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Plongez dans l’univers effervescent de StarLightRiders: HyperJump, un shoot’em up vertical old-school édité par eastasiasoft en collaboration avec LunarCitySeven, fraîchement débarqué sur PlayStation 5 pour la modique somme de 4,99 € en cross-buy avec la version PS4. Ce titre arcade entend raviver la flamme des bullet hell classiques avec une avalanche de projectiles cosmiques et des vaisseaux survoltés. Idéal pour les amateurs de sessions courtes et intenses, il nous promet une défense acharnée de la Terre face à une horde extraterrestre implacable, le tout saupoudré d’une esthétique pixel rétro que l’on espère irrésistible ! Alors, que vaut ce nouveau Shmup manette en main ? La réponse dans mon test sur PS5 Pro !

Independance Day 3 ?

Le récit de StarLightRiders HyperJump, raconté au gré de transmissions narratives succinctes, se résume en une mission salvatrice : pilotez les emblématiques chasseurs HyperJump pour contrer une invasion alien dévastatrice qui menace notre planète bleue. Pas de cinématiques alambiquées ni de dialogues verbeux ici ; l’intrigue légère sert de prétexte à l’action frénétique, structurée autour de cinq niveaux culminant chacun en un boss titanesque. Cette approche minimaliste, typique du genre, privilégie l’immersion immédiate plutôt que les rebondissements scénaristiques, laissant le joueur se concentrer sur la survie galactique.

Le Warp : la bonne idée ?

Au cœur de l’expérience trône un gameplay pur jus, fidèle aux canons du shoot’em up vertical : dirigez votre engin via le stick gauche (ou la croix directionnelle), mitraillez les envahisseurs à coups de tir large via X, passez en mode faisceau concentré avec Triangle pour percer les défenses, et déchaînez une bombe salvatrice (Rond) qui anéantit les salves ennemies dans un rayon généreux. La cerise sur le gâteau ? Le système de réacteurs bleutés lâchés par les adversaires vaincus, qui alimentent votre moteur warp : une fois la jauge pleine, L1 vous téléporte instantanément ailleurs sur l’écran, esquivant les patterns infernaux de balles. Ce twist dynamique injecte une dose de stratégie, forçant à jongler entre collecte risquée et survie, tandis que le power-up symétrique – vous gagnez en force, les ennemis ripostent plus vicieusement – maintient une tension constante.

La seconde couche du gameplay révèle une courbe de difficulté impitoyable, avec seulement trois vies par run et zéro continue, rendant chaque partie addictive mais punitive – parfait pour les puristes, frustrant pour les novices. Heureusement, le level select permet de replonger directement dans n’importe lequel des cinq actes, favorisant les grind de high scores ou les chasses aux trophées. En co-op locale à deux, l’écran partagé double la furie offensive, bien que la confusion entre vaisseaux puisse semer le chaos. Courte (une heure à peine), l’aventure offre néanmoins une certaine rejouabilité si vous êtes adepte du scoring.

Du pixel art des 90’s

Côté réalisation, StarLightRiders: HyperJump opte pour un pixel art évoquant les arcades des 90’s avec ses sprites vifs et ses explosions chatoyantes, le tout filant à 60 fps impeccables sur PS5 Pro sans le moindre accro. Le format 4:3 encadré de panneaux informatifs (portrait du pilote, HUD vital) optimise l’espace, malgré quelques confusions visuelles entre réacteurs salvateurs et projectiles mortels.

La bande-son, enfin, est un cocktail électrisant de synthwave et de zaps explosifs, propulsant l’adrénaline sans jamais lasser, complétant idéalement cette proposition de shooter certes low-cost mais plutôt léchée.

StarLightRiders HyperJump : Trailer

Note N-Gamz : 14/20

En conclusion, StarLightRiders: HyperJump captive par sa formule arcade jubilatoire, son co-op convivial et son rapport qualité-prix imbattable, mais pâtit d’une durée de vie ultra famélique, d’une difficulté corsée et d’un manque d’innovation qui freinent l’engouement sur le long terme. Ce bullet hell honore néanmoins fidèlement ses racines tout en offrant un bol d’air rafraîchissant sur PS5 – une valeur sûre pour les fans du genre cherchant un shot d’adrénaline express, mais à réserver aux pilotes chevronnés lassés des AAA surdimensionnés.



About the Author

Neoanderson (Chapitre Sébastien)
Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!