Dans un coup de théâtre aussi grotesque qu’inattendu, Nintendo, le géant japonais autoproclamé gardien de la moralité ludique, vient de saborder le lancement très attendu de Dispatch, l’acclamé jeu d’aventure narrative super-héroïque d’AdHoc Studio, sur Nintendo Switch et Switch 2.
Alors que le titre, ovni comique épisodique aux 1 million d’exemplaires écoulés en 10 jours, déboule aujourd’hui sur l’eShop de Big N, il arrive bardé de barres noires pudiques et de silences érotiques expurgés – une censure impitoyable imposée par papa Mario !
Dispatch, forgé par d’anciens sorciers de Telltale, dépeint avec un humour caustique les coulisses d’une agence de super-héros : jurons fleuris, gags scatologiques, et surtout une nudité assumée – pénis verdâtres luminescents, seins nus, gestes obscènes au doigt d’honneur. Sur PC et PS5, un switch (sans jeu de mots) « Censure Visuelle » permettait aux joueurs matures (ESRB Mature 17+, PEGI 18) de choisir : pixels chastes ou anatomie crue. Sur les consoles Nintendo ? Fini le libre-arbitre ! Les barres noires occultent organes génitaux, tétons et doigts d’honneur de manière irrévocable, tandis que certaines scènes torrides (dans l’épisode 4, notamment) sont dépouillées de leurs gémissements suggestifs.
Le switch « injures » persiste pour les gros mots, mais l’audio érotique ? Évaporé. AdHoc Studio tempère dans une explication donnée à Eurogamer : « Nous avons collaboré avec Nintendo pour adapter les éléments afin que Dispatch puisse sortir sur leur plateforme. L’expérience narrative et de gameplay reste identique. » Une pirouette bien fade face à l’absurdité flagrante.
Cette pudibonderie victorienne frise le ridicule quand on scrute le catalogue Nintendo. Sur la Switch originelle, Resident Evil Village et RE7 déferlent en cloud streaming, offrant des festins de viscères (et de boobs avec Lady Dimitrescu), de zombies dévorant des chairs putrides, de boyaux arrachés bien gores. Bientôt, le 27 février 2026, la Switch 2 accueillera nativement Resident Evil Requiem, RE7 Gold Edition et Village Gold Edition dans un « Generation Pack » – une orgie de survival horror où le sang gicle, les membres volent et les créatures mutantes éventrent sans vergogne. Capcom jubile, Nintendo applaudit : violence barbare ? Tolérée, voire célébrée. Nudité comique ? Intolérable sacrilège ! L’hypocrisie culmine : l’eShop regorge de visual novels hentai soft, tandis que Bayonetta 3 et Cyberpunk 2077 (oui, sur Switch !) flirtent avec l’érotisme sans broncher.
La communauté explose d’indignation sur X et Reddit : « Nintendo censure un pénis vert mais laisse les AI hentai proliférer ? », « Ridicule : gore OK, nibards KO ! ». Des boycotts se profilent, des précommandes sont annulées. Même l’artbook digital de Dispatch a vu sa jaquette expurgée sur l’eShop – un summum de paranoïa puritaine !
À l’heure où le jeu vidéo mature explose, Nintendo s’accroche à son image familiale bigote, sacrifiant l’intégrité artistique pour un prétendu « family-friendly » qui sonne faux. Cette politique incohérente, anachronique et grotesque aliène les joueurs adultes, au profit d’une censure arbitraire qui ridiculise Big N. AdHoc mérite mieux ; les fans aussi. Nintendo, réveillez-vous : le gaming n’est plus un conte pour enfants !

















