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Caput Mortum est un survival-horror à la première personne développé par WildArts Games et publié par Black Lantern Collective. Sorti initialement sur PC le 27 août 2025, puis le 3 décembre suivant sur PlayStation 5 et Xbox Series X/S (et plus tard sur Switch) au prix de 11,99€, ce titre indépendant volontairement court s’inspire des dungeon crawlers rétro 3D comme King’s Field autant que des classiques du survival-horror. Un mix savoureux manette en main ? La réponse dans mon test complet sur PS5 Pro !

Le scénario de Caput Mortum se déroule dans la France du XVIe siècle. Vous incarnez un aventurier manchot chargé d’enquêter sur une mystérieuse peste qui ravage un village. La source du mal se trouve dans une tour d’alchimistes abandonnée perchée sur une colline.

En descendant dans ses profondeurs, le protagoniste découvre des expériences interdites, des homoncules monstrueux et des secrets eldritchiens qui défient la raison. L’ambiance, plutôt réussie, mélange horreur corporelle, folklore alchimique et malaise psychologique.

Le gameplay mise quant à lui sur l’exploration tendue d’une tour labyrinthique. Les contrôles, volontairement archaïques, constituent l’un des piliers de l’expérience : plusieurs schémas sont proposés, dont un mode « King’s Field » qui sépare le mouvement de la caméra et un contrôle indépendant de la main droite pour interagir ou attaquer. Cette maladresse assumée renforce le sentiment de vulnérabilité. On progresse en résolvant des énigmes environnementales, en gérant un inventaire limité et en évitant ou affrontant des créatures cauchemardesques.

Les combats restent secondaires et punitifs : les ressources de soin sont rares, et la furtivité est souvent la meilleure option. L’atmosphère oppressante et les surprises régulières compensent la courte durée de vie (environ 2 à 3 heures). Si les contrôles originaux séduisent les amateurs de rétro, ils peuvent frustrer ceux habitués aux schémas modernes. Le rythme lent et méthodique convient parfaitement au ton horrifique recherché.

Techniquement, le jeu adopte un style 3D rétro volontairement imparfait qui colla à merveille avec ses inspirations. Sur PS5 Pro, les performances sont fluides et stables, avec un framerate confortable et des temps de chargement quasi inexistants. Les jeux de lumière, les textures sombres et les designs des créatures (notamment les homoncules) créent une ambiance malsaine réussie.

La bande-son minimaliste et les bruitages stridents amplifient quant à eux efficacement la tension, surtout au casque.

Caput Mortum : Trailer PS5 Pro

Note N-Gamz : 14/20

Caput Mortum sur PS5 Pro est une bonne pioche dans son format court et assumé. L’atmosphère alchimique glauque, les contrôles volontairement maladroits et les moments d’horreur bien placés en font une expérience mémorable pour les amateurs de survival-horror rétro. Cependant, sa durée de vie un peu trop limitée et certains passages frustrants liés aux commandes pourront clairement frustrés les nouveaux venus, à qui l’on déconseille l’achat. Pour les autres, les « vieux de vieille », le titre offre un bon rapport qualité-prix pour revivre les sensations d’antan à la King’s Field. Idéal pour une soirée d’horreur intense et concentrée en mode gaming des 90’s.



About the Author

Selyna (Céline Franceus)
Amoureuse des mangas et des jeux vidéo cosy ou d'action (Stellar Blade, je t'adore), je suis fan de films de Noël, de fantasy et de comédies romantiques ainsi que de l'époque Victorienne. Mon cher Neoanderson m'initie à la SF et aux films d'horreur tout en me faisant découvrir de nouveaux genres vidéoludiques tels que les Action-RPG façon Cyberpunk 2077 ou The Witcher et l'aventure ou encore la plateforme, de Zelda à Mario en passant par Princess Peach car j'aime énormément l'univers Nintendo. Qui sait, peut-être qu'un jour je vouerai un culte aux Survival Horror et aux J-RPG comme Mister Anderson ?