Seamus Blackley, l’un des cerveaux derrière la Xbox originelle de 2001 – qu’il conçut et présenta en personne lors de son reveal mythique –, lâche une charge explosive contre la nomination d’Asha Sharma comme nouvelle CEO de Microsoft Gaming. Dans une interview choc accordée à GamesBeat, ce pionnier du hardware console dépeint la transfuge de l’IA (ex-Instacart, Meta et Core AI chez Microsoft) non comme une sauveuse, mais comme une exécutrice, chargée d’éteindre Xbox à petit feu au profit des priorités artificielles de Satya Nadella : l’I.A.
« Xbox, comme beaucoup d’activités non centrales à l’IA, est en train d’être éteinte », assène Blackley sans ambages. Il compare Sharma à un « médecin de soins palliatifs qui glisse doucement Xbox vers la nuit éternelle ». Loin d’un renouveau, son rôle serait de gérer la descente aux enfers : réduction progressive des investissements hardware, dilution des exclusivités via le multiplateforme, et recentrage sur le cloud/Game Pass comme faire-valoir d’un Microsoft obsédée par l’IA générative. « Ce serait choquant d’avoir à sa place quelqu’un passionné par les jeux, par le modèle créatif des auteurs, car cela entrerait en conflit direct avec tout ce que fait Microsoft », martèle-t-il. Nadella, muni de son « marteau Gen AI », voit dans Xbox un « dernier clou à planter pour le cercueil ».
Ce verdict cinglant s’inscrit dans le séisme post-Spencer/Bond : après 38 ans de loyauté, Phil Spencer et sa dauphine Sarah Bond ont plié bagage, laissant un empire gaming en lambeaux – ventes Series X/S en berne (moins de 30 millions), studios fermés (Tango, Arkane), flops comme Redfall. Sharma, novice du gaming pur (zéro expérience en studios ou hardware), incarne pour Blackley l’aveu d’échec : Microsoft pivote vers l’IA, où les jeux – art d’auteur par excellence – sont relégués au rang d’accessoire. GamesRadar relaie : « Son job ? Faire glisser Xbox dans l’oubli ». IGN et VGC amplifient : la marque, jadis fer de lance, s’efface au profit d’un écosystème PC/cloud dilué.
Les réactions déferlent comme un raz-de-marée. Sur X, @shinobi602 cite : « Xbox sera abandonnée sous la nouvelle CEO ». @eXtas1stv alerte : « On attend le pire », captures d’écran à l’appui. Fans et insiders hurlent au scandale : « Elle vient achever ce que Spencer a commencé », tweete un utilisateur. Même 80 Level et GoSuGamers évoquent une « phase out » inexorable et un Project Magnus (next-gen Xbox) en sursis.
Seamus Blackley, qui quitta Microsoft en 2002 pour fonder Human Head Studios avant de racheter des puces Xbox vintage, parle en connaissance de cause : il incarna l’âme hardware de la marque. Son cri d’alarme résonne comme un requiem : sous Sharma, Xbox – de titan à coquille vide – s’éteindra dans l’ombre de l’IA, privant des millions de fans de leur bastion vert. Microsoft, géant protéiforme, sacrifie son joyau ludique sur l’autel algorithmique. Le glas sonne, comme nous l’avions prédit depuis des lustres au risque de nous prendre quotidiennement les foudres d’Ultra Xbox décérébrés qui ont eux-mêmes, à grands coups de Game Pass, flingué leur propre marque fétiche.
















