiée ! Ainsi, hormis le thème musical des combats qui est infernalement redondant, nous ne sommes plus dans l’esprit lobotomie que la licence avait l’habitude de livrer. Enfin, les doublages japonais sont de bonne facture, toujours un poil surjoué mais on sait où on met les pieds lorsque l’on se lance dans un Atelier !

Le Trailer

Note Globale N-Gamz.com: 17/20

Atelier Ryza 2 – Les Légendes Oubliées et le Secret de la Fée marque un tournant dans la licence des Ateliers. Un tournant léger certes mais qui rassurera les anciens afficionados tout en permettant à des joueurs novices de s’intéresser à la saga par le biais d’un gameplay simplifié mais plus diversifié et d’une version intégralement sous-titrée en français. L’inquiétude était de mise l’année passée, avec sûrement trop d’opus sortis d’une traite et qui laissaient toujours une impression de finition bâclée, un petit goût de déception et surtout une absence d’innovations qui commençait à peser. Mais Gust a visiblement écouté les retours des joueurs afin de nous proposer, cette fois-ci, un compromis alliant anciennes bases solides et nouveautés réellement appréciables. Si on regrettera un scénario toujours un peu léger, on appuiera par contre la réalisation qui nous en a mis, à son niveau, plein la vue ainsi que le gameplay rafraîchi et bien mieux construit, le côté chronophage, la bande-son enjouée et le durée de vie toujours aussi importante. Il faudra sûrement encore des ajustements afin de ne pas perdre le lien avec ce qui fonctionnait dans les opus précédents et ne pas sombre dans la simplification à outrance, mais la piste que prend le développeur japonais pour sa licence est décidemment la bonne et ce Ryza 2 nous le prouve en beauté !



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LadyDisturbed
Jeune sœur de bataille, dévoreuse de romans à la vitesse de la lumière et fanatique de jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance... voilà ce qui pourrait résumer de façon rapide votre petite rédactrice. Les mangas ne me font pas peur, la couture et le cosplay sont mon lot quotidien, l'écriture de fan fiction m'occupe et je rêve et vis dans un monde fait de fantasy et de science-fiction où les princesses Disney ont leur place. Éclectique, je suis ouverte à tous types de jeux, allant du RPG au FPS en passant par le Visual Novel, les MMO ou encore les jeux de stratégie, tout en voguant dans les eaux troubles des jeux indépendants que je me plais à vous faire découvrir. Je ferai tout ce qui est possible pour être juste dans mes jugements, et puisse le sort vous être favorable !