Depuis le 1er août 2026, les joueurs français qui souhaitent encore s’équiper d’une Xbox Series X ou Series S doivent débourser des sommes nettement plus élevées. Microsoft a en effet officialisé une nouvelle augmentation tarifaire qui transforme ces machines en produits quasiment invendables, alors même que la marque traverse déjà une crise structurelle majeure sur le segment hardware.
Concrètement, la Xbox Series X 1 To avec lecteur de disque passe de 649,99 € à 799,99 €, tandis que sa version entièrement digitale grimpe de 599,99 € à 749,99 €. Du côté de l’entrée de gamme, la Series S 512 Go s’affiche désormais à 499,99 € (contre 399,99 € auparavant) et la version 1 To atteint 599,99 €. Ces hausses, qui font suite à plusieurs révisions précédentes, interviennent dans un contexte où le coût des composants mémoire et stockage a explosé, multiplié par plus de 2,5 en raison de la demande effrénée des centres de données d’intelligence artificielle.
Cette décision tombe au pire moment. Les ventes de consoles Xbox sont en chute libre depuis des mois. Aux États-Unis, le mois de mai 2026 a marqué le pire résultat historique pour la marque en termes d’unités écoulées. Les projections mondiales pour l’année en cours parlent de seulement 2,5 millions d’appareils expédiés, un plancher inédit qui place la division hardware au bord de l’irrelevance. Les revenus issus des consoles ont déjà chuté de près de 30 % sur l’exercice fiscal précédent, tandis que la part de marché continue de s’éroder face à une PlayStation 5 bien mieux positionnée et une Switch 2 qui domine encore les classements. La Xbox Series X coûte désormais 150€ de plus qu’une PS5 neuve avec lecteur de disque… autrement dit une aberration !
Dans ce paysage déjà sombre, la future Xbox Helix (ou Project Helix) n’offre aucun signe de redressement crédible. Les rumeurs les plus sérieuses, confirmées par plusieurs insiders dont ceux de Windows Central, indiquent que la prochaine génération sera purement digitale, sans lecteur de disques. Pire encore, l’intégration de Steam, longtemps présentée comme l’atout majeur d’une machine « proche du PC », semble de plus en plus compromise. Face à l’explosion des coûts de production, Microsoft aurait renoncé à une ouverture totale des storefronts, préférant un modèle semi-fermé qui limite les pertes sur les ventes de jeux logiciels. Sans Steam natif, sans support physique et avec un catalogue d’exclusivités de plus en plus maigre (la stratégie multiplateforme ayant vidé la plupart des franchises first-party de leur exclusivité), Helix risque de n’être qu’une machine chère et sans identité forte.
Le résultat est un cercle vicieux : des prix prohibitifs pour les Series actuelles, une base installée qui stagne, et une prochaine génération qui ne promet ni le prix accessible, ni le contenu exclusif massif, ni la liberté d’un véritable PC. Alors que Sony et Nintendo continuent de proposer des machines plus attractives, Xbox se retrouve avec des consoles à 800 € qui n’ont plus grand-chose à offrir face à la concurrence. À ce rythme, le hardware Xbox ne risque pas seulement de devenir invendable : il pourrait tout simplement disparaître du radar des joueurs dans les années à venir.


















Au moins, avec cette augmentation, on te verra pas sur le Xbox Live, ce qui fera déjà un boulet en moins. La mauvaise nouvelle est que les articles torchons comme celui-ci continuerons.