Review

Twilight Parade: Moonlit Mononoke est un shoot’em up horizontal façon bullet hell créé par Super16bits et édité par eastasiasoft, accessible en cross-buy PS4/PS5 pour à peine 5,99 €, ainsi que sur Switch 1 & 2, Xbox One et Xbox Series au même tarif. Ce titre arcade aux accents mythologiques japonais vous met aux commandes de quatre Onis vengeresses face à une ribambelle de yokai déchaînés lors d’une parade nocturne, le tout au travers de cinq niveaux effrénés. Idéal pour des rafales courtes et intenses, le soft parvient-il à séduire par son esthétique pixel art et son rythme effréné ? La réponse dans mon test sur PS5 Pro !

Et bin alors, on n’attend pas Patrick ?

Le canevas narratif de Twilight Parade : Moonlit Mononoke, évanescent tel un fantôme nippon fugace, se limite à un rouleau de texte introductif : les yokai fêtent l’Hyakki Yagyō, une grande parade des cent démons, reléguant les oni turbulents au ban de la noce ; furieuses, les jumelles oni et leurs comparses Kitsune et Gyokuto s’invitent de force pour une vendetta explosive.

Aucune cinématique ni épilogue ne vient étoffer cette trame squelettique, priorisant l’assaut immédiat sur les esprits farceurs, dans un Japon onirique peuplé de chats chanceux et de divinités aquatiques.

Plus classique, tu meurs !

Le noyau ludique pivote autour d’une sélection de quatre pilotes distinctes : jumelles oni (rouge/bleu en maillot optionnel inclus) et alliées espiègles. Chacune est escortée d’un familier modifiant subtilement la gerbe de projectiles tourbillonnants : maintenez X pour un tir dense ralentissant votre avancée, esquivez les nuées balistiques via stick, et déchaînez un talisman (trois par run, via Triangle) pour balayer l’écran en cas de péril imminent. Sans power-up ni ramassage quelconque, c’est l’endurance qui prime ici : les pièces sporadiques gonflent le combo, mais les armes déséquilibrées (certaines bien trop étroites) forcent une adaptation tactique, transformant les duels titanesques contre les boss colossaux – sosies hypertrophiés des protagonistes – en bras de fer impitoyable.

La seconde facette du titre dévoile une ascension impénétrable en cinq actes thématiques nippons, truffés d’ennemis récurrents (mechas spectraux, tourelles maléfiques) et culminant en gardiens océaniques, où les salves asphyxiantes exigent une danse millimétrée – facilitée par des continues infinis (même si le score réinitialisé) et des paliers de difficulté ajustables. Concise (30min pour voir la fin), l’aventure incite au grind pour le 100% avec 21 breloques à récupérer mais aussi un trophée Easy Platine accessible via des victoires par héroïne. Sans classements ni co-op pour aiguiser la compétition, le jeu n’offre qu’une rejouabilité modeste centrée sur une optimisation un peu vaine de son score en solo.

Dépaysant mais… lassant

Sur le plan technique, Twilight Parade: Moonlit Mononoke amuse par son pixel art éclatant et foisonnant, où les sprites surdimensionnés des voluptueuses onis et des excentriques yokai (bananes volantes, déesses épanouies) défilent à 60 ips, malgré de rares saccades lors de furies balistiques et quelques hitbox imprécises et frustrantes.

L’arrière-plan culturel japonais hypnotise, mais la répétition visuelle lasse, tandis que la partition sonore, émaillée de motifs accrocheurs synthétiques, pulse une énergie arcade sans excès, quoique monotone dans ses boucles.

Twilight Parade Moonlit Mononoke : Trailer

Note N-Gamz : 11/20

Au final, Twilight Parade: Moonlit Mononoke enchante par son pixel art radieux, son tarif ultra bas et son Platine vraiment clément, mais trébuche sur une profondeur famélique, une grosse redondance des ennemis et l’absence criante d’options (pas de classements !), méritant donc une note moyenne en tant que divertissement express pour les aficionados du shmup old-school, mais qui sera vite oublié face à des rivaux bien plus complets et ciselés.



About the Author

Selyna (Céline Franceus)
Amoureuse des mangas et des jeux vidéo cosy ou d'action (Stellar Blade, je t'adore), je suis fan de films de Noël, de fantasy et de comédies romantiques ainsi que de l'époque Victorienne. Mon cher Neoanderson m'initie à la SF et aux films d'horreur tout en me faisant découvrir de nouveaux genres vidéoludiques tels que les Action-RPG façon Cyberpunk 2077 ou The Witcher et l'aventure ou encore la plateforme, de Zelda à Mario en passant par Princess Peach car j'aime énormément l'univers Nintendo. Qui sait, peut-être qu'un jour je vouerai un culte aux Survival Horror et aux J-RPG comme Mister Anderson ?