Le 20 février 2026, Microsoft a officialisé un chambardement monumental au sommet de sa division Gaming, marquant la fin d’une ère désastreuse pour Xbox puisque Phil Spencer, pilier de la firme depuis 38 ans et CEO de Microsoft Gaming depuis plus d’une décennie où il a pris un malin plaisir à détruire toute la marque de l’intérieur, tire sa révérence effective dès demain 23 février, gentiment poussé vers la sortie après l’échec désastreux des Xbox Series et de la One.
À ses côtés, Sarah Bond, présidente Xbox et dauphine pressentie, jette l’éponge dans un départ qualifié de « nouveau chapitre », laissant un vide béant. C’est Asha Sharma, transfuge d’Instacart et actuelle patronne de CoreAI chez Microsoft, qui hérite du poste de CEO, tandis que Matt Booty grimpe en grade à la tête des Xbox Game Studios.
Il était grand temps que Phil Spencer plie bagage. Depuis son avènement en 2014 avec la Xbox One, il a orchestré la dégringolade inexorable de la marque. Fermetures en cascade de studios phares (Tango Gameworks, Arkane Austin, Alpha Dog), annulations de projets comme Perfect Dark ou Everwild, échecs cuisants de Redfall et Starfield : le bilan est accablant.
Pire, c’est lui l’instigateur du Game Pass et des jeux First Party Day One, sa marotte obsessionnelle, qui stagne malgré des milliards engloutis, avec une croissance anémique et une hémorragie d’abonnés face à la PS5 et Nintendo Switch 2. Les revenus Gaming de Microsoft ont chuté de 10 % sur le dernier trimestre, cristallisant un effondrement structurel. Plus de dix ans de gestion chaotique de Phil Spencer ont laminé Xbox : parts de marché érodées (moins de 20 % au niveau mondial), hardware famélique (Series X/S vendues au rabais), et une stratégie multiplateforme suicidaire qui dilue les exclusivités au profit de Sony et Nintendo. Spencer a transformé un empire en coquille vide, priorisant les rachats hasardeux (Activision Blizzard à 69 milliards, un gouffre financier) sur l’innovation.
Les vrais fans Xbox, écœurés, jubilent sur X : « Enfin dégagé de ce fossoyeur ! ». Pire, ce tumulte met en péril le Projet Magnus, l’ultime bastion hardware de Xbox. Ce successeur next-gen, teasé pour 2027 avec un APU AMD monstrueux (Zen 6 CPU + RDNA 5 GPU, 4K@120fps), visait apparemment un hybride console/portable modulaire pour contrer la PS6.
Mais avec une novice de l’IA comme Sharma aux commandes – zéro expérience gaming, focus sur l’automatisation –, et Bond évincée, l’avenir s’assombrit. Rumeurs d’abandon pur et simple du hardware circulent, Microsoft se recentrant sur le cloud et les services, au diapason de la « stratégie PC » de Spencer.
Redresser la barre ? Mission impossible. L’hémorragie de talents, la défiance des devs (qui fuient vers Epic ou Valve), et un écosystème fracturé scellent le sort d’Xbox. Sharma promet un « retour aux racines », mais avec l’IA en fer de lance, attendez-vous à des jeux générés par algo plutôt qu’à des chefs-d’œuvre.
Les analystes de CNBC et Forbes y voient un aveu d’échec : Microsoft Gaming, ex-titan, n’est plus qu’une division en sursis, otage d’une vision myope qui a tout sacrifié sur l’autel du service. Ce double départ, loin d’un renouveau, sonne le glas. Xbox, jadis fer de lance, agonise sous les décombres d’une décennie de gabegie. Les gamers pleurent un géant déchu ; l’industrie, un avertissement : le hardware n’est pas négociable.
Et nous, depuis le temps que l’on vous met en garde contre Spencer, on voit que l’avenir nous aura donné raison, une fois de plus.
















